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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

10 novembre 2008

Stratège très rationnel, Karel De Gucht est aujourd'hui la cible d'une plainte pour délit d'initié dans le dossier Fortis.

Karel_de_GutchStratège très rationnel, Karel De Gucht est aujourd'hui la cible d'une plainte pour délit d'initié dans le dossier Fortis. Peut-il encore donner des leçons de bonne gouvernance aux Congolais ? Retour sur son rôle controversé à la tête de la diplomatie belge

Un petit tour à Kigali et puis s'en va. Alors que tous ses collègues européens ont transité par les capitales congolaise et rwandaise pour éteindre le feu qui renaît dans le Kivu, Karel De Gucht, lui, a fait l'impasse sur Kinshasa. Difficile, en effet, de se présenter comme pompier à l'Est quand on est accusé d'être un boutefeu à Kinshasa, où l'homme est persona non grata...

Faut-il rappeler les deux « petites phrases » qui définissent sa politique congolaise ? En 2006, c'était : « Au Congo, il y a peu d'hommes politiques à la hauteur de la tâche qui les attend. Plus je voyage, plus j'en suis convaincu. » Propos tenus à... Kigali. Nouveau missile en mai 2008, après l'élection du président Joseph Kabila : le chef de la diplomatie belge évoquait « un droit de regard moral » sur la politique congolaise, eu égard aux « 200 millions de dollars » déboursés par la Belgique...

Déjà énervé par les reproches égrenés lors d'entrevues électriques, Kabila, furieux face à l'« arrogance » de De Gucht, a fermé d'autorité les consulats belges de Bukavu et de Lubumbashi et rappelé son ambassadeur à Bruxelles. Aujourd'hui, les relations entre les deux pays sont en voie de normalisation. Mais que le ministre belge des Affaires étrangères ne s'imagine pas qu'on lui déroulera de nouveau le tapis rouge. Parce que « c'est lui le problème, pas la Belgique », précise-t-on dans l'entourage de Kabila.

Finalement, De Gucht n'est allé à Kigali que pour sauver la face, car la Belgique a réellement perdu du terrain dans cette région du monde. Aussi les libéraux francophones lui reprochent-ils d'avoir « détricoté » la politique africaine tissée depuis 1999 par Louis Michel, Armand De Decker et Guy Verhofstadt. Mais « KDG » ne se laisse pas faire. « Des gens ont dit que je ne connaissais pas l'Afrique. Ce n'est pas sérieux ! Dans les années 1980, je siégeais déjà à l'assemblée Union européenne-ACP (Afrique Caraïbes Pacifique). Cela fait donc plus d'un quart de siècle que j'analyse le comportement des Etats concernés, de leurs élites, du rôle de la communauté internationale, et je pense que mon analyse n'est pas erronée : il ne faut pas être complaisant avec ces pays. »

Beaucoup lui donnent raison. « De Gucht dit les choses clairement. Il délivre à Kabila des messages qui correspondent aux témoignages de terrain », déclarait à l'époque un parlementaire francophone. Ainsi, des élus congolais ne pensent qu'à se remplir les poches, alors que la misère s'aggrave malgré les millions engloutis dans la reconstruction.

En tout cas, le constat est là : lorsqu'on fera le bilan de son mandat aux Affaires étrangères, on retiendra surtout son efficacité à la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en 2006. Mais pas vraiment sa politique africaine. « Lors d'une entrevue au Département d'Etat à Washington, rapporte un témoin, De Gucht s'est montré tellement critique à l'égard du Congo que les Américains, interloqués, se sont demandé quel était encore notre lien avec cette partie du monde. »

« Il n'a aucun feeling pour le continent africain, et pas seulement l'Afrique centrale, affirme un diplomate féroce. Il est très mal à l'aise avec les embrassades à la congolaise... » Il ne montre d'ailleurs aucune empathie à l'égard de la société civile. A Bukavu, par exemple, l'homme préfère boire des pintes avec des expatriés belges, plutôt que débattre avec des ONG locales.

