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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

12 novembre 2008

Pas de répit entre les FARDC et les rebelles

Militaire

La quiétude est loin de gagner la province du Nord-Kivu, où de nouveaux combats opposent l'armée nationale congolaise aux éléments du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) dans le territoire de Tongo situé à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Goma, dans la zone de Rutshuru.

Selon l'agence catholique Misna, le porte-parole militaire de la Monuc Jean-Paul Dietrich a indiqué que les combats actuellement en cours dans la localité de Kabiza ont éclaté hier mardi 11 novembre matin.

" Nous n'avons pas de détails sur les affrontements, ni un bilan des victimes, mais on combat à l'arme lourde et sans interruption depuis plusieurs heures ", à précisé le porte-parole militaire de la mission onusienne en RDC.

Dans la foulée, il a affirmé que les nouvelles diffusées par la presse locale et internationale font état de saccage à grande échelle dont seraient auteurs des éléments armés.

Jean-Paul Dietrich ajoute que ces combattants incontrôlés sont responsables d'actes d'intimidation et de violences à l'endroit de la population civile depuis lundi soir dernier dans plusieurs localités du Nord-Kivu.

La zone dans laquelle ces actes sont commis est celle de Rutshuru, plus précisément à Kanyabayonga, Kaïna et Kirumba. Face à ces traitements inhumains, les habitants n'avaient d'autres solutions que de fuir pour aller se réfugier dans les forêts environnantes.

A en croire notre source, les hélicoptères de la Monuc sont à pied d'œuvre et s'emploient à rétablir le contrôle de la situation dans les trois localités ciblées par ces bandits armés, où sont présents les opérateurs humanitaires de quelques organisations non gouvernementales œuvrant au Kivu et que la Monuc essaie d'évaluer.

Par rapport aux nouvelles faisant état de pillages que les forces loyalistes se seraient adonnés à Kanyabayonga, le ministre de Communication et médias Lambert Mende a fait savoir que les instructions ont été données au commandant de la 8ème région militaire, le général vainqueur Mayala pour vérifier ces allégations.

" A l'heure qu'il est, a noté Lambert Mende, aucun fait ne le prouve. L'homme congolais est étonné du tapage fait autour de ces rumeurs de la part de quelques inciviques, alors que de massacres et tueries de milliers de Congolais sans défense perpétrés par les hommes de Nkundabatware à Rutshuru et à ailleurs ont à peine été évoqués ".

Le ministre de Communication et médias est formel, tout élément des FARDC qui sera pris en flagrant délit de pillage sera déféré devant la Cour militaire qui devra statuer sur son sort.

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De GUCHT sous pression

Karel_de_Gutch

Dans une édition en ligne de La Libre Belgique, sous la plume de An.H, il est fait étalage d’un procès sensible, susceptible d’éclabousser le ministre des Affaires étrangères belge, M. Karel De Gucht. Un procès dont Mme De Gucht, la juge de police Mireille Schreurs, se trouve au cœur des débats.

Le parquet général de Gand a ouvert une enquête sur un présumé délit d’initié commis par Mme De Gucht. Le ministre s’expliquera jeudi au Parlement. Reynders s’interroge: De Gucht pourra-t-il se défendre tout en restant ministre?

Des palais des maharadjahs à celui de la Nation, le thermomètre va forcément chuter. Le retour d’Inde du ministre Open VLD des Affaires étrangères, Karel de Gucht (et de madame), où il accompagnait le Roi en visite d’Etat, s’annonce chahuté. On l’attend de pied ferme, au Parlement, pour l’entendre s’expliquer à propos des actions Fortis vendues par son épouse quelques heures avant la vente du groupe bancaire et l’effondrement de son cours en Bourse.

EN CONNAISSANCE DE CAUSE?

Le quotidien «De Tijd» annonçait samedi que le parquet de Gand avait ouvert une enquête sur un délit d’initié présumé commis par la femme du ministre des Affaires étrangères. Après la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) - le surveillant de la Finance -, c’est donc le parquet qui enquête pour savoir si l’épouse de M.De Gucht, la juge de police Mireille Schreurs, a revendu, en connaissance de cause, un paquet de 2 000 actions Fortis le 3octobre dernier, à l’agence de Berlare, quelques heures avant que le gouvernement annonce le démantèlement de la banque.

Le parquet général de Gand (l’intéressée étant magistrate, il y a «privilège de juridiction») ne comptait pas ouvrir d’enquête sur base d’informations révélées dans la presse. Il attendait une plainte éventuelle de la CBFA. Le Vlaams Belang a brûlé la politesse au surveillant de la Finance. Le ministère public s’est donc saisi de la plainte du VB et a ouvert une enquête.

Depuis l’Inde, Karel De Gucht, qui répète n’avoir rien à se reprocher, a fait savoir qu’il réservait ses commentaires sur les suites judiciaires de l’«affaire» pour le Parlement.

«LA PIRE DES CHOSES»

Quoi qu’il en soit, l’affaire prend un tour de plus en plus politique, provoquant (au minimum) un malaise jusqu’au sein du gouvernement. Sur le plateau du «7ème Jour» (RTBF), le vice-Premier MR, Didier Reynders, n’a pas mis de gants: «Il incombe à Karel De Gucht d’apprécier lui-même la situation mais il faut éviter que l’incertitude se prolonge». Le président du MR s’est montré très clair et même musclé: «Il y a une appréciation que Karel De Gucht doit porter lui-même: si les enquêtes se prolongent, a-t-il la capacité de mener de front sa défense en justice et l’exercice de ses fonctions?» La pire des choses serait que l’on reste longtemps dans l’incertitude, ajoute-t-il.

La participation de M.De Gucht à la décision du gouvernement, même s’il détient des actions Fortis, ne pose aucun problème, selon M.Reynders. «Autre chose est l’utilisation de l’information dont on dispose pour en tirer des conclusions: vendre ou acheter des actions».

Le ministre des Finances a rappelé qu’il avait tout de suite demandé à la Commission Bancaire, Financière et des Assurances d’ouvrir une enquête et que le parquet avait décidé d’en faire de même. «C’est la seule réponse que nous pouvions donner».

PS PLUS «SOFT»

Par comparaison, Elio Di Rupo, président du PS, interrogé dimanche dans «La Dernière Heure», se montrait presque «soft».

«Je n’ai pas l’habitude de m’attaquer aux personnes. Toute la vérité doit être faite sur cette affaire mais il faut que cela se fasse dans la sérénité. La CBFA doit faire son enquête et nous verrons après», a-t-il indiqué. Quand les conclusions seront rendues, il appartiendra à M.De Gucht de se prononcer. «Si j’apprends que Karel De Gucht a utilisé sa fonction de ministre pour que sa femme ou qui que ce soit d’autre y trouve un quelconque avantage, il devra prendre ses responsabilités, ce sera un minimum», a souligné M.Di Rupo.

LA LIBRE BELGIQUE/LP

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La présence des éléments de l’Armée rwandaise sur les fronts l’Est de la RDC n’est plus un secret. Un pan de voile vient d’être

carte_kIVULa présence des éléments de l’Armée rwandaise sur les fronts l’Est de la RDC n’est plus un secret. Un pan de voile vient d’être levé par un conseiller du président Paul Kagame. Joseph Mutaboba n’exclut pas la participation d'anciens soldats rwandais démobilisés aux combats actuels dans l'Est de la République démocratique du Congo en soutien aux éléments du CNDP. Ce n’est pas moins un aveu.

Les preuves apportées par la RDC, lors de la perte suivie de la reprise momentanée de la base de Bunangana, n’ont pas convaincu les sceptiques. A l’époque, le commandement opérationnel des FARDC avait brandi quelques éléments constitutifs de la présence des présumés militaires rwandais sur le terrain des affrontements. Des billets de francs rwandais, des uniformes de militaires ayant appartenu au contingent rwandais dépêché au Darfour, sous la bannière de l’ONU, des notes sur l’utilisation de matériel militaire, ... Les accusations portées par le gouvernement congolais au Conseil de sécurité de l’ONU ne l’ont pas amené à condamner le Rwanda, ni même à reconnaître sa présence sur le théâtre des opérations.

Pendant ce temps, un conseiller de Paul Kagame entrevoit plutôt la possibilité de la présence des éléments démobilisés de l’Armée rwandaise à l’Est de la RDC. Joseph Mutaboba n’exclut pas la participation d'anciens soldats rwandais démobilisés aux combats actuels dans l'Est de la République démocratique du Congo en soutien aux éléments du CNDP. L’évocation de cette éventualité par un officiel démontre, si besoin en était encore, que les éléments rwandais prennent bel et bien part aux affrontements dans l’Est de la RDC.

Subtil, Joseph Mutaboba relativise : «supposer est une chose, avoir une intuition en est une autre, mais apporter une preuve reste la clé». Il ne manque pas d’afficher son cynisme en laissant entendre que «s'il y a des soldats rwandais démobilisés au Congo, il est de la responsabilité, et de la seule responsabilité, du Congo de dire que ces soldats ont été arrêtés pour avoir franchi illégalement la frontière... et de nous avertir».

Personne d’objectif au sein de la communauté internationale ne peut avaler cette couleuvre. Car, démobilisés ou actifs, les militaires rwandais en divagation sur le territoire congolais n’ont pas moins servi sous le drapeau de leur pays. Ils ont pu traverser allègrement la frontière commune, entièrement contrôlée par l’Armée rwandaise, pour prêter main forte à Laurent Nkunda.

En plus de l’obligation faite à la RDC de traquer les FDLR, une autre vient de s’ajouter, celle de rechercher et de se saisir des démobilisés rwandais, déversés dans les rangs de la rébellion nkundiste.

L’évolution du discours rwandais se justifie par les pressions exercées notamment lors du dernier sommet de Nairobi. L’aveu à peine voilé du conseiller de Paul Kagame, permettrait d’assurer le retour, at home, des éléments de l’Armée régulière du Rwanda, évoluant sous la casquette de démobilisés. Toutefois, il appartiendra aux FARDC et à la Monuc de les identifier et de se saisir d’eux.

Les intentions révélées

Contraint à sortir du bois, Joseph Mutaboba révèle finalement les intentions réelles de son pays. «Les FARDC sont avec les FDLR, donc si les forces armées de la RDC nous attaquent, nous devrons répondre de manière très énergique», a-t-il déclaré à nos confrères de Reuters. Et que, pour les combattre, la RDC servirait de terrain d’affrontement.

Kigali reproche aux « partenaires de ne pas être vraiment intéressés à désarmer les rebelles des FDLR et à les renvoyer chez eux». Selon lui, les « partenaires » possèderaient la clé pour parvenir à une solution mais qu’ils ne voudraient pas tourner la clé dans la bonne direction.

Cette rengaine revient constamment. Le Rwanda est déjà intervenu à deux reprises en RDC afin de pourchasser des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui avaient participé au génocide de quelque 800.000 Tutsi et Hutu modérés en 1994. Gare à la répétition de l’histoire. Encadré :

Le président rwandais rend visite à Rose Kabuye dans une prison à Francfort

Le président rwandais Paul Kagame a rendu visite mardi dans une prison de Francfort, en Allemagne, à sa directrice du protocole, Rose Kabuye, arrêtée dimanche en vertu d'un mandat d'arrêt émis par la France, a annoncé à Kigali Radio Rwanda (gouvernementale). « Le président a constaté qu'elle (Rose Kabuye) se porte bien et qu'elle est psychologiquement prête à faire face à cette injustice », a rapporté Radio Rwanda. Mme Kabuye, 47 ans, a été arrêtée sur la base d'un mandat d'arrêt émis par la France, qui la soupçonne d'avoir participé avec d'autres proches du président Kagame à l'attentat contre l'avion du président hutu rwandais Juvénal Habyarimana, élément déclencheur du génocide de 1994. Arrêtée dimanche à son arrivée à l'aéroport de Francfort (ouest), où elle venait préparer une visite "privée" de M. Kagame selon Berlin, elle a été placée sous écrou extraditionnel à la prison pour femmes de Francfort. Mardi, Mme Kabuye a confirmé sa disposition à être extradée vers la France, ce qui pourrait avoir lieu en fin de semaine, a déclaré à l'AFP une procureure allemande.

Toute la vérité

Pourquoi Rose Kabuye, qui se savait faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la part d’un juge français, et qui avait déjà été inquiétée en Allemagne a-t-elle effectué le voyage de Francfort ? Selon des sources, elle devait négocier la libération de Tribert Ayabatwa. Le personnage est détenteur de plusieurs passeports notamment congolais, rwandais, ougandais, … Arrêté à Londres pour fraude, Rose Kabuye devrait obtenir sa relaxation pour des raisons non connues.

Source : le Potentiel/Kinshasa 

Posté par Kongolais à 09:12 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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