05 novembre 2008
Mandaté par le Congo, le cabinet d’audit international PricewaterhouseCoopers (Pwc) vient de publier des guides en faveur des en
Mandaté par le Congo, le cabinet d’audit international PricewaterhouseCoopers (Pwc) vient de publier des guides en faveur des entreprises opérant dans le secteur minier. Cette publication vulgarise le Code minier en vigueur ainsi que le régime fiscal actuellement applicable en RDC. |
Ban Ki-Moon participera au sommet de Nairobi
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon participera vendredi à Nairobi au sommet consacré à la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi à Goma (est de la RDC) le patron des missions de paix de l'ONU, Alain Le Roy.
"Il y a une réunion au sommet sur la région (africaine) des Grands Lacs. Le secrétaire général des Nations unies a décidé d'y venir lui-même. Il sera là vendredi à Nairobi", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, M. Le Roy, lors d'une conférence de presse à Goma.
Le ministre kényan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, avait annoncé plus tôt mercredi la tenue de ce sommet international à Nairobi, dont l'ordre du jour sera "consacré aux combats dans l'est" de la RDC.
Des combats impliquant la rébellion du général déchu tutsi Laurent Nkunda et l'armée congolaise ont repris fin août dans la province congolaise du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et où plus d'un million de personnes sont actuellement déplacées.
les casques bleus protégeront Goma
Les casques bleus de l'ONU s'opposeront par la force à toute tentative d'incursion des rebelles dans la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy.
"En cas de volonté des groupes armés de s'introduire dans Goma, instruction est donnée de tirer", a assuré le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, lors d'une conférence de presse à Goma, menacée par les rebelles de Laurent Nkunda.
"Si des groupes armés, quels qu'ils soient, cherchent à rentrer dans Goma, les règles d'engagement de nos troupes et le chapitre 7 des Nations unies sont suffisamment clairs", a-t-il expliqué.
M. Le Roy a rappelé que des renforts de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) étaient arrivés à Goma, où étaient stationnés il y a quelques jours un millier de casques bleus. Mais il a refusé d'en préciser le nombre.
Les rebelles de Laurent Nkunda sont positionnés depuis une semaine à une quinzaine de kilomètres de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, après avoir infligé une lourde défaite à l'armée congolaise.
En juin 2004, les hommes de Laurent Nkunda s'étaient emparé brièvement de la ville de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu (est), où étaient stationnés de nombreux casques bleus.
M. Le Roy a également insisté sur les efforts diplomatiques en cours, annonçant la présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon au sommet international de chefs d'Etat sur la crise au Nord-Kivu, vendredi à Nairobi.
"La première protection de Goma, elle est politique. Ce sont toutes les pressions politiques que nous faisons de tous les côtés pour que Goma continue à être gouvernée par ses autorités démocratiquement élues", a-t-il estimé, avant de s'envoler pour Kinshasa où il devait rencontrer dans la soirée le président congolais Joseph Kabila.
S'agissant d'un éventuel renfort de la Monuc, M. Le Roy a indiqué qu'il appuierait "la semaine prochaine" devant le Conseil de sécurité de l'ONU la demande formulée début octobre par le chef de la mission, Alan Doss, d'au moins deux bataillons supplémentaires, soit environ 1.600 hommes.
La Monuc, déployée depuis 2001, est la plus importante force de maintien de la paix de l'ONU de la planète, avec quelque 17.000 soldats, répartis sur un pays aussi grand que l'Europe occidentale.
Le responsable de l'ONU a par ailleurs souligné la difficile situation de la Monuc, qui au terme de l'offensive éclair de Laurent Nkunda, s'est retrouvée seule devant Goma face aux rebelles, les troupes de l'armée régulière ayant fui plus à l'ouest.
"Le fait que les FARDC (Forces armées de RDC) soient revenues maintenant autour de Goma est un point positif. Nous sommes prêts de nouveau à les assister sur les groupes rebelles, le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda) évidemment, mais aussi les FDLR (rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda). Il est parfaitement clair que les deux actions doivent être menées parallèlement", a-t-il ajouté.