Mais De Gucht assume. Subtil et rigide à la fois, il opte pour la froideur du raisonnement plutôt que pour l'expression des sentiments. Son manque de chaleur pour l'Afrique est également dicté par des considérations de politique intérieure. « Les petits pensionnés flamands ne comprennent pas l'argent envoyé au Congo », déclarait-il récemment. Il n'a d'yeux que pour les médias du Nord, qui le traquent. Sur leurs forums, les internautes assimilent volontiers le Congo à la Wallonie, deux territoires assistés, deux synonymes de gabegie. Pourtant, de nombreux Flamands sont actifs en Afrique centrale. Trop de missionnaires, peut-être... De Gucht, franc-maçon déclaré, adore visiter les églises romanes du sud de la France, mais son rapport à la transcendance ne va pas au-delà.

Est-ce aussi par peur de ces mêmes médias qu'il a refusé d'être décoré des mains du président centrafricain François Bozizé, au pedigree pas très reluisant ? Ce serait oublier que Karel De Gucht s'honore aussi par de fortes convictions, qu'il met au-dessus des convenances diplomatiques. « Il est un des rares hommes politiques flamands à oser combattre frontalement l'extrême droite », commente un ancien ministre. Finalement, ce n'est pas sur sa politique étrangère que les médias viennent de le rattraper, mais sur un délit d'initié dont il se serait rendu coupable dans le cadre du dossier Fortis.

Certes, sa cohérence ne résiste pas au temps, mais c'est toujours la raison qui s'exprime. Naguère, De Gucht parlait de la Belgique comme d'un Etat en voie d'évaporation, « qui n'apporte plus de valeur ajoutée à la Flandre ». Aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, il envoie des conseils aux ambassadeurs pour les aider à vendre la Belgique fédérale... L'homme sait aussi asséner des anathèmes au bon moment, quand il peut en retirer des dividendes. Les francophones belges se souviennent encore de sa dernière « sortie » : « A terme, la loi du nombre primera toujours. » S'il avait tenu ces propos à Kigali, où la minorité tutsi est au pouvoir depuis le génocide, De Gucht n'aurait plus d'autre choix que de survoler l'Afrique centrale, sans jamais plus y mettre les pieds.

François Janne d'Othée

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Seke-banza : route abimée

Route_ab_m_eLa société civile du territoire de Seke Banza situé à environ 75 kilomètres de Matadi demande aux autorités provinciales du Bas Congo d’activer dans l’urgence la réhabilitation de la route Seke Banza à Kinzavueté. Des camions et motos sont bloqués sur ce tronçon de 22 Km à cause de son état de dégradation. Du coup les produits vivriers ont baissés des prix dans cette localité. Les clients ne viennent plus

Selon Aimé Muaka président de la société civile locale un sac de manioc qui se vendait à 3500 FC à ce jour. Il est vendu à 2000 FC, un verre d’arachide qui se vendait à 250 FC se vend à 150 FC, un tas de tarot est passé de 100 à 50 FC. Raison évoquée les acheteurs ne viennent plus car la route est bloquée. Les pluies successives qui s’abattent sur accentuent la détérioration de ce tronçon.
Aimé Muaka affirme que des travaux de réhabilitation manuelle avaient débuté sur une distance de 5 kilomètre sur cette route. Ces travaux se sont arrêtés car l’état de délabrement de cette route nécessite des engins comme des tracteurs et non des travaux manuels. Si les travaux de réhabilitation ne commencent pas avant la fin de ce mois dit –il cette route sera coupée.
L’administrateur du territoire Ferdinand Etshindo a déclaré ce dimanche qu’une entreprise sud-africaine a visité le dit tronçon la semaine dernière. La réhabilitation de cette route est annoncée dans un avenir proche.

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Les habitants de Bandundu au nord-est de Kinshasa utilisent un mélange à base d'argile pour peindre maisons, bâtiments administr

Les habitants de Bandundu au nord-est de Kinshasa utilisent un mélange à base d'argile pour peindre maisons, bâtiments administratifs et tracer des bandes blanches sur les routes. Une initiative locale qui donne, à peu de frais, de la couleur à la ville, face à la rareté de la peinture industrielle très coûteuse.

