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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

15 novembre 2008

des revendeurs de la ration alimentaire des FARDC devant la justice militaire

Militaires_FARDCDes lots de cartons de boîtes de conserve, des biscuits, du thé, du café et d’autres produits alimentaires et divers ont été retrouvés entre les mains des personnes incriminées. Toutes ont reconnu se livrer à la vente de ces produits destinés aux militaires. La justice militaire est déjà saisie et entend faire toute la lumière sur cette affaire. Cependant, certains accusés ont affirmé s’approvisionner auprès des casques bleus de la Monuc, le marché se concluant souvent nuitamment, et d’autres plutôt auprès des militaires FARDC en transit à l’aéroport international de Bangoka. Pour le général Kifwa, il serait facile de vérifier les faits pour ceux qui affirment qu’ils s'approvisionnent auprès des militaires FARDC en transit à l’aéroport international de Bangoka. Cependant le commandant de la 9e région militaire indique que sa juridiction ne dispose pas d’une base logistique à ration de campagne. Il reconnaît néanmoins la présence d’une base logistique de relais à Kisangani, mais qui, d’après lui, ne dépend pas de son administration.

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le poker menteur de Nkunda

Alors qu’on lui fait déjà beaucoup trop d’honneur en acceptant de négocier avec lui, le voilà qui précise qu’il veut des négociations directes en bipartites. Autrement dit : il ne se satisferait pas d’être l’un des participants d’une conférence générale, en même temps que les états de la région ou que les autres milices qui infestent les Kivu et la Province Orientale.A son avis, le refus de négocier de la manière qui lui agrée, de la part de Kinshasa, c’est « relancer la guerre » et il menace de pousser celle-ci jusqu’à renverser le gouvernement.

Jusqu’ici, à chaque fois que des négociations ont eu lieu, Nkunda et le Rwanda n’y ont jamais été présents simultanément. Le CNDP (1) était à Goma (2) et il a signé les accords créant le processus Amani. Le Rwanda n’y était pas. Le Rwanda était à Nairobi (3) , mais pas Nkunda. Cela rend plus facile la fiction du Rwanda « étranger aux affaires congolaises ». Et le Rwanda tient à maintenir cette fiction. Certes, l’ONU et les Etats-Unis mettent beaucoup de bonne volonté à ne pas voir ce qu’ils ont devant les yeux. La très officielle « Voice of America » a encore informé le monde aujourd’hui que les Américains considéraient qu’on ne leur avait donné « aucune preuve (4) de l’implication du Rwanda » dans les troubles de l’Est. VoA précisait que Peter Clottey, à Washington, tenait ces informations de leur correspondant à Kinshasa , Jack Kahora. (C’est fort bien d’utiliser des Africains comme correspondants en Afrique, mais pourquoi aller les chercher précisément, dans la Région des Grands Lacs ?) Il ne faudrait quand même pas demander à la Communauté Internationale d’aller trop loin dans l’invraisemblance. On peut ne pas voir une puce. Il est plus difficile de prétendre, sans rire, qu’on ne voit pas un éléphant (5).

Nkunda, lui aussi, joue un personnage dont il ne prétend pas s’écarter : il est le chef d’une petite force armée qui veut protéger les Tutsi contre les FDLR (6). Pourquoi, dès lors, se bat-il toujours contre les FARDC , jamais contre les FDLR ?… Mystére !
Sa milice proprement dite peut tout au plus compter 10.000 hommes. Ses succès militaires sont liés surtout à un terrain très difficile qui se prête magnifiquement à la défensive, aux embuscades et aux coups de mains. Mais cette « forteresse naturelle » est assez petite, même par rapport simplement aux deux Kivu.
En utilisant ces forces-là sur ce terrain-là, il lui serait parfaitement possible de proclamer l’indépendance du district de Rutshuru, où il vient d’installer solennellement son « administration ». D’autant plus qu’il continuerait sans doute d’y bénéficier d’un certain soutien de la bourgeoisie locale, parce que ce « territoire libéré » est en fait une plaque tournante de la contrebande des minerais pillés à destination de l’Ouganda et du Rwanda, et que ce trafic n’est pas perdu pour tout le monde.
Cette menace-là ne sonne pas comme un coup de canon et n’impressionnerait sans doute pas grand monde. Elle serait cependant vraiment à la portée du CNDP.