"Nous demandons évidemment au CNDP de revenir à ses positions initiales avant les incidents du mois d'août et surtout ceux d'octobre, il y a quelques jours. Et nous demandons aux autorités congolaises, comme elles s'y sont engagées (...), à tout faire pour réduire l'influence des FDLR", a-t-il dit.
La RDC accuse régulièrement le Rwanda voisin de soutenir et d'armer le CNDP. Kigali a toujours catégoriquement démenti cette accusation et reproché à son voisin de ne pas désarmer les FDLR, dont certains ont participé au génocide de 1994 au Rwanda.
Sommet RDC/RWANDA ce vendredi à Nairobi
Le président rwandais Paul Kagame a confirmé mercredi sa participation à un sommet international vendredi à Nairobi sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en dénonçant la "faiblesse" de la communauté internationale sur ce dossier.
Interrogé par un journaliste mercredi lors d'un point de presse à Kigali, M. Kagame a confirmé sa participation au sommet en ajoutant que cela lui donnerait l'occasion "de dire ce qu'il a à dire" sur cette crise qu'il juge intérieure.
M. Kagame, considéré comme un acteur clef de la région, a accusé la communauté internationale de "fuir le problème" de la crise dans l'est de la RDC en pensant que le Rwanda a une influence pour aider à la résolution du conflit en RDC.
"Pour moi, c'est une façon de fuir le problème (...) Je ne suis pas dirigeant du Congo, je ne suis pas Congolais. Comment pourrais je avoir de l'influence (sur les événements en RDC)? De l'influence pour quoi faire?", s'est-il interrogé.
Il a dénoncé "la faiblesse" de la communauté internationale, l'appelant à demander aux dirigeants congolais de résoudre les problèmes de leur pays.
"Ils (les dirigeants occidentaux) me posent la même vieille question et je leur donne la même vieille réponse. Ils ne font qu'ajouter à la confusion qui existe déjà", a poursuivi M. Kagame.
"La racine du problème se trouve dans l'échec du gouvernement de Kinshasa" à résoudre les problèmes de la RDC, selon M. Kagame. Le président rawandais est accusé par le gouvernement de la RDC de soutenir la rébellion du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda dans le Nord-Kivu (est de la RDC).
"Il appartient aux Congolais de savoir comment résoudre le problème sans blâmer qui que ce soit", a-t-il poursuivi.
M. Kagame a également réaffirmé que les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR),basées dans l'est de la RDC, se battaient aux côtés de l'armée congolaise.
"Le Rwanda a un sérieux problème basé au Congo (...) La paix au Congo est aussi une bonne chose pour nous", a-t-il dit.
Le président congolais Joseph Kabila et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont également confirmé mercredi leur participation à ce sommet.
Des combats impliquant la rébellion de Laurent Nkunda et l'armée congolaise ont repris fin août dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda.
Goma, capitale du Nord-Kivu, est menacée par les rebelles, arrivés le 29 octobre aux portes de cette ville.
Le message du Premier ministre Muzito aux Gomatraciens
Le Premier ministre Adolphe Muzito est porteur d’un message de compassion à la population meurtrie du Nord-Kivu, a déclaré à Goma le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, à l’issue de premiers contacts du Premier ministre.
M. Muzito a eu, peu après son arrivée au chef-lieu de la province du Nord-Kivu, une série de rencontres avec le gouvernement provincial et M. Alain Leroy, secrétaire adjoint des Nations Unies chargé du maintien de la paix. M. Lambert Mende Omalanga a indiqué, à l’issue de ces premiers contacts, que c’est la toute première mission du nouveau gouvernement à l’intérieur du pays.
Cette mission, a-t-il ajouté, consiste à évaluer la situation humanitaire sur terrain, à la recherche de la normalisation des rapports avec tous les voisins, et résoudre globalement tous les problèmes avec les groupes armés dont les pourparlers sont déjà en cours dans le cadre de l’Union africaine.
