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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

13 novembre 2008

L’OIM va s’occuper de la mise en place de la police des frontières en RDC

passeportL’Organisation internationale de migration (OIM) va s’occuper de la mise en place de la police des frontières en République Démocratique du Congo (RDC), notamment dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, en Ituri (province Orientale) et au Katanga, a-t-on appris à l’issue d’un entretien, jeudi, entre le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Célestin Mbuyu Kabangu, et le chef de la mission de l’OIM en RDC, Bob Rodrigus.

En ce qui concerne la réforme de la Police nationale congolaise (PNC), l’OIM s’occupera de la gestion des ressources humaines en vue de permettre à le PNC de maîtriser les effectifs et de planifier les retraites. Ces deux projets entrent dans le cadre d’un contrat entre l’OIM et le gouvernement congolais à travers le ministère de l’Intérieur et de la sécurité.

Le premier projet relatif à la police des frontières dont le financement sera assuré par le Japon, les Etats-Unis et l’USAID nécessitera près de six (6) millions de dollars, tandis que le bailleur de fonds du deuxième projet de l’ordre de neuf (9) millions de dollars est l’Union européenne.

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La mafia de l’ONU en République démocratique du Congo

UNlogoVéritable organisation d’occupation, l’ONU est omniprésente dans la capitale de la République Démocratique du Congo, sous les traits de la MONUC, depuis bientôt 10 ans. La Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo a établi son siège à Kinshasa, durant la période trouble qui a suivi la chute du président Mobutu et la prise de pouvoir par Laurent désiré Kabila, dont les troupes étrangères (du Rwanda et de l’Ouganda essentiellement) ont apporté sur le sol congolais une série de conflits, qui perdurent encore aujourd’hui dans l’Est du pays.

La MONUC était sensée pacifier un territoire dont les richesses constituent un enjeu mondial. Les conflits n’ont jamais cessé, se muant même en rébellion chronique avec les troupes de Laurent Nkunda qui se battent contre l’armée régulière et occupe le sud du Kivu, alors que dans le même temps, le personnel et les infrastructures de la MONUC à Kinshasa, c’est-à-dire très loin de la zone des conflits, ne cesse d’augmenter.

La MONUC est absolument partout dans la capitale, elle étale ses richesses, son pouvoir, à travers un parc automobile et immobilier impressionnants. Des condominiums, où résidences fermées, des villas de luxe, des immeubles aux loyers exorbitants ont été construits ou réquisitionnés expressément pour ses privilégiés, qui peuvent payer plus de 5000 $ de loyer sans ciller. Cette clientèle fait la fortune des riches constructeurs Libanais et des propriétaires congolais, et provoque par la même occasion une flambée des prix de l’immobilier telle que le Congolais moyen ne peut même plus se loger.

Il y a 6 ans, avec un salaire de 1 500 $ dollars on était riche en RDC, car même les villas de plus de 5 chambres ne se louaient pas à plus de 300 $. Depuis l’arrivée de la MONUC, qui peut offrir à son personnel un an de loyer à 5 000 $/mois , payé à l’avance, les Congolais de classe moyenne sont obligés de débourser les mêmes sommes, dans les même conditions, pour pouvoir se loger. Les locaux de la MONUC s’étalent sur de nombreux sites et sur des milliers de mètres carrés. Un véritable Etat dans l’Etat, avec son économie parallèle, dont on pourrait pardonner l’arrogance si on en connaissait l’utilité. Car depuis maintenant 9 ans, tout le monde se demande : « Que fait la MONUC en RDC ? ».

Entendez par là, que fait la MONUC en RDC à part se pavaner dans toutes les boîtes de nuit, les restaurants chics et les quartiers chauds de la capitale, au bras de « petites ». Avec l’arrivée permanente d’effectifs de la MONUC chaque année, la prostitution à Kinshasa ne se cache plus, pire elle a trouvé dans les largesses des « soldats de la paix » une certaine légitimité. De nombreux bars et boîtes de nuit se sont lancés sur le créneau de cette clientèle oisive et surpayée, et déclarent sans détour faire leur beurre sur l’ONU. Un célèbre bar connu pour être fréquenté par des prostituées, le « 3615 », a été à l’origine, pendant plus de 2 ans, d’embouteillages monstres sur l’artère principale de la ville, car des centaines de Jeeps, estampillées UN (ONU), stationnaient devant sur plus d’un kilomètre. Le scandale a atteint un niveau tel que les dirigeants de l’ONU ont été obligés de demander à leur personnel de faire preuve de plus de « discrétion »….

Rappelons que le plus gros du personnel de la MONUC se trouve dans la capitale, où il n’y a aucun conflit. En revanche, ses services sont montrés du doigts dans de nombreux reportages télévisés concernant des conflits sociaux. Le « petit personnel » congolais de la MONUC, c’est-à-dire domestiques, vigiles, gardes, etc. ne touche que 9 $ (environ 6, 5 €) par jour et se plaint régulièrement de ce petit salaire qui n’est pas toujours versé, alors qu’il suffit de sortir le soir pour voir les MONUSIENS claquer 200 à 300 $ de restaurants tous les soirs. L’humanitarisme est donc très loin des préoccupations de la MONUC, qui ressemble davantage au « job de rêve sous les cocotiers ». Les bureaucrates et les soldats de paille de la MONUC sont les rois du pétrole au Congo-Kinshasa.

