Kabila_drapeauLe Président Joseph Kabila Kabange a regagné la capitale lundi venant de Johannesburg, en Afrique du Sud, où il a pris part dimanche à un sommet extraordinaire de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) consacré aux crises

en République Démocratique du Congo (RDC) et au Zimbabwe.

Selon la déclaration finale rendue publique à l’issue du sommet, la SADC s’est dite prête à envoyer « si nécessaire » des troupes de maintien de la paix au Nord-Kivu où l’armée gouvernementale s’affronte aux rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple). La SADC entend aussi fournir une aide immédiate aux forces armées de la RDC où il est prévu l’envoi d’une équipe d’experts régionaux en vue d’évaluer la situation, poursuit la déclaration. La SADC déplore par ailleurs la détérioration de la situation humanitaire dans l’Est de la RDC où le conflit affecte la stabilité et la paix dans cette communauté sous-régionale.

Aussi, la SADC a-t-elle demandé un renforcement du mandat de la MONUC (Mission de l’ONU en RDC).

A l’ouverture du sommet, le Président de l’Afrique du Sud, Kgalema Motlanthe, en sa qualité de président en exercice de la SADC, avait appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la province du Nord-Kivu afin de permettre à l’aide humanitaire d’atteindre les personnes déplacées par le conflit.

Avant de se rendre en Afrique du Sud, le président Joseph Kabila Kabange avait participé vendredi à Nairobi, au Kenya, à une réunion conjointe de la région des Grands lacs, l’Union africaine et les Nations unies sur la situation prévalant dans la province du Nord-Kivu.

La rencontre qui avait connu également la participation du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon,  a recommandé le respect immédiat d’un cessez-le-feu, la mise en place d’un corridor humanitaire et la mise en œuvre immédiate de communiqué conjoint de Nairobi et des Actes d’engagement de Goma.