KblaKgmeLe président rwandais Paul Kagame a confirmé mercredi sa participation à un sommet international vendredi à Nairobi sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en dénonçant la "faiblesse" de la communauté internationale sur ce dossier.

Interrogé par un journaliste mercredi lors d'un point de presse à Kigali, M. Kagame a confirmé sa participation au sommet en ajoutant que cela lui donnerait l'occasion "de dire ce qu'il a à dire" sur cette crise qu'il juge intérieure.

M. Kagame, considéré comme un acteur clef de la région, a accusé la communauté internationale de "fuir le problème" de la crise dans l'est de la RDC en pensant que le Rwanda a une influence pour aider à la résolution du conflit en RDC.

"Pour moi, c'est une façon de fuir le problème (...) Je ne suis pas dirigeant du Congo, je ne suis pas Congolais. Comment pourrais je avoir de l'influence (sur les événements en RDC)? De l'influence pour quoi faire?", s'est-il interrogé.

Il a dénoncé "la faiblesse" de la communauté internationale, l'appelant à demander aux dirigeants congolais de résoudre les problèmes de leur pays.

"Ils (les dirigeants occidentaux) me posent la même vieille question et je leur donne la même vieille réponse. Ils ne font qu'ajouter à la confusion qui existe déjà", a poursuivi M. Kagame.

"La racine du problème se trouve dans l'échec du gouvernement de Kinshasa" à résoudre les problèmes de la RDC, selon M. Kagame. Le président rawandais est accusé par le gouvernement de la RDC de soutenir la rébellion du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda dans le Nord-Kivu (est de la RDC).

"Il appartient aux Congolais de savoir comment résoudre le problème sans blâmer qui que ce soit", a-t-il poursuivi.

M. Kagame a également réaffirmé que les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR),basées dans l'est de la RDC, se battaient aux côtés de l'armée congolaise.

"Le Rwanda a un sérieux problème basé au Congo (...) La paix au Congo est aussi une bonne chose pour nous", a-t-il dit.

Le président congolais Joseph Kabila et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont également confirmé mercredi leur participation à ce sommet.

Des combats impliquant la rébellion de Laurent Nkunda et l'armée congolaise ont repris fin août dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda.

Goma, capitale du Nord-Kivu, est menacée par les rebelles, arrivés le 29 octobre aux portes de cette ville.