« Renverser le gouvernement de Kinshasa » voudrait dire rééditer l’aventure de l’AFDL de Laurent Kabila en 1997. C’est-à-dire : faire entrer au Congo un nombre important, donc visible, de soldats rwandais et ougandais. D’autant plus nombreux, probablement, que les FARDC (7) n’imiteraient sans doute pas tous les FAZ (8) qui a bien des endroits ont tout simplement refusé de combattre, et que, sorti des quelques parages où il peut compter sur la solidarité ethnique de populations qui lui sont apparentées, il ne pourrait plus trop compter recruter pour étoffer son armée, contrairement à la situation de 1997.

Il faudrait donc, pour que Nkunda mette sa menace à exécution, qu’il renonce à son personnage de « résistant congolais » et abatte ouvertement ses grosses cartes, c’est-à-dire l’armée rwandaise. Au poker, il faut savoir bluffer, mais il ne faut pas le faire trop fort.

Source : / altermonde-sans-frontières

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Le ministre des Affaires étrangères de la RD Congo attendu à Kigali

Alexis_tabwe_MwambaLe ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, est attendu vendredi soir à Kigali pour discuter avec les officiels rwandais des tenants et aboutissants de la mise en application des accords de paix signés à Nairobi en novembre 2007 entre la RD Congo et le Rwanda, a-t-on appris de source diplomatique dans la capitale rwandaise.

Au cours de son séjour au Rwanda, le chef de la diplomatie congolaise aura des entretiens avec différentes hautes autorités du pays dont, notamment, son homologue rwandais, sur les voies et moyens de sortie de la crise actuelle dans l'est de la RD Congo, a confié à la PANA un haut responsable du ministère rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.

Cette visite d'un officiel congolais à Kigali intervient alors que des combats se poursuivent au Nord-Kivu, une province de l'est de la RD Congo où la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CDNP) gagne du terrain face l'armée gouvernementale, apprend-on de sources concordantes.

La RD Congo accuse le Rwanda de soutenir militairement la rébellion du CNDP dirigé par un officier dissident de l'armée congolaise, le général Laurent Nkunda, ce que Kigali a toujours démenti.

En novembre 2007, la RD Congo et le Rwanda avaient signé, sous la médiation de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), un accord visant à trouver une solution à la crise de l'est de ce pays-continent d'Afrique centrale.

Le Rwanda avait accepté de prendre toutes mesures nécessaires pour arrêter tout soutien à la rébellion du CNDP, tandis que la RD Congo devait élaborer un plan visant à désarmer et neutraliser le mouvement rebelle des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), opérant dans l'est de son territoire.

Depuis la signature de ces accords de paix fragiles, les diplomates des deux pays ont durci le ton, les uns accusant les autres de soutenir les rébellions contre leurs gouvernements respectifs.

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Accrochage dans l'est

Militaires_FARDCUn accrochage d'environ une heure a opposé ce matin l'armée régulière aux rebelles de Laurent Nkunda dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), près de la localité stratégique de Kanyabayonga, a-t-on appris de source militaire congolaise.

"C'est à présent terminé et les positions des deux camps sont inchangées", a précisé le général Mayala, ajoutant que les deux camps avaient eu recours à l'artillerie lourde.
Kabasha est une localité située à environ 15 km au sud de Kanyabayonga, verrou stratégique et porte d'accès vers la partie nord de la province du Nord-Kivu.
Aucun porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) ou représentant de la rébellion n'était joignable pour commenter ces informations.

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Avec qui Kinshasa négocierait-il une paix durable dans le Nord-Kivu?

drapeauBeaucoup de Congolais considèrent que Laurent Nkunda n'est pas l'homme avec qui il faut négocier la paix dans la province du Nord-Kivu. Ils estiment que l'enjeu de la guerre est économique et géostratégique impliquant les intérêts des occidentaux, qui sont les maîtres de la situation.

Pourtant Nkunda, le chef rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), paraît de plus en plus incontournable pour le retour du calme dans toute la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), notamment en raison du dilemme de l'enjeu sécuritaire dans le Nord-Kivu.

A la veille de la formation du gouvernement en place à Kinshasa, à la fin du mois dernier, Tshikez Diemu, alors ministre de la Défense nationale, avait considéré l'appel aux négociations politiques, fait par Nkunda ainsi que le cessez-le-feu unilatéral décrété par lui, comme des "propos d'enfant". Ce ministre n'a pas été retenu au sein de la nouvelle équipe gouvernementale.

Le 7 novembre, le sommet, qui a réuni à Nairobi, au Kenya, sept chefs d'Etat de la région des Grands Lacs, des délégués de l'Union africaine et ceux des Nations Unies sur la situation prévalant au Nord-Kivu, n'a pas non plus condamné la rébellion. Comme pour légitimer le cessez-le-feu décrété par le chef rebelle, le communiqué conjoint, qui a sanctionné les travaux du sommet, s'est limité à en exiger le respect immédiat ainsi que "la mise en place d'un corridor humanitaire dans la zone pour permettre d'apporter une réponse à la crise et à la tragédie humanitaire".