Quand le voyageur débarque au petit aéroport du chef-lieu de la province de Bandundu, à 400 km au nord-est de Kinshasa et qu'il emprunte l’avenue qui mène au centre de cette ville calme, son attention est attirée par les bandes blanches qui bordent la route. Qu’on ne s’y trompe pas. Cette couleur éclatante ne vient pas d’une peinture industrielle. Mais d’un mélange assez ingénieux de l’argile extraite au bord des rivières qui environnent la ville. Elle est ensuite mélangée à d’autres produits tels que l’huile de palme, le pétrole ou le mazout, le sel et le savon. "Après avoir fait mijoter au feu pendant quelques minutes l’argile avec ces produits, nous obtenons une peinture collante qui résiste au vent et à la pluie", explique Alwa Prodenche, un peintre local.
Au cœur même de la ville, sur les avenues Wamba, Fatundu et sur le boulevard du 21 novembre, c’est le même décor. Partout, la signalisation au sol est faite avec la même peinture. Sur Fatundu où se déroulent les défilés lors de grands événements festifs, la tribune officielle est aussi peinte en argile. Tout comme de nombreuses maisons et échoppes qui longent ces artères principales, et quelques bâtiments publics tels que le bureau de la sous-division urbaine de l’éducation et l’Institut de recherches scientifiques.

Solution locale et pas chère

L’utilisation de ce mélange d’argile comme peinture date d’assez longtemps, mais a pris véritablement son envol à partir de mai 2008, quand la ville a accueilli le tout premier conseil des ministres du gouvernement central. L’ancienne maire de Bandundu, Martine Bokenge, avait alors incité la population de cette agglomération de 250 000 habitants, principalement les riverains des grandes avenues à peindre leurs habitations, boutiques, kiosques et échoppes. "La ville doit avoir un éclat particulier avant, pendant et après l’arrivée de nos hôtes", avait-elle lancé à l’occasion.
Faute de peinture industrielle sur le marché local, la plupart de bureaux administratifs avaient été repeints avec de la chaux ou de la peinture à base de latex. Mais pour les habitants, peindre sa maison ou sa boutique avec ces produits coûte cher. "L’idée est bonne, mais où trouver de la chaux, du latex ou de la peinture ? Nous ne sommes pas en mesure de nous en procurer. Notre pouvoir d’achat ne nous le permet pas", fait observer Christophe Mwamba, un fonctionnaire. Difficiles à trouver sur le marché local, ces produits sont par ailleurs très chers. Un litre de chaux revient par exemple à 2 $.
Intéressés par cette initiative de leur ancienne maire, des quartiers entiers de Bandundu se sont organisés pour donner de l’éclat à leur ville, mais en recourant à la peinture à base d’argile. "C’est moins coûteux et facile à utiliser ", explique Anicet Biwata, membre de la Société civile.

Besoin de micro-crédits

Extraite des rivières ou des ruisseaux, l'argile se vend, en effet, à 2 500 Fc (5 $) les 25 kg. Une quantité suffisante pour peindre un mur de 12 m sur 7. Pour répondre à la demande croissante des habitants, de nombreux jeunes se sont lancés dans cette nouvelle activité. "Je peux en extraire jusqu’à 500 kg par jour selon les commandes", affirme Meya Mufufu, qui indique pouvoir gagner ainsi 50 à 100 $.
Des associations de jeunes s’attèlent, de leur côté, à embellir la ville. Membre du Groupe de réflexion pour le développement de Bandundu qui recrute des jeunes pour tracer les bandes sur les routes, Mafaya Dego est content de participer à ces travaux d’intérêt public. "Nous contribuons à limiter les accidents de circulation", dit-il.
Mais, ces associations travaillent souvent sur le principe du volontariat, et leur seul enthousiasme ne suffit pas. Elles ont besoin de soutien, notamment de micro-crédits pour monter de petites unités de production. "Si nous étions soutenus, nous serions capables d’étendre nos activités à travers toute la ville", déclare Kojac Kolor, un peintre qui dirige les opérations d’une cinquantaine de jeunes, garçons et filles, qui mettent de la couleur le long de l’avenue de l’aéroport.