Le porte-parole du gouvernement a réitéré la décision selon laquelle toutes les crises congolaises pour une paix durable doivent trouver une solution dans le cadre du programme Amani où elles seront traitées en profondeur pour endiguer complètement cette culture de rébellion. Dans la soirée, le Premier ministre Muzito devait poursuivre la suite de ses rencontres avec d’autres couches de la population.
Les ministres des Finances, Athanase Matenda, de l’Enseignement supérieur et universitaire, Mashako Mamba, de l’Intérieur Célestin Mbuyu, de la Décentralisation Mbusa Nyamwisi, de la Reconstruction Safi Adila, et des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale Barthélemy Botswali Lengomo font partie de la délégation gouvernementale.
Une station d'échographie et de radiologie pour l'hôpital général de Sekebanza
Une bouée de sauvetage pour l’hôpital général de référence de Sekebanza à 75 km de Matadi. Elle vient de recevoir un appareil d’échographie et un autre de radiologie, don de Joseph Kabila, Chef de l’Etat. C’est le Simon Mbatshi, le Gouverneur qui est allé les remettre.
La Cité de Sekebanza à 75 km de Matadi dispose d’un hôpital général de référence d’une grande importance. Mais cette formation hospitalière est confrontée à plusieurs problèmes notamment le manque de produits pharmaceutiques, le manque de moyens d’entretien de l’ambulance, la vétusté de matériels, le manque d’appareils d’échographie et de radiologie etc.
Informé, Simon Mbatshi, le Gouverneur du Bas-Congo, province au sud-ouest de la RD Congo a fait le plaidoyer auprès de la Présidence de la République pour une intervention conséquente en matériels de première nécessité. C’est dans cette logique qu’il faut situer la présence des appareils de radiologie et d’échographie que le Chef de l’Exécutif Provincial est allé déposer à l’intention de cette formation hospitalière, l’une du District de Tshela.
Heureux, le médecin Directeur de cette institution hospitalière a déclaré : ‘’Ce don vient donner un plus au corps médical dans les soins à dispenser aux malades.’’. Ces outils sont d’une importance telle qu’il faut en disposer pour l’examen de certaines maladies. Et de renchérir : ‘’Avec ces matériels, les malades seront épargnés d’aller dans de lointaines infrastructures médicales de la Province.’’.
A la même occasion, il a été remis à ce même hôpital un lot de matelas-mousses, des vivres et des pièces wax destinées aux infirmières en pleine grève. Ce don présidentiel a donc été accompagné de ce don du gouvernement provincial. La Présidence de la République et le Gouvernement Provincial regardent dans la même direction en ce qui concerne la bonne santé des populations à travers les meilleures conditions de travail dans les centres de santé tant ruraux qu’urbains.
Barack OBAMA élu 44è Président des USA
Barack OBAMA élu 44è Président des USA. Nous saluons cette victoire symbolique, mais nous ne sommes pas certains en ce qui nous concerne, que son arrivée à la Maison Blanche infléchisse la politique étrangère des USA, notamment pour l'Afrique et la République Démocratique du Congo. Néanmoins, nous saluons l'exploit d'un homme, Monsieur OBAMA et lui souhaitons beaucoup de courage car, le plus dur est sans doute devant lui.
Bonne chance Mister President.
New YorK : Olusegun Obassandjo nommé Emissaire spécial de l'Onu en RDC
L’ancien président nigérian Olusegun Obassandjo a été nommé lundi Emissaire spécial de l’Onu pour tenter de résoudre la crise en République démocratique du Congo. Ban-Ki Moon a indiqué qu'il était personnellement prêt à se rendre dans la région pour rencontrer les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame
M. Obasanjo "travaillera avec les dirigeants de la région et la communauté
internationale pour apporter une solution politique durable à la crise", a dit
M. Ban à la presse au retour d'une tournée en Asie.
M. Ban a indiqué s'être entretenu au téléphone de la crise congolaise avec
de nombreux responsables durant son voyage, soulignant à chaque occasion qu'il ne pouvait y avoir de "solution militaire" et que tous les efforts devaient
"porter sur une négociation politique".
De son côté, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a nommé Ibrahima Fall, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères et ancien représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour les Grands Lacs, comme émissaire pour la crise en République démocratique du Congo. Ce dernier doit venir mercredi à Kinshasa et ira ensuite au Rwanda et en Tanzanie.
Le gouvernement envisage trois initiatives sur le plan militaire
Pour mettre un terme au conflit en cours dans l’Est de la RDC, le président Joseph Kabila a parlé d’un plan diplomatique et politique. « Et, au même moment, nous avons aussi à contenir ce qui se passe militairement pour sauvegarder la vie et la sécurité de nos citoyens qui sont soumis à l’errance et qui deviennent des déplacés », a-t-il déclaré le 31 octobre 2008 à Kinshasa.
Le programme du gouvernement, que le Premier ministre Adolphe Muzito a présenté à l’Assemblée nationale le 31 octobre 2008, contient « trois initiatives sur le plan militaire pour sortir de la crise » au Nord-Kivu.
« S’il est important que notre pays ait une diplomatie dynamique pour la défense de ses intérêts, il est plus qu’important de disposer d’une armée dissuasive pour mettre notre pays à l’abri de l’insécurité récurrente et des attaques répétées », a-t-il déclaré, rappelant que « qui veut la paix prépare la guerre ».
Ces initiatives consistent en « cessez-le-feu et stabilisation des fronts » dans le Nord-Kivu, « prise des dispositions urgentes d’ordre sécuritaire et militaire » pour supprimer les prétextes à toute intervention militaire d’origine étrangère dans le Kivu et en « mise en place d’une force combattante conjointe » entre les FARD, la Monuc et des forces supplémentaires pour neutraliser toutes les forces négatives réfractaires à la paix dans la région.
En même temps, vont être accélérées les réformes des FARDC et développées leurs capacités défensives et offensives. « Il est inadmissible qu’un pays à vocation de locomotive en Afrique comme la RD Congo puisse toujours compter sur l’appui de la communauté internationale pour défendre ses frontières et protéger sa population contre les bandes armées et contre les agressions des pays voisins », s’est indigné le Premier ministre.
SANCTIONS
Le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants, Charles Mwando Simba qui a pris ses fonctions lundi au Mont Ngaliema, est chargé de « veiller » à ce que les « plus de ressources », que mobilisera le gouvernement pour les FARDC, « soient bien gérées ».
Le Premier ministre a annoncé que la séparation entre la chaîne de commandement et celle de la dépense sera stricte ainsi que la maîtrise des effectifs et la gestion efficiente des stocks et du matériel. Les ressources récupérées seront affectées au développement des capacités humaines et matérielles des troupes, à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Mais, Adolphe Muzito et Charles Mwando Simba seront jugés aux actes qu’ils vont poser, particulièrement en ce qui concerne les sanctions contre les officiers compromis dans des opérations maffieuses.
« Dans le cadre des réformes de l’armée, le gouvernement va extirper des rangs de nos troupes les officiers véreux compromis dans le commerce et le trafic des ressources naturelles, dans les détournements des soldes et des fonds des ménages ainsi que ceux qui ne prennent pas à cœur leur responsabilité », a promis le Premier ministre.
REFORMES
Le programme du Premier ministre, Adolphe Muzito, inclut deux nouveautés. Il s’agit du « service militaire obligatoire » - à l’étude - pour des jeunes en fin de cycle secondaire ou universitaire et de l’« utilisation efficace » des officiers ex-Faz ayant encore des capacités physiques, morales et des compétences avérées.
Cependant, il ne donne aucune indication sur le sort du « Plan directeur global de la réforme de l’armée » élaboré par le gouvernement Gizenga avec l’appui des partenaires extérieurs membres du Groupe de contact.
A l’ouverture, le 18 septembre 2007 à Kinshasa, des travaux préparatoires à la Table ronde sur la réforme des FARDC, le vice-ministre de la Défense d’alors, Nelson Paluku, a signalé que « l’objectif prioritaire de cette Table ronde est de constituer d’abord une force militaire capable de relever la Monuc d’ici la fin 2009 ».
« Simultanément, nous souhaitons commencer à améliorer les conditions de vie des militaires et leur comportement et à utiliser les excédents d’effectifs à des tâches non directement opérationnelles, en attendant de trouver une solution pour les reconvertir ou leur accorder une pension honorable », a-t-il déclaré.
« A l’Etat-major général, nous avons une vision prospective : une vision à court terme, une vision à moyen terme et une vision à long terme », a indiqué le lieutenant général Dieudonné Kayembe, chef d’Etat-major général des FARDC.
« La vision à court terme, c’est entre 2007 et 2010. D’ici là, nous entendons mettre sur pied des forces qui soient capables à la fois de procéder à la relève de la Monuc et de procéder à leur propre relève. A moyen terme, c’est-à-dire 2010-2015, nous entendons développer en priorité les forces de couverture et les forces d’intervention rapide. A long terme, soit 2015-2020, nous entendons parachever ce processus pour l’édification des forces principales de défense », a-t-il précisé
Source : Le Potentiel/Kinshasa
Un C-130 à la disposition des humanitaires en RDC
La Belgique va engager un de ses avions de transport C-130 « Hercules » pour l’acheminement d’aide aux déplacés de l’Est de la République Démocratique du Congo, a annoncé lundi le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel, qui compte se rendre en fin de semaine dans la région.
La décision d’utiliser un C-130, actuellement stationné à l’aéroport de Kinshasa-N’Djili a été prise dimanche par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Karel De Gucht et Pieter De Crem en concertation avec le Premier ministre Yves Leterme.
La première rotation devait avoir lieu mardi, a indiqué M. Michel à l’Agence Belga, précisant que l’avion effectuera un vol Kinshasa-Goma avec du matériel humanitaire de l’Organisation non gouvernementale Caritas international.
Les Affaires étrangères ont, pour leur part, indiqué qu’il s’agit plus généralement d’acheminer de l’aide humanitaire vers Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu (Est), d’où elle sera distribuée aux déplacés par le biais du Bureau de coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies (OCHA).
L’Est de la RDC est le théâtre depuis fin août d’un conflit entre l’armée congolaise et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général tutsi Laurent Nkunda. Les rebelles sont arrivés aux portes de Goma et ont depuis décrété un cessez-le-feu unilatéral, qui semble être respecté jusqu’à présent.
Les combats ont jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes, forcées de vivre dans une situation sanitaire très précaire et qui manquent d’eau, de nourriture et d’accès aux soins de première nécessité. Un convoi humanitaire de l’ONU et d’ONG est arrivé lundi sans encombre à Rutshuru, située à 75 km au Nord de Goma, en zone rebelle, où devrait être distribuée la première aide depuis une semaine.
M. Michel a, par ailleurs, annoncé qu’il comptait se rendre dans l’Est du Congo en fin de semaine, à la faveur d’une visite prévue en Ouganda pour négocier un nouveau Programme indicatif de coopération (PIC) belgo-ougandais. Il compte se rendre de Kampala à Goma « vendredi ou samedi », a-t-il dit.
Le ministre a enfin obtenu l’assurance du secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, dont le pays préside l’Union européenne au second semestre, que la RDC figurera bien à l’ordre du Conseil des ministres européens qui se tiendra lundi et mardi prochains à Bruxelles.
Cette réunion devrait permettre de voir « comment les Européens peuvent se concerter » pour fournir de l’aide humanitaire à la RDC en fonction des besoins exprimés par les organisations internationales présentes sur le terrain.
Selon lui, cette assistance devrait être principalement alimentaire – la Belgique étant prête à accroître ses efforts au-delà du montant de 1,5 million d’euros – et médicale, alors qu’une soixantaine de cas de choléra ont déjà été constatés parmi les dizaines de milliers de déplacés dans le Nord-Kivu.