La décision prise en marge du sommet par quelques chefs d'Etat et diplomates africains de désarmer le chef rebelle en renforçant des troupes de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) et les Forces armées congolaises (FARDC), parait comme une maigre victoire politique pour le président congolais Joseph Kabila qui y a pris part, en se cramponnant sur l'application du principe de "non-agression et de sécurisation mutuelle entre membres". Un principe repris dans le "Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs", adopté à Nairobi en décembre 2006 et auquel la RDC et le Rwanda sont parties.

Un député congolais membre de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), qui a requis l'anonymat, a estimé que "malgré son importance politique" pour avoir permis aux présidents Kabila et Paul Kagamé du Rwanda de se rencontrer et de se parler certes, "le véritable enjeu de la rencontre de Nairobi a été économique". Le chef rebelle n'aura "servi que de stratégie de chantage et de contrainte contre Kinshasa qui n'a pas su protéger les intérêts d'investisseurs occidentaux en RDC, notamment dans le domaine minier", affirme ce député.

En 2006, la RDC a bénéficié d'une importante aide technique, logistique et financier des pays occidentaux pour organiser les élections après la guerre civile (1998-2002) qui a fait plus de quatre millions de morts dans ce pays d'Afrique centrale.

Quelques mois après son élection, le gouvernement de Kabila a signé des séries de contrats miniers avec un groupe d'entreprises chinoises leur accordant un large éventail d'exploitation minière en RDC, y compris sur des sites non encore évalués, pour près de 10 milliards de dollars et pour une durée de 30 ans environ.

Plusieurs contrats miniers passés pendant la transition entre le gouvernement congolais et des investisseurs occidentaux ont, par contre, été jugés léonins et sont désormais soumis à la procédure de re-visitation et de renégociation, pour "rééquilibrer les intérêts", selon Victor Kasongo Shomari, vice-ministre des Mines.

Par ailleurs, pendant que la présence des combattants hutus recherchés par le régime de Kigali -- pour leur participation présumée au génocide de 1994 au Rwanda -- continue de donner à Kagamé des raisons d'intervenir militairement au Congo "pour la sécurité de ses frontières avec la RDC", la paix reste aussi tributaire de la sincérité politique, de la crédibilité des FARDC et d'un effort diplomatique plus affirmé pour le gouvernement de Kinshasa, estiment des analystes.

Pour leur part, les dirigeants du Cadre de concertation des notabilités des Kivu décèlent une complicité dans les attitudes de Kinshasa qui semble entretenir le flou sur tous les aspects sécuritaires et militaires, notamment dans le surarmement de la rébellion et dans son renforcement politique. En septembre dernier, deux députés nationaux membres de l'AMP se sont alliés à la rébellion, lui donnant ainsi une certaine légitimité politique.

En effet, les soupçons sont fondés sur le fait qu'un ancien haut cade du Rassemblement congolais pour la démocratie/Goma (RCD/Goma), Déo Rugwiza, gère toutes les frontières du Congo, et qui a été proche de Nkunda pendant la rébellion du RCD/Goma.

En revanche, à la suite de plusieurs autres députés nationaux dont Ernest Kyaviro qui considère Nkunda comme "un simple bandit", le Cadre de concertation des notabilités des Kivu estime que "les négociations entre Kinshasa et la rébellion sont inopportunes".

Sur le plan militaire, les FARDC, faiblement équipés et peu aguerris en techniques de combats, n'ont pas été bien payés depuis de longs mois et leurs familles vivent dans la plus grande précarité. Les effets majeurs de leur démotivation sont notamment la fuite devant l'ennemi et le pillage des biens des civils.

Selon des analystes, le doute que les troupes des FARDC reprennent de la force tourne également autour du leadership actuel de l'armée congolaise. Le chef de l'armée terrestre des FARDC, appelé communément le général Tango Fort, est un ancien haut officier militaire du RCD/Goma. Il avait longtemps combattu aux côtés de Nkunda pendant la rébellion contre le régime de Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila jusqu'au dialogue inter-congolais qui a abouti à la formation du gouvernement de transition.

Tango Fort, qui détient une grande décision sur les armes et les troupes, est accusé d'être incapable de combattre son ancien compagnon d'armes Nkunda. En outre, les soldes des militaires sont détournés à l'insu des autorités.