Posté par Kongolais à 02:19 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Afrique australe s'est dite dimanche prête à envoyer "si nécessaire" des troupes de maintien de la paix dans la province congo

SADC_logo

L'Afrique australe s'est dite dimanche prête à envoyer "si nécessaire" des troupes de maintien de la paix dans la province congolaise du Nord-Kivu.

Rebelles de Laurent Nkunda et groupes armés pro-gouvernementaux se sont affrontés pendant six heures à Ngungu, localité à la frontière entre les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, selon l'ONU.

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, ces combats ont impliqué "de façon manifeste" des rebelles hutu rwandais, a affirmé à l'AFP le porte-parole militaire de la Mission des Nations unies dans le pays (Monuc), le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

Aux côtés d'un groupe de miliciens Maï-Maï, ces rebelles du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) ont combattu ceux du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda.

Dans les rangs des FDLR, qui opèrent dans l'est de la RDC et sont opposés au régime de Kigali voisin, se trouvent des personnes qui ont participé au génocide tutsi de 1994 au Rwanda. Laurent Nkunda se présente notamment comme un défenseur de la communauté tutsi congolaise, contre le FDLR.

Avec les combats de dimanche, les violences se sont déplacées vers le front ouest. Ngungu, qui est située à 60 km à l'ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu, "est la porte d'entrée pour le Sud-Kivu", alors que depuis fin août les combats se déroulent dans la seule province du Nord-Kivu, a souligné le porte-parole de la Monuc à Kinshasa.

L'appel au cessez-le-feu lancé vendredi soir lors du sommet international de Nairobi est donc totalement ignoré par les belligérants.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, n'a d'ailleurs pas exclu dimanche le déploiement dans son pays de militaires de l'Angola, pays voisin et fidèle allié de Kinshasa.

"Pour le moment, il n'y a pas (de troupes angolaises) mais la position angolaise est sans équivoque pour soutenir le Congo", a-t-il affirmé, en marge d'un sommet à Johannesburg de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), à laquelle participe aussi l'Angola.

Depuis plusieurs jours, les spéculations vont bon train sur la présence possible de militaires angolais aux côtés de l'armée congolaise dans l'est de la RDC.

Dimanche, Luanda a nié avoir envoyé des militaires en RDC, et la Monuc a démenti une nouvelle fois ces accusations, malgré le témoignage dans ce sens d'un officier de la mission onusienne. D'autres sources mettent en garde contre une possible confusion entre troupes angolaises et troupes congolaises lusophones.

Si la présence de troupes angolaises était avérée, elle risquerait d'être perçue comme une provocation par le Rwanda voisin.

Sur le terrain en tout cas, l'armée congolaise, après avoir essuyé fin octobre une défaite cuisante face au CNDP, semble marquer quelques points ces derniers jours. L'armée et les miliciens Maï-Maï ont ainsi repris samedi la localité de Kinyandoni (92 km au nord de Goma), selon l'ONU.

Aucun combat n'était en revanche signalé dimanche, pour la deuxième journée consécutive, sur le front de Kibati, en périphérie nord de Goma.

Depuis le Vatican, le pape Benoît XVI a de son côté dénoncé les "affrontements sanglants" des dernières semaines dans le Nord-Kivu.

Les violents affrontements de ces deux derniers mois, qui ont fait au moins 100 morts civils selon Human Rights Watch (HRW), ont jeté sur les routes environ 250.000 personnes, qui vivent dans des conditions effroyables.

Près de 80 cas de choléra ont été recensés en périphérie nord de Goma, selon Médecins sans frontières (MSF).

Posté par Kongolais à 02:15 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

un marché moderne au quartier Kingasani II

March_

Le marché moderne dénommé «Ngapani» vient d’être construit par la société Biosha, au quartier Kisangani II, dans la commune de Kimbanseke, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP) citant son administrateur, Alfred Mabana Mboma. Le coût des travaux de construction de ce marché n’a pas été révélé. L’administrateur de ce marché, qui s’est déclaré satisfait de cette réalisation, a relevé que les vendeuses et vendeurs de ce marché ne vont plus étaler leurs marchandises à même le sol afin d‘éviter des maladies. Il a également fait savoir que c’est depuis l’existence de ce quartier que ses administrés n’ont pas connu un tel marché, estimant que celui-ci va apporter un plus à la reconstruction et au soutien du programme du gouvernement. Construit avec l’appui financier de la Coopération technique belge (CTB), ce marché compte douze pavillons avec 224 tables de 1,50 m chacune, un bureau administratif et un local pour la radio communautaire.

Posté par Kongolais à 01:23 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rwanda/France : un proche du génocidaire Kagame arrêté en Allemagne

JusticeRose Kabuye, responsable du protocole de M. Kagame, est l'un des neuf proches du Rose_Kabuyeprésident rwandais recherchés par la justice française pour leur participation présumée dans l'attentat contre l'avion de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, en avril 1994.

Ancienne députée et ancienne maire de Kigali, elle est la première de ces neuf responsables rwandais à être interpellée et devait être rapidement extradée.

Le lancement en novembre 2006 de ces mandats d'arrêts internationaux par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière a provoqué une rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali.

Dans son ordonnance, le juge désignait notamment Paul Kagame, à l'époque chef du Front patriotique rwandais (FPR, rébellion tutsie), comme l'instigateur de cet attentat.

"Mme Kabuye a été arrêtée à son arrivée à l'aéroport de Francfort (ouest)", en vertu du mandat d'arrêt européen émis par la France, a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères.

Cette arrestation a eu lieu "dans le but d'une extradition vers la France" et Mme Kabuye a été présentée dimanche à un juge chargé de statuer sur sa détention, a indiqué de son côté le ministère de l'Intérieur.

L'avocat français de Mme Kabuye, Me Léon Lef Forster, a déclaré à l'AFP que sa cliente souhaitait "être transférée en France le plus rapidement possible" et qu'elle était "prête à parler aux juges" français, affirmant "qu'il n'y (avait) pas grand chose dans le dossier" contre sa cliente.

"Ce transfèrement pourrait intervenir dimanche soir ou lundi", a-t-il dit.

L'avocat a précisé que Mme Kabuye "se trouvait en Allemagne pour préparer une visite du président" Kagame.

Mais selon une source diplomatique à Berlin, la raison de la présence de Mme Kabuye était d'ordre "privé", en rapport avec une visite "privée" du président Kagame, et c'est pour cette raison qu'elle a pu être arrêtée.

Mme Kabuye s'était déjà trouvée sur le sol allemand en avril, mais elle accompagnait alors le président Kagame en visite officielle et Berlin avait affirmé ne pouvoir dans ces conditions procéder à l'interpellation.

Le ministère des Affaires étrangères avait invoqué une loi allemande restreignant la compétence de la justice quand il s'agit de représentants d'autres Etats se trouvant en Allemagne à l'invitation du gouvernement allemand, ainsi que de leur délégation.

De source diplomatique, on soulignait dimanche à Berlin que "le Rwanda (avait) été averti à plusieurs reprises récemment que si Mme Kabuye revenait en Allemagne, elle serait arrêtée".

A Kigali, la ministre rwandaise de l'Information Louise Mushikiwabo, également porte-parole du gouvernement, a dénoncé "un abus de la juridiction internationale".

Colonel à la retraite et combattante de la première heure du FPR, Rose Kabuye est très proche du président Kagame et l'accompagne dans tous ses voyages officiels. Après la victoire du FPR, elle était devenue préfet de Kigali jusqu'en 2000 avant de prendre la direction du protocole de la présidence.

Paul Kagame a toujours nié que lui-même ou le FPR aient joué le moindre rôle dans l'attentat contre le président Habyarimana. Cet attentat avait servi de prétexte aux milices extrémistes hutu pour lancer le génocide contre les Tutsi et les Hutu modérés, qui avait fait environ 800.000 morts, selon l'ONU.

Posté par Kongolais à 00:39 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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