Excédées, la population et la presse ne cachent plus leur hostilité à l’égard de la MONUC et de nombreux journaux réclament le départ de l’organisation, qui, elle, profite du conflit au Kivu pour s’installer confortablement dans le pays. Un conflit auquel la MONUC prend part de manière surprenante. Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse, avec preuves à l’appui, mais qui ne lui ont valu jusqu’ici qu’une petite tape sur les doigts de la part des dirigeants de l’ONU. Tout comme les mêmes dirigeants ont estimé il y a 2 ans que les "soldats de la paix" impliqués dans les viols et abus sexuels sur mineurs, filmés par eux-mêmes, dans la même zone de conflit, ne méritaient pas plus qu’un petit blâme….

Le chef du contingent indien a déclaré publiquement ( c’est-à-dire devant les micros de la télévision nationale congolaise) son soutien à Laurent Nkunda, dont les troupes déstabilisent l’est du pays depuis 5 ans, car il faut bien dire que cette guérilla arrange bien les trafics de ce contingent, totalement indépendant et incontrôlable. Cette dissidence donne même lieu à des situations totalement burlesques, qui voient le dit contingent se battre contre d’autres contingents de la MONUC (bataille rangée contre le contingent sénégalais notamment, au début du mois d’octobre 2008) pour protéger ses petites affaires.

Les populations multiplient les appels au secours et réclament au gouvernement congolais, totalement ligoté par l’ONU, le retrait des troupes de la MONUC de cette région, où elles créent et enveniment plus de conflits qu’elles n’en « pacifient ». Et l’’actualité ne fait que leur donner raison. Alors que le conflit se durcit, que viols et massacres de civils sont commis sous les yeux impassibles des troupes de la MONUC, qui pourrait écraser sans effort guérilla, l’organisation se contente comme toujours de faire dans la diplomatie, avec l’organisation vendredi dernier d’un sommet sur le conflit en RDC à Nairobi, qui a accouché d’un "cessez-le-feu immédiat !", aussitôt violé.

A quoi sert donc l’ONU si ses troupes persécutent des populations qu’elles sont sensées secourir ? A quoi sert donc la MONUC, qui a installé un véritable « Club Med » en RDC ? Sa présence sur le sol congolais est tout simplement abusive et injustifiée. Le rôle de l’ONU semble se limiter à faire de la communication et du marketing sur les droits de l’homme, mais surtout à protéger les intérêts des Occidentaux en RDC. Ce pays, assis sur des ressources mondialement convoitées a manifesté clairement son désir de changer de partenaires commerciaux et politique en faisant appel à la Chine en début d’année. Prise de distances, peu appréciée par la Banque Mondiale, le FMI ou encore l’ex-métropole, la Belgique, et qui lui a certainement valu cette épée de Damoclès qu’est le conflit dans l’Est, savamment entrenue par l’ONU, qui ne cesse de renforcer sa main-mise sur le pays.

L’action de l’ONU en RDC fait écho aux nombreux scandales dénoncés à Haïti ou encore en Côte d’ivoire lors des conflits de 2002.Quelle instance pourra donc réguler et contrôler, voir sanctionner, l’action et les abus des organisations internationales, lorsqu’elles n’assurent plus, ou plutôt alors qu’elles n’ont jamais assuré ce rôle ?

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Le Conseil supérieur de la défense exhorte les éléments des FARDC à ne pas céder à l’intoxication

drapeauLe Conseil supérieur de la défense présidé, mercredi au Palais de la nation, par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a encouragé les éléments des FARDC qui se donnent corps et âmes à la défense de la patrie et de la population et les exhorte à ne pas céder à l’intoxication, à la désinformation et au séparatisme.

Le communiqué de presse du ministère de la Défense nationale remis à l’ACP fait état des enquêtes qui sont initiées pour sanctionner les coupables avérés des exactions sur la population, conformément au règlement de discipline militaire. Des dispositions sont prises pour améliorer l’encadrement des troupes et le gouvernement a été sensibilisé pour appuyer davantage l’armée, souligne le communiqué.

Après avoir passé en revue la situation générale du pays, le conseil a noté l’accroissement des attaques par l’ennemi à l’Est du pays, particulièrement dans le Nord-Kivu, contrairement aux accords de paix Amani et du communiqué de Nairobi. Cette situation, note le communiqué, a entraîné des déplacements dramatiques des populations, aggravant leurs souffrances par l’augmentation des viols, de la famine et des massacres. Le conseil a noté avec satisfaction l’apport de la communauté internationale et du gouvernement aux populations déplacées dans le cadre de l’assistance humanitaire.

Le Premier ministre Adolphe Muzito, MM. Célestin Mbuyu, ministre de l’Intérieur et sécurité, Mwando Simba, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères, le général-major Didier Etumba, chef d’état-major de la Force navale, le général-major Massamba Mussungu, chef d’état-major de la Force aérienne et le général de brigade Célestin Mbala, chef d’état-major particulier du Président de la République ont assisté à cette rencontre. 

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Muzito tape du poing sur la table

MuzitoRestauration de la discipline au sein de l’armée. Telle est la décision prise par le Premier ministre, Adolphe Muzito, après la réunion du Conseil supérieur de la défense, et la séance de travail qu’il a eue avec le ministre de la Défense, de la Justice ainsi que l’Auditeur général de FARDC. Décision ferme pour mettre un terme aux actes de pillage, de vandalisme et les détournements de fonds observés ces derniers jours au sein des FARDC.