Peut-être que ce chef n'est vraiment pas l'homme de la situation, estiment des analystes. Toujours est-il que mercredi, "les troupes du CNDP ont progressé de plus ou moins 20 kilomètres" de leur position occupée pendant le sommet de Nairobi" et se trouvent à Kanyabayonga, une ville stratégique donnant accès à une importante partie de la province du Nord-Kivu", selon Bertrand Bisimwa, porte-parole du CNDP de Nkunda

Posté par Kongolais à 14:54 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La RDC accord probable avec le Rwanda

drapeauEn République démocratique du Congo, des choses se mettent en place pour tenter de réduire la crise: rencontres au sommet, coopération entre le Rwanda et la République démocratique du Congo,...

A Kinshasa, l 'envoyé special de l'ONU, le président nigérian Olusejun Obasanjo a rencontré hier soir pendant une heure trente le président Kabila. Le médiateur de l'ONU doit poursuivre sa tournée en rencontrant les ambassadeurs des pays membres du conseil de sécurité. Le président nigérian devrait aussi aller rencontrer le chef rebelle Laurent Nkunda. 

Par ailleurs, la République démocratique du Congo accepte l'aide du Rwanda pour mettre la main sur les rebelles hutus rwandais qui sévissent dans l'est du Congo. Kigali devrait fournir des officiers de renseignements. C'est ce qu'a annoncé le ministre congolais des affaires étrangères: Alexis Tambwé est actuellement en visite au Rwanda. Si Kinshasa refuse de discuter directement avec le chef rebelle congolais, Laurent Nkunda, le gouvernement congolais semble vouloir jouer la carte de la collaboration rwandaise. Le Rwanda réclame depuis longtemps que l'on règle le problème des FDLR, ces rebelles hutus organisés en groupe armés, actifs dans l'est du Congo. Situés dans une région frontalière, ils menaceraient le régime tutsi de Kigali. Quand au chef rebelle Laurent Nkunda, il affirme que les tutsis de l'est du Congo sont eux aussi menacés par les rebelles hutus rwandais et que c'est pour les défendre qu'il aurait pris les armes. En collaborant avec le Rwanda pour arrêter les FDLR, Kinshasa entend montrer sa bonne volonté et surtout que Laurent Nkunda n'a dès lors plus de raison pour justifier sa rébellion.

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Immarsat pour des projets de développement en faveur de la RDC

Le Premier ministre Adolphe Muzito s’est entretenu, vendredi à l’Hôtel du Gouvernement, avec une délégation de la société de télécommunication par satellite Immarsat conduite

par le Directeur Général,  Gordon Mc Millan, qui l’a informé de nombreux projets qui seront matérialisés en RDC dans les secteurs des télécommunications, de la santé et de l’énergie.

Pour M. Gordon Mc Millan, Immarsat qui jouit d’une longue expérience en matière de technologie, va aider la RDC dans le cadre de 5 chantiers du Chef de l’Etat à la lumière de ce qui a déjà été réalisé ailleurs en Europe, en Amérique et en Afrique par cette société.

Il a, à titre illustratif, indiqué que pour améliorer la productivité et la compétitivité, Immarsat possède une vaste expérience de la sécurisation des transmissions puisqu’elle a de nombreux clients dans la sphère militaire et gouvernementale.

Elle utilise du matériel qui répond à  ces impératifs de confidentialité.

Immarsat est le premier service de télécommunications mobiles capable d’acheminer simultanément de la voix et des données à haut débit au moyen d’un terminal unique réellement portable et ce dans le monde entier.

Par ailleurs, le Premier ministre avait conféré le même vendredi avec le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga, avec qui il a fait le point de sa récente tournée au Nord-Est du pays dont sa province.

Le numéro un de la Province Orientale a, en réponse à une question, précisé qu’actuellement la situation est calme dans sa juridiction après que le gouvernement ait renforcé les effectifs militaires et policiers aux postes frontaliers. Cependant il a reconnu qu’à Dungu, les forces négatives font des incursions en profitant du fait que ce territoire est très vaste et peu habité.

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Justice : neutraliser les dirigeants « affairistes »

JusticeLe Premier ministre a tapé du poing sur la table. Il a instruit ses proches collaborateurs pour sévir tous ceux qui s’adonnent au pillage, aux actes de vandalisme et aux détournements de fonds publics, particulièrement au sein de l’armée.

Déclarations de bonnes intentions ? Le Premier ministre sera jugé sur pièces. Car le mal est profond et ce ne sont pas de discours dans de bureaux climatisés qui résoudront le problème. Il faut attaquer le mal par ses racines, