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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

07 novembre 2008

kiwanja : silence, le CNDP massacre et la Monuc observe

kiwanja432Pas d'accalmie dans l'est du Congo démocratique. Les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda ont conforté leurs positions au Nord-Kivu. Ils se seraient emparés d'une nouvelle localité Nyanzale, située à 80 kilomètres au nord-ouest de Goma, la capitale provinciale, là même où se trouvait l'état-major de la 15e brigade de l'armée loyaliste congolaise. Les rebelles ont repris, mercredi, la localité de Kiwanja, que les miliciens maï-maï avaient investi mardi. Les hommes du CNDP se sont livrés à des exactions, selon plusieurs sources sur place, dont des casques bleus de l’Onu, à la veille du sommet qui doit se tenir à Nairobi, en présence des chef d’Etat des pays de la zone des Grands Lacs.

Kiwanja était jeudi matin une ville fantôme. Les seules présences vivantes étaient celles des rebelles du CNDP et celles des casques bleus de la Monuc, la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo. Sur la route principale, des cadavres de jeunes hommes gisaient sur le sol. « Des Maï-Maï, des rebelles hutus, ou des soldats », assure le major Mayraie. « Nous en avons tué une cinquantaine. Nous n’avons pas fait de prisonniers », affirme ce conseiller militaire du général Nkunda. Un autre officier du CNDP dit, lui, que plus de 200 Maï-Maï ont été tués lors des combats et des ratissages qui ont suivi.

Dans la journée, la population poussée par le CNDP à revenir en ville dénonçait, elle, un « massacre » perpétré pendant la nuit contre des civils désarmés. Dans le quartier de Mugambo, l’odeur de mort est omniprésente. Dans une maison, cinq corps sont alignés. Dans une demeure, de l’autre côté de la rue, deux jeunes hommes gisent sur le sol, le sang est encore frais. À quelques mètres de là, un homme d’un certain âge a, lui, été exécuté d’un balle dans la nuque. Des gens du quartier assurent qu’il n’avait rien à voir avec les combattants maï-maï.

Craignant d’être exécutés, des milliers de personnes se sont réfugiées devant le camp de la Monuc. Elles pointent du doigt une colline, où le CNDP serait en train d’enterrer des victimes de cette sale guerre. Elles dénoncent, également, l’inaction de la Monuc. Les deux bataillons de casques bleus présents à Kiwanja ne sont, en effet, pas sortis de leur base pendant la nuit de mercredi, alors que les hommes du CNDP effectuaient leur chasse à l’homme.

La Monuc a lancé mercredi un appel urgent à la cessation immédiate des hostilités. En vain, visiblement, puisque cette même Monuc a signalé ce jeudi de nouvelles avancées des rebelles. Des blindés de l'ONU sont en route pour tenter de stopper l'offensive.

Source : RFI

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Nairobi II : cartes sur table

KblaKgmeLes Congolais et la communauté internationale espèrent voir la rencontre de Nairobi, qui réunit ce vendredi autour du secrétaire général des Nations unies les présidents congolais et rwandais, constituer l’occasion tant attendue de crever l’abcès qui gangrène la partie orientale de la République démocratique du Congo. Ce devra être le lieu où, sans fioritures, chaque partie étalera son jeu afin que, une fois pour toute, la paix revienne durablement au Kivu, en province Orientale et, globalement, dans la région des Grands Lacs. De jouer cartes sur table pour briser la quadrature du cercle.

Les yeux sont tournés vers Nairobi où s’ouvre ce vendredi 7 novembre un sommet international sur la situation explosive en République démocratique du Congo. Il ne s’agit point d’une première pour ramener la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Mais une énième tentative de restauration de la paix qui risque de se terminer en eau de boudin si chaque partie ne fait pas preuve de volonté et de courage pour se dire les vérités, en jouant cartes sur table.

Il est un fait à retenir que ce chapelet de conférences n’a jamais apporté de bonheur dans la région des Grands Lacs. On sait ce qu’il est advenu aux régimes de Mobutu et de Laurent-Désiré Kabila. L’on a tourné en rond dans plusieurs capitales africaines pendant que les rébellions grignotaient du terrain au vu et au su de cette même communauté internationale. Avec Joseph Kabila, l’on a été à Gaborone, Addis Abeba, Sun City, période de transition, Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Accord de Washington précédé par celui de Luanda, Tripartite plus 1, Accord de Nairobi, Conférence de Goma, déploiement de 17.000 casques bleus… la paix n’est toujours revenue en RDC et dans la région des Grands Lacs. Que nous réserve Nairobi II ?

FDLR CONTRE NKUNDA

Pour répondre à cette interrogation, il faudra éviter toute fioriture à Nairobi dans le but d’aller droit au but. Les discussions tourneront autour des rebelles rwandais, FDLR, et la rébellion de Nkunda. En effet, entrés en masse dans l’Est de la République démocratique du Congo, les réfugiés hutu rwandais (civils, ex-Far et Interahamwe confondus) sont devenus une véritable calamité pour les populations civiles des provinces du Nord et du Sud-Kivu. La communauté internationale, qui les y avait poussés, paraissant aujourd’hui n’avoir plus souvenance du programme qu’elle avait élaboré à cet effet.

Pourtant, il est important aujourd’hui d’en relire les détails en vue d’y déceler les failles. Kofi Annan, qui en avait reçu la supervision avant de devenir secrétaire général de l’ONU, aurait bien des vérités à dévoiler à ce propos. Or, il n’est pas sur la liste des invités. Qu’à cela ne tienne, les archives du Conseil de sécurité sont là pour apporter l’éclairage recherché.

La République démocratique du Congo, dont la première « faute » est celle d’avoir fait confiance aux Nations Unies en ouvrant ses frontières aux centaines de milliers de réfugiés rwandais pour des raisons d’ordre humanitaire, semble en avoir commis, aux dires du régime de Paul Kagame, une deuxième. Du point de vue de Kigali, dont les soldats ayant accompagné l’AFDL avaient massacré allègrement des milliers de leurs compatriotes accusés d’être des « rebelles », Kinshasa s’en serait faite « complice ». Ce qui justifierait son soutien militaire à la rébellion de 1998 partie curieusement de Goma (Nord-Kivu) et, en 2004, aux mutins de Bukavu appuyés par 4.000 éléments fidèles au général Laurent Nkunda en provenance des massifs du Nord-Kivu. De son côté, Kinshasa se défend de protéger ou de soutenir les rebelles rwandais, arguant les avoir convaincus de remiser les armes. C’était à l’issue des négociations engagées à Rome, sous la médiation de Sant’Egidio, et par lesquelles les responsables politiques des FDLR s’étaient engagés à ne plus recourir à la force pour rentrer chez eux.

Toutefois, ils avaient exprimé deux exigences : un dialogue inter-rwandais et des garanties sécuritaires de la communauté internationale en faveur de tous ceux qui décideraient de retourner vers la terre natale.

A ces deux conditions, Kigali avait opposé un non recevoir catégorique, le président Kagame ayant même menacé de « poursuites judiciaires » tous ceux qu’il qualifiait de « génocidaires ». Il publia, pince-sans-rire, une liste de « 6.000 génocidaires » installés en RDC.

L’HEURE DE LA VERITE

Les faits essentiels étant ainsi rappelés sommairement, non compte tenu de différents accords conclus depuis 2002 entre le Rwanda et la RDC, il revient au secrétaire général de l’ONU, aux présidents Joseph Kabila et Paul Kagame de dévoiler, chacun, sa part de vérité. Kinshasa a l’obligation morale et politique de démontrer sa volonté de se débarrasser des FDLR et les remettre à la communauté internationale afin de les replacer d’où ils sont venus. Ou alors, les délocaliser hors de la RDC. Comme ce fut le cas avec les rescapés de Gatumba, aujourd’hui replacés aux Etats-Unis, au Canada, avec le concours des Etats-Unis et de la Communauté internationale. Une autre possibilité de sécuriser le Rwanda si le rapatriement volontaire échouait. Dialogue inter-rwandais ou pas, ce n’est pas l’affaire de Kinshasa qui doit retourner le « colis empoisonné et encombrant » à la Communauté internationale. D’ailleurs, les FDLR n’ont jamais entrepris une action militaire contre le Rwanda. Contre, ils tuent les Congolais, violent les Congolaises…Inacceptable. Kigali est également invité à adopter la même attitude pour couper le cordon ombilical avec le CNDP et laisser les Congolais se réconcilier avec eux-mêmes dans leur diversité culturelle qui n’a jamais posé problème. L’opinion publique attend voir le secrétaire général de l’ONU répondre clairement à Kagame qui accuse la communauté internationale de faire montre de « faiblesse » et de « fuir le problème ». Et ce, dans la mesure où les Congolais n’ont jamais compris le « silence » de la communauté internationale quant à l’implication de Kigali dans les conflits armés en RDC et, surtout, son « refus » de le condamner en termes clairs et fermes. Ban Ki-moon devra se rappeler qu’en 1960, le Congo était menacé de partition avec la sécession katangaise. Son prédécesseur, Dag Hammarjöld avait donné le meilleur de lui-même, sa vie, pour préserver l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat congolais. Que sa mémoire soit honorée, maintenant à Nairobi, devant une autre circonstance analogue politique qui met à rude épreuve la crédibilité de la mission de paix de l’ONU. Somme toute, Nairobi II va servir de thermomètre de la volonté et de la détermination de tous les participants à mettre un terme définitif à la situation de guerre dans la région des Grands Lacs. Il faut donc jouer cartes sur table. Ce sera le grand mérite de ce sommet international qui s’ouvre ce vendredi à Nairobi.

Source : Le Potentiel/kinshasa 

Posté par Kongolais à 01:54 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La RDC s’appuie sur la police de l’Afrique australe pour redresser la situation sécuritaire du pays

police_nationale_congolaiseL’inspecteur général de la police nationale congolaise (PNC), l’inspecteur divisionnaire en chef, John Numbi a souligné, jeudi, à Kinshasa, que la RDC peut s’appuyer sur la coopération des polices de l’Afrique australe dans ses efforts de redressement pour faire face à la situation sécuritaire préoccupante du pays dans sa partie Est.

Dans son discours de circonstance à l’occasion des travaux des chefs de la Police d’Afrique australe, le général John Numbi a fait valoir que cette situation sécuritaire à l’Est était préoccupante à cause de l’errance sans cesse et inadmissible des populations, au point que la RDC possède à ce jour le taux le plus élevé des déplacés internes dans la sous-région.

A elle seule, la province du Nord-Kivu regorge plus de déplacés de guerre qu’au Darfour, soit un nombre estimé aujourd’hui à plus d’un million six cent mille.

A ce titre, a-t-il poursuivi, le rôle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’avère incontournable.

Démontrant les efforts que ne cesse de déployer le gouvernement pour mettre un terme à la crise à l’Est de la RDC, l’inspecteur divisionnaire en chef John Numbi a rappelé les différents accords de Lusaka, d’Addis-Abeba, de Naïrobi, de Gaborone, de Sun City et récemment de Goma qui ont abouti au Programme Amani.Le non respect de ces textes convenus ensemble par des forces extérieures et internes replonge la population congolaise dans le désagrément.

Engagement de la RDC à SARPCCO

L’inspecteur général de la PNC a réitéré l’engagement de la RDC à œuvrer au sein de l’Organisation de coopération des chefs de la Police d’Afrique australe (SARPCCO), dont le chef de la police namibienne assure depuis août 2008 la présidence.

L’inspecteur général de la Police namibienne, Sébastien Haitota Ndeitunga a, quant à lui, rappelé la mission de la SARPCCO dans ses efforts à assurer la paix dans la région et à éliminer les crimes.

La  SARPCCO, a-t-il dit, a conduit avec succès des cours des opérations conjointes, ateliers et rencontres productives ayant pour but de contrôler les véhicules et le trafic illicite des pierres précieuses aux frontières des pays membres de la SADC.

La coopération entre polices s’impose, selon le nouveau vice-ministre

Le vice-ministre de l’Intérieur et sécurité, Zéphirin Mungongo a, pour sa part, soutenu que l’échange d’expériences et d’informations entre les différentes polices devrait aboutir à un appui dans les domaines légal et réglementaire, des ressources humaines, de l’organisation et de la formation ainsi que de la logistique.

Il a souligné la nécessité d’un appui urgent de la SARPCCO au regard des incidents souvent tragiques aux frontières de la province Orientale, au Nord et au Sud-Kivu, au Bas-Congo et en province du Katanga, exigeant une coopération étroite.

Posté par Kongolais à 01:37 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RDC/BELGIQUE : sur la voie de la normalisation

BelgiqueLe premier ministre Yves Leterme a dit jeudi à la Chambre que les relations diplomatiques entre la Belgique et la République démocratique du Congo étaient en voie de normalisation.

Il a ajouté qu'il avait mandaté un émissaire qui se rendra la semaine prochaine à Kinshasa pour régler les dernières modalités pratiques de cette normalisation. Yves Leterme répondait ainsi à des questions de Christian Brotcorne (cdH) et Nathalie Muylle (CD&V). Il a également noté que la restauration des relations entre la Belgique et la RDC était le résultat des efforts conjugués de plusieurs personnalités dont les présidents de la Chambre et du Sénat, Herman Van Rompuy et Armand De Decker

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L'Inde envoie un bataillon de Gurkhas en renfort

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L'Inde a annoncé jeudi l'envoi d'un bataillon de Gurkhas, des soldats d'élite d'origine népalaise, en renfort de la Force de maintien de la paix de l'ONU dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où les rebelles resserrent leur emprise.

La décision intervient alors que New Delhi s'est déclaré "très préoccupé" par la sécurité de ses quelque 8.000 soldats incorporés au sein de la Force de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC). Le bataillon supplémentaire, composé de 1.200 Gurkhas spécialement entraînés, va intégrer la MONUC "dans le courant du mois", a précisé un porte-parole de l'armée indienne. Avec le Pakistan, l'Inde est le plus gros contributeur de la MONUC qui compte 17.000 hommes originaires de huit pays.

Posté par Kongolais à 01:13 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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