Le Premier ministre, Adolphe Muzito vient de taper du poing sur la table. Choqué par les actes de pillage et de vandalisme commis par certains éléments de nos forces armées opérant dans l'Est du pays, en plus des détournements massifs de fonds destinés aux militaires par leurs officiers, le Premier ministre a eu une importante séance de travail avec MM. Mwando Nsimba et Luzolo Mbambi Ntesa, respectivement ministres de la Défense et de la Justice. Etait également associé à cette rencontre, l'Auditeur général des FARDC, le général Joseph Ponde.

Le Premier ministre a saisi cette opportunité pour leur faire part de son vif mécontentement à la suite de ce comportement anti-patriotique. Il a invité ses interlocuteurs à mettre tout en oeuvre pour prendre des mesures qui s’imposent afin de faire régner la discipline militaire et éventuellement entamer des actions de poursuites judiciaires à l’endroit de tous ceux qui seront reconnus coupables de ces actes gravissimes contraires à la discipline militaire.

Pour étayer ses propos, il a présenté à ses collaborateurs, particulièrement à l’Auditeur général, un kit de ration alimentaire destiné aux militaires au front mais vendu dans un magasin de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Il a donc dénoncé ce comportement indigne de certains officiers de l'armée. La discipline étant la mère des armées, le Premier ministre attend qu’ils soient sévèrement sanctionnés conformément aux textes en la matière.

LE CONSEIL SUPERIEUR DE LA DEFENSE

Mais auparavant, le Premier ministre a pris part à la réunion du Conseil supérieur de la défense, présidée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Au cours de cette importante séance de travail, il a été question de l’état des lieux de la situation générale du pays. Plus particulièrement de l’état de guerre qui prévaut dans la partie Est du pays.

A ce sujet, le Conseil supérieur de la défense s’est longuement appesanti sur la gravité de la situation, surtout la dégradation des conditions de vie avec cette vague des populations jetées dans la rue et forêt. Le Conseil supérieur de la défense s’est attardé sérieusement sur des actes de violence commis à l’endroit des populations. Aussi, a-t-il arrêté des décisions à instruire au niveau des responsables pour que la discipline soit observée au sein des FARDC. Partant, et en conformité avec la discipline militaire, prendre sans hésitation des sanctions qui s’imposent.

Enfin, le Conseil supérieur de la défense a pris acte des soutiens diplomatiques à l’endroit de la RDC en ces moments difficiles marqués par cette guerre injuste. Soutiens manifestés aussi bien lors des sommets de Nairobi, de Johannesburg dans le cadre de la SADC que dernièrement à Bruxelles avec la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne et de l’Union africaine. Des options ont été levées pour mieux gérer ces soutiens à tous les niveaux des institutions nationales en vue du retour rapide de la paix en République démocratique du Congo.

L’ASSEMBLEE NATIONALE ENTENDUE

Au regard de ce qui précède, il est heureux de constater que l’Assemblée nationale a été entendue. Pas plus tard que mardi dernier, lors de sa plénière, l’Assemblée nationale a stigmatisé ce comportement anti-patriotique, dénoncé à vive voix tous ces méfaits, jusqu’à décider d’adresser une lettre au Premier ministre pour des explications plus convaincantes.

La réunion du Conseil supérieur de la défense et la colère du Premier ministre rencontrent ainsi les préoccupations des députés nationaux. Mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. La satisfaction sera grande si les coupables sont arrêtés, traduits devant la justice pour qu’ils répondent de ces actes ignobles, criminels commis à l’endroit de paisibles populations afin qu’ils ne fassent pas des émules de mauvais goût. En temps de guerre, sans pour autant chercher à anticiper sur les arrêts de justice, il ne s’agit rien d’autre que de la haute trahison.

Dans le même ordre d’idées, des enquêtes doivent être initiées pour connaître les origines de tout ce luxe, mais insolent, de quelques responsables de l’armée. Entre-temps, saisir les instances judiciaires internationales pour se pencher sur les massacres de Kiwanja, comme l’ont vivement recommandé les responsables de l’ONU.

Agir dans ce sens serait faire le tour complet de la table des sanctions. Il y va de l’intérieur supérieur de la Nation, de la dignité du peuple congolais, et bien sûr de la crédibilité des institutions nationales.

Source : Le Potentiel/Kinshasa 

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BELGIQUE/RDC : le dégel se confirme

Karel_de_GUCHTLe premier ministre, Yves Leterme, a pris connaissance de la lettre qui lui a été adressée par le président congolais Joseph Kabila - qui souhaite une normalisation des relations entre la Belgique et la République démocratique du Congo (RDC) -, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, en commission de la Chambre.

"J'en discuterai demain avec le premier ministre pour voir comment y réagir", a déclaré M. De Gucht en commission des Relations extérieures de la Chambre.

Cette lettre a été remise lundi par M. Kabila au ministre de la Coopération au développement, Charles Michel, à l'issue d'une visite impromptue à Kinshasa.

Sans guère s'étendre sur son contenu, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que lui aussi était favorable à une normalisation des relations entre la Belgique et la RDC, mais pas à n'importes quelles conditions: "La normalisation, cela ne veut pas dire que l'on va se mettre à genoux

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l'Angola annonce l'envoie de ses troupes en RDC

Drapeau_AngolaL'Angola mobilise. Luanda a annoncé mercredi l'envoi de troupes dans l'est du Congo-Kinshasa, réveillant la crainte d'une nouvelle guerre régionale pour les richesses des deux Kivu, où l'armée régulière congolaise se livre à des pillages.

Le vice-ministre angolais des Affaires étrangères Georges Chicoty n'a pas précisé le nombre de soldats qui composeront le contingent, ni la nature de leur mission. Il n'a pas dit non plus s'ils agiraient au sein d'une force de maintien de la paix ou s'ils soutiendraient le gouvernement congolais dans sa lutte contre les rebelles dirigés par l'ancien général Laurent Nkunda. Il a fait cette annonce à la radio nationale angolaise.

La présence de soldats angolais dans la région serait considérée comme une provocation pour le Rwanda, qui a combattu les Angolais pendant la sanglante guerre du Congo, qui a duré de 1998 à 2002. Ce conflit a déchiré le pays en véritables fiefs, avec des rebelles soutenus par l'Ouganda et le Rwanda contrôlant de vastes territoires riches en café, en or et en étain dans l'Est. A l'époque, l'Angola et le Zimbabwe avaient envoyé des chars et des avions de chasse pour soutenir le gouvernement de Kinshasa en échange d'un accès aux lucratives mines de diamants et de cuivre dans le Sud et l'Ouest.

Le Congo a demandé à l'Angola une aide politique et militaire le 29 octobre. Les rebelles de Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda se sont arrêtés aux portes de la capitale provinciale du Nord-Kivu, Goma.

Les affrontements entre rebelles et forces régulières, qui s'intensifiaient depuis fin août, ont contraint au moins 250.000 personnes à l'exode malgré la présence de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), forte de 17.000 hommes, ce qui en fait la plus importante force de maintien de la paix de l'ONU dans le monde.

Selon des responsables de l'ONU, les rebelles, ainsi que les forces gouvernementales et les milices pro-gouvernementales, ont commis crimes et exactions contre les civils.

Après une réunion à huis clos mardi, les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU et l'ambassadeur congolais ont annoncé qu'il existait un consensus sur la nécessité de renforcer la MONUC, qui a été incapable d'arrêter les combats ou l'avance des rebelles.

"L'idée est plus ou moins approuvée", a déclaré l'ambassadeur du Congo Ileka Atoki, en ajoutant que le Conseil attendait un autre rapport sur la RDC la semaine prochaine du secrétaire général Ban Ki-moon.

Sur le terrain, une fusillade a éclaté mardi soir, au nord de Goma, à Kibati, où au moins 75.000 personnes fuyant les combats ont trouvé refuge et où rebelles et forces gouvernementales se font face.

"Il y a une énorme tension parce qu'il y a tellement de gens ici et que c'est si proche de Goma", a confié le porte-parole de la MONUC, le colonel Jean-Paul Dietrich.

Au nord de Kibati, mercredi, les corps de deux soldats du gouvernement, morts, gisaient au milieu de la route, près d'un poste de contrôle des insurgés.

Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, est assiégée par les rebelles de Laurent Nkunda depuis l'offensive majeure lancée à la fin août. Arrivées aux portes de Goma, les forces rebelles ont déclaré un cessez-le-feu unilatéral le 29 octobre, mais plusieurs affrontements sporadiques avec l'armée de Kinshasa et les milices pro-gouvernementales Maï-Maï ou milices hutues ont eu lieu depuis. Laurent Nkunda s'est autoproclamé ces dernières années protecteur des tutsis congolais contre les milices hutues rwandaises, opérant dans l'est de la RDC depuis le génocide de 1994 au Rwanda voisin.

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Charles Onana : "Les secrets de la justice internationale"

onanaDans un livre préfacé par Pierre Péan, mais ayant suscité moins de polémique que celui de Pierre Péan, Charles Onana revient sur le génocide rwandais avec un livre défendant une thèse susceptible de faire polémique : le génocide n'aurait pas été planifié par les Hutu, et le monde entier aurait été trompé sur cette tragédie. Charles Onana a accepté de répondre à nos questions

Vous publiez un livre bouleversant sur le TPIR et la tragédie du Rwanda. Plus de dix ans après, vous révélez qu'il n'y a jamais eu de planification d'un génocide par les Hutu et que le fax du général canadien, Roméo Dallaire, sur la planification du génocide est inexistant à l'ONU. Pensez-vous que le monde entier a été trompé sur la tragédie du Rwanda ?

Oui, l'ensemble de la planète a été trompé et manipulé. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de morts au Rwanda mais je dis que ce qui s'est passé en 1994 est une guerre entre Hutu et Tutsi, que chaque groupe a tué et que chaque groupe a eu des victimes. Je publie les rapports des diplomates de l'ONU y compris les correspondances de l'ancien Secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros Ghali qui décrivent exactement ce qui se passe sur le terrain au mois d'avril 1994. Le mensonge et la manipulation ont fait croire au monde entier que cela était un génocide planifié par les Hutu contre les Tutsi. Aujourd'hui, j'apporte la preuve, à travers le tribunal pénal international, que c'est faux et que l'on condamne plusieurs personnes à perpétuité sur la base de faux et usage de faux. En 2000 le rapport d'experts de l'OUA sur le Rwanda disait ceci :

« A notre connaissance, il n'existe aucun document, aucun procès verbal de réunion et aucune autre preuve qui mette le doigt sur un moment précis où certains individus, dans le cadre d'un plan directeur, auraient décidé d'éliminer les Tutsi ». Aucun chercheur rigoureux et impartial ne peut examiner le dossier de la « planification du génocide » au Rwanda sans rechercher des dates précises, des témoignages précis et des preuves irréfutables. C'est ce qui a été fait par des fonctionnaires de l'ONU.

C'est en 1995 que M. Kahn, chef de la MINUAR, diligente une enquête interne et demande la vérification de tous les télégrammes, fax, et autres correspondances échangés entre Kigali et New York. Il veut savoir si le prétendu fax alarmant du général Dallaire sur la « planification d'un génocide » au Rwanda a été négligé. Il cherche surtout à savoir comment une information aussi importante qu'une « planification de génocide » a pu échapper à l'attention de tous les fonctionnaires de l'ONU. Il crée donc une commission d'enquête composée de trois officiers supérieurs. Le 9 novembre 1995, une note de l'un de ces officiers, le colonel J Fletcher, au représentant spécial du Secrétaire général, détaille tous les câbles de Dallaire à l'ONU depuis décembre 1993. Le 20 novembre 1995, M. Kahn rend à son tour son rapport, non seulement sur le fax de Dallaire mais aussi sur la planification du génocide :

« il n'y a eu aucune information ni indication d'un génocide planifié ». Depuis 1995, à l'ONU, tout le monde s'est assis sur ce rapport car c'est la première bombe qui explose le mensonge d'un génocide planifié contre les Tutsi en 1994. Je publie pour la première fois ce document. Ceci signifie qu'on a menti au monde entier depuis dix ans.

Pour mesurer le degré de mensonge du général Dallaire lui-même à propos de son pseudo fax alarmant sur la « planification du génocide », on peut simplement observer ce qu'il dit lorsqu'il est interrogé le 14 septembre 1994 à la télévision canadienne. A la question : « Est-ce que selon vous, il y a eu un génocide au Rwanda, c'est-à-dire l'exécution d'un plan pour éliminer l'ethnie Tutsi ? », Dallaire répond : « Je pense que le débordement qu'on a vu a été au-delà de pouvoir être conçu. Mais qu'il y avait un processus de destruction politique modérée, oui. Que après ça, il y eut un enchaînement d'hystérie et de réactions de base, des gens et aussi qui ont été enflammés par des éléments extrémistes, oui aussi. Mais jamais je pense que personne n'aurait pu planifier l'ampleur des massacres ». Sans commentaire !

Vous ne pensez pas que ce livre provoquera la polémique ?

Il provoque plutôt un malaise général. J'ai mené une enquête froide et impitoyable sur le plus grand mensonge que l'Afrique et le monde ont connu depuis la fin de seconde guerre mondiale. Le malaise vient du fait que j'aligne des faits, des documents inédits et des preuves irréfutables. Je comprends pourquoi toutes les personnes mises en cause dans mon livre sont obligées de se taire. Ils craignent tous le scandale, un scandale international.

Parmi les personnes et organismes que vous mettez en cause, il y a aussi des Français tels Jean-Pierre Chrétien, Jean-François Dupaquier et même l'Association Survie.

Vous savez, Cheikh Anta Diop disait en 1984 que, sur des sujets controversés, les Africains doivent être capables, par leurs propres investigations intellectuelles, d'accéder à la vérité. Et que les idéologues perdront leur temps parce qu'ils auront rencontré des intelligences capables de leur tenir tête sur le plan de la recherche de la vérité. Et souvenez-vous que ce Jean-Pierre Chrétien avait déclenché une campagne féroce, presque raciste à l'égard d'un disciple de Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga. Ce Jean-Pierre Chrétien a aussi déclenché contre-moi une campagne féroce au point d'interdire ma présence au festival du scoop et du journalisme d'Angers. Il a menacé le responsable de ce festival de représailles et de faire retirer le parrainage du CNRS si ma présence à ce festival était confirmée.

Mais pourquoi vous attaque-il avec tant de violence ?

Parce que ce pseudo expert de l'Afrique et du Rwanda a une piètre connaissance du dossier rwandais et ma présence dans un débat public face à lui allait prouver son incompétence et surtout sa malhonnêteté intellectuelle. Je donne des détails précis sur son travail dans mon livre et il ne peut me contredire. Pour remettre les pendules à l'heure, j'ai préféré enquêter sur ce Jean-Pierre Chrétien, sur son expertise réelle dans l'affaire du Rwanda et sur son niveau de connaissances sur l'Afrique.

Alors quelles sont vos découvertes ?

Cet homme est né le 18 septembre 1937 à Lille. Après l'obtention d'une agrégation d'histoire en 1962, Jean-Pierre Chrétien, nostalgique de l'époque coloniale, a décidé de poursuivre sa carrière en Afrique. C'est ainsi qu'il choisit de s'installer au Burundi. Pendant quatre ans (1964-1968), il enseigne l'histoire dans ce pays. En fait, l'Afrique lui sert de tremplin car il craint de finir sa vie comme professeur au lycée Fontenelle de Rouen. Pour gonfler son parcours, il devient enseignant à l'Ecole Normale Supérieure du Burundi au titre de la coopération. C'est ce qui lui permettra de revenir rapidement en France pour négocier une place d'assistant à l'université de Lille III. En trois ans seulement et avec une simple agrégation de l'enseignement secondaire, Jean-Pierre Chrétien passe, grâce à l'Afrique, de professeur de lycée à maître-assistant à l'université. Il n'a donc sur son curriculum vitae ni DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) ni doctorat. Voilà pour son CV.

Lorsque arrive le drame du Rwanda en 1994, M. Chrétien s'auto-désigne « expert » du Rwanda. En réalité, il travaille surtout comme sous-traitant pour deux associations de « délateurs-menteurs », proches du gouvernement rwandais : les associations Ibuka et Survie. Il décide de s'attaquer à un certain nombre de personnes qu'il considère comme des responsables du génocide. En clair, Jean-Pierre Chrétien commence à fabriquer des « coupables » du génocide rwandais. Ce que veut son protecteur Paul Kagame.

Dès 1995, il jette son dévolu sur un prêtre rwandais réfugié en France, le père Wenceslas Munyeshyaka. Pour briser la vie et la carrière de ce prêtre rwandais, Jean-Pierre Chrétien appelle ses amis et ils vont manifester le dimanche devant l'église où ce prêtre dit la messe. Cette méthode va profondément choquer les fidèles présents à l'église. Mon enquête auprès de la préfecture de police de Pontoise, lieu de résidence de M. Dupaquier, m'a réservé bien des surprises. J'ai par exemple découvert l'association Mémorial international dirigée par M. et Mme Dupaquier dont Jean-Pierre Chrétien est le vice-président. Une véritable association de militants pro tutsi qui se moque éperdument des victimes françaises et du sort des veuves françaises de l'attentat du 6 avril 1994 mais qui agresse partout les Hutu innocents. Alors, le vice-président du Mémorial, Jean-Pierre Chrétien, est-il un chercheur impartial ou un militant invétéré ? Je vais vous donner d'autres précisions.

En 1998, l'ancien directeur de recherche du CNRS, Jean-Pierre Chrétien, fatigué de traquer un prêtre rwandais en France, décide d'attaquer une nouvelle victime en Suisse. Il s'agit de l'ancien ministre rwandais de la Défense, M. James Gasana. Une enquête conduite simultanément par l'auditeur militaire en chef de l'armée suisse et par un expert indépendant, M. Wirz, professeur d'histoire africaine à l'université Humboldt de Berlin, aboutit à la conclusion sans équivoque de l'innocence de James Gasana dans le « génocide » du Rwanda. Le Conseil fédéral suisse rend définitivement son avis en déclarant que James Gasana n'a en rien participé à la marche du Rwanda vers le chaos. Dès que M. Chrétien a déclenché sa campagne contre ce Rwandais, il a perdu son travail alors qu'il avait des enfants à nourrir. Voilà le travail lamentable de ce chercheur. Il faut dire qu'il a affaibli le niveau de la recherche française sur le Rwanda avec des méthodes de ce genre.

Mais pourquoi Jean-Pierre Chrétien et ses amis mènent-ils des actions aussi brutales contre des gens qu'ils doivent, d'après vous, quelque part savoir innocents ?

Jean-Pierre Chrétien et de Jean-François Dupaquier sont avides d'argent. Ils ont gagné beaucoup d'argent en mentant à outrance et en faisant condamner des innocents au TPIR. Ce sont des colons sans scrupules. Savez-vous que Jean-Pierre Chrétien était payé 7500 dollars par mois de travail, soit 200 dollars par jour de travail d'après son contrat daté du 8 octobre 2001 et que Jean-François Dupaquier a touché 18 000 dollars du 1er juillet au 31 octobre 2001, soit 200 dollars par jour de travail. Au mois de novembre 2001, il touche 6000 dollars pour un piètre travail partisan. Certains des contrats évoqués ont transité par l'association Survie en provenance du TPIR sous le numéro de fax 43 20 55 58 de cette association. Voilà ce que les Africains de bonne foi ignorent de cette bande de menteurs et de manipulateurs.

Ils véhiculent à travers l'affaire rwandaise, le discours raciste de « la barbarie nègre » cher à certains colons. Ce sont les colons « du génocide » rwandais, qui sous le masque d'expert distille méthodiquement leur haine raciale au nez et à la barbe des Africains inconscients de ceux qu'ils font. Et l'association Survie leur sert de bunker colonial. C'est dans les bureaux de l'association Survie qu'ils vont émettre des fax de menace contre le procureur Carla del Ponte. Par exemple, le 7 mars 2000 à 12h23, Survie ouvre la ligne de fax numéro : 01 43 20 55 58 pour que de faux experts se défoulent sur Carla del Ponte.

Défendre la justice, c'est défendre la vérité en toute impartialité. Chez Survie, le travail de vérité se fait plutôt dans la sélectivité et la connivence, le parti pris et la publicité mensongère. Cette étrange association qui ne jure que par « la défense de l'Afrique », est devenu le cabinet noir de Kagame à Paris. Leur noir silence sur le massacre des Congolais par l'armée de Kagame est stupéfiant. Le noir silence de Survie est encore plus cruel lorsque le même Kagame jette arbitrairement en prison son ancien collaborateur et meilleur ami de l'association, Pasteur Bizimungu, ancien président de la République rwandaise. Le feu président de l'association Survie, François-Xavier Vershave, n'avait jamais mis les pieds en Afrique pour voir comment vivent les Africains. La seule et unique fois qu'il s'y est rendu c'était pour voir son ami dictateur Paul Kagame et recevoir des ordres pour faire la publicité des Tutsi de l'APR à Paris. De nombreux Africains ignorent le travail occulte des cette étrange association qui n'a aucun Africain dans sa direction. Dommage pour ces amis de la Françafrique qui adorent tant les Africains et sont prêts à mourir pour eux.

Ce que je dis dans mon livre c'est que Survie a joué sur l'émotion et sur la souffrance objective des Africains. Survie l'a bien exploitée en utilisant l'image des héros des indépendances africaines et de la lutte anticolonialiste. Survie a ainsi obtenu un blanc-seing des Africains. Voilà la clef de la manipulation. C'est en s'appuyant sur les grands noms de l'Afrique et sur le colonialisme français que Survie recrute les Africains à tours de bras. C'est sur cette « fraternité coloniale » que Survie fait cuire ses épinards en y mettant beaucoup de beurre.

Vous publiez aussi deux rapports de la CIA sur l'attentat.

Je publie certes les rapports de la CIA sur cette tragédie mais surtout les correspondances de la compagnie d'assurance britannique Lloyds qui a payé plus de 2 millions de dollars aux familles des victimes de l'attentat du 6 avril 1994 et l'argent a été détourné par l'actuel gouvernement rwandais. J'ai obtenu une tonne de documents de preuve sur cette affaire.

Revenons sur le problème Hutu-Tutsi. En lisant votre livre on constate que leur haine est ancienne. Pouvez-vous nous dire brièvement l'origine de leur conflit.

Peu de personnes savent que, avant 1960, il a régné pendant longtemps au Rwanda, une monarchie tutsi qui a fait des hutu les serfs des grands seigneurs tutsi. Ils les traitaient comme des esclaves qui n'avaient pas accès ni à la sphère politique, ni au pouvoir économique. Ils étaient brutalisés et soumis à des lois racistes. C'est pour mettre fin à ce système cruel de servage que les Hutu se sont organisés en 1959 avec ce que l'on appelle « la Révolution sociale » qui a mené à la fin de la monarchie et à l'avènement d'une République. Ce combat coïncidait avec la lutte pour les indépendances et les Belges qui soutenaient jusqu'alors les Tutsi et s'étaient appuyés sur leur système monarchique pour dominer le Rwanda, ont changé leur fusil d'épaule et ont décidé de soutenir les Hutu qui refusaient d'être écrasés. Les Belges ont compris que pour maintenir leur pouvoir sur le Rwanda, il leur fallait soutenir les Hutus majoritaires. Voilà l'origine de la haine Hutu-Tutsi. En 1994, les Belges savent que les Tutsi vont reprendre le pouvoir avec l'appui de l'Ouganda et des Etats-Unis et une fois de plus, ils changent de camp et soutiennent à nouveau les Tutsi. Voilà les raisons pour lesquelles tout le monde ment sur les événements qui sont survenus dans ce pays en 1994.

Vous revenez sur l'attentat du 6 avril 1994 avec d'autres révélations et témoignages. Mais pourquoi la communauté internationale se tait sur cet attentat qui a tout déclenché ? Tout le monde est embarrassé. Deux chefs d'Etat de pays membres de l'ONU, sont abattus par un missile SAM 16 russe et personne ne dit rien. Le jour de l'attentat, la sécurité de l'aéroport de Kigali est pourtant entre les mains des casques bleus de l'ONU. Je sais aujourd'hui que le fameux général Dallaire a disparu cette nuit-là. On n'a jamais su où il était puisque ce n'est que vers minuit qu'il a appelé son chef l'ambassadeur Booh Booh pour lui dire autre chose en s'abstenant de parler de l'attentat. Imaginez-vous deux présidents occidentaux tués la même nuit dans un attentat terroriste et personne ne dit rien. Non ! Je crois que tuer deux noirs, même s'ils sont chefs d'Etat, c'est comme tuer des chiens ou des lapins. Ni l'ONU ni personne ne veut savoir la vérité sur cet attentat. Pourtant, cet attentat est la clef de la vérité. C'est le premier coup d'Etat terroriste commandité et exécuté par les Tutsi de l'APR sur ordre de Paul Kagame et supervisé par un général de l'ONU, le général Roméo Dallaire. Voilà l'angoisse de la communauté internationale.

Le Rwanda est une ancienne colonie belge mais pourquoi parle-t-on tant de la France dans les massacres du Rwanda ?

Parce ce qu'on veut étouffer la vérité. La France a soutenu les Hutu mais elle n'a rien à voir ni avec l'attentat du 6 avril 1994 ni les massacres. D'ailleurs cinq Français ont été tués dans cette tragédie et par mi les Français qui accusent leur pays, ils seraient bien inspirés de demander la vérité sur l'assassinat de leurs compatriotes au Rwanda. J'ai du mal à croire que le massacre des Rwandais intéresse plus les Français que l'assassinat de leurs compatriotes. Pourtant la Belgique est mouillée jusqu'aux os dans cette tragédie et là encore silence, noir silence. Elle aussi a eu 10 soldats tués au Rwanda. Mais là encore, pas d'enquête, silence et elle prétend cependant juger les Rwandais et plus amusant Hissène Habré. C'est le comble du théâtre et de l'humiliation des Africains. Imaginez-vous le Roi Léopold jugé au Congo ou dans un pays d'Afrique Central pour ses crimes.

Mais pourquoi les pays africains restent-ils muets dans cette affaire ?

Ils ont peur. Ils ne veulent pas se mouiller en mettant le doigt sur cette grave affaire. Mais à force de ne rien dire, à force de se coucher à plat ventre et de ne jamais s'indigner devant les manœuvres tragiques de certains occidentaux et de certains pays africains, chacun, à son tour, risque de subir un Rwanda dans son propre pays.

A lire votre livre on a l'impression que le TPIR utilise de faux documents. Vous allez jusqu'à dire qu'un deuxième document douteux attribué à Kofi Annan aurait été produit au TPIR pour soutenir l'existence d'un fax imaginaire de Dallaire daté du 11 janvier 1994.

Une chose est désormais claire, la « planification du génocide » au Rwanda est contestée par des documents officiels et confidentiels des Nations Unies. Et le TPIR, qui produit des documents suspects, a du mal à apporter la preuve de cette planification. Plusieurs avocats américains, français, canadiens et africains peuvent confirmer mes révélations.

Pour justifier son existence et sa réputation internationale, le TPIR a décidé d'utiliser tous les moyens pour maintenir et défendre la thèse d'un « génocide planifié par les Hutu ». La dernière trouvaille du TPIR dans ce domaine est un Hutu dont le nom de code est ADE. Son vrai nom de est : Michel Bagaragaza. Il a obtenu du procureur du TPIR en personne un arrangement à l'amiable pour mentir et accuser plusieurs prisonniers innocents d'avoir planifié un génocide. En 2004, les enquêteurs du TPIR l'ont rencontré pendant près de quatre mois. Soit 637 heures d'audition. Ils lui ont demandé de préparer des accusations de choc contre les hauts responsables du parti hutu, le MRND. L'ojectif de son témoignage est d'aider le TPIR à prouver qu'il y a eu « planification du génocide » en 1994 par les Hutu.

Pour cela, le procureur a donc pris un certain nombre d'engagements notamment à faire assurer la sécurité de Bagaragaza ainsi que celle de sa famille, à renoncer à mener des poursuites judiciaires contre lui, à l'installer hors d'Afrique, à obtenir en sa faveur une substitution de peine, à changer son identité et sa physionomie par le biais de la chirurgie esthétique. Voilà le scandale du mensonge au ICTR.

Vous avez aussi rencontré l'ancienne procureure du TPR Carla del Ponte qui vous a fait des confidences sur le comportement de Kofi Annan à l'égard de la justice et des criminels Tutsi de l'APR.

Oui, j'ai enquêté sur les raisons de l'éviction du procureur Carla Del Ponte, une femme courageuse, connue en Suisse pour la lutte contre les trafiquants de drogue et le grand banditisme. Elle avait mis la main sur un dossier gênant appelé « rapport Gersony ». Ce rapport avait été rédigé par un expert américain mandaté par l'ONU. Une fois achevé, ce rapport a été remarquablement étouffé par le gouvernement Clinton. Dans un article paru dans la revue Africa International en octobre 2003, l'ancien ministre rwandais des Affaires étrangères de Paul Kagame, Jean-Marie Vianney Ndagijimana, raconte les coulisses de cette affaire : Soucieux d'en savoir davantage sur le rapport Gersony et sur l'étrange comportement de l'ONU et des Etats-Unis devant les crimes contre l'humanité commis en 1994 par l'APR, nous avons demandé des détails à Mme Carla del Ponte. Son témoignage est stupéfiant. Voici ce qu'elle m'a raconté :

« Ce que je peux dire est que le fameux rapport Gersony est très important. Nous l'avons retrouvé et il est aujourd'hui dans les dossiers du TPIR. Il y a tout de même une lettre de quelqu'un qui nous a fait croire que ce rapport n'avait jamais existé. Nous avions surtout retrouvé M. Gersony, l'auteur dudit rapport. Il nous avait avoué que son rapport existait bel et bien.

Un jour, nous avons reçu un document expurgé qu'on nous a présenté comme étant le rapport Gersony. Nous avons finalement interrogé M. Gersony. Il était prêt à répondre à nos questions, mais il lui fallait une autorisation de l'ONU. L'ONU lui a malgré tout refusé l'autorisation de nous parler. Nous avons tout fait pour obtenir le droit d'entendre M. Gersony. On nous a dit non. J'en ai parlé personnellement au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Mais il n'y avait rien à faire. C'était non ! Voyez-vous comment le monde entier a été manipulé ?

Vous démontrer toute la campagne de corruption instaurée au TPIR, c'est effrayant ce que vous décrivez alors que des personnes sont condamnées à perpétuité pour génocide.

C'est parce que ce sont des noirs et que l'on traite les noirs comme des animaux. Aucun tribunal en occident ne peut accepter ce qu'ils font avec le TPIR. Il faut que les Noirs des Etats-Unis et tous les Américains qui sont victimes de condamnations abusives et mensongères regardent ce qui se passe à Arusha. Comment les Etats-Unis peuvent cautionner une telle tragédie humaine ?

Nous avons découvert que c'est le greffier en personne, Monsieur Adama Dieng, qui a pris l'initiative de mettre les fonds du TPIR à la disposition des pseudo témoins de l'association IBUKA, une association de menteurs et d'escrocs qui a participé à l'éviction de Carla del Ponte. Comment fonctionnait ce système ? Pour créer des liens de sympathie et d'intérêts entre le gouvernement rwandais et le TPIR, le greffe a organisé un système de rémunération en toute illégalité et en contravention avec le statut du tribunal pour amadouer de faux témoins. Initié par l'ancien greffier Agwu Okali, le programme était piloté par une Tutsi burundaise dénommée Françoise Ngendahayo, devenue plus tard ministre de la Réhabilitation au Burundi. A l'arrivée d'Adama Dieng, nouveau greffier, la pression exercée par les autorités rwandaises a permis de reprendre ce programme. Pour le superviser, le greffe a désigné un Tutsi du nom de Staton Musonera. Cette nomination non conforme aux statuts du tribunal « tribalise » le TPIR en inondant les Tutsi d'argent public. Les fonds frauduleusement utilisés sont des « Trust funds ». Ils émanent directement des pays donateurs. Ils sont mis à la disposition du TPIR et n'empruntent pas le circuit des Nations Unies où l'on vote le budget du TPIR. Cet argent échappe donc au contrôle du Conseil de sécurité et sert exclusivement à la corruption et à la subordination des témoins. L'ancien responsable des services de renseignements de Paul Kagame nous a livré son témoignage sur l'association IBUKA, représentante du business des « rescapés du génocide » au TPIR.

Posté par Kongolais à 03:59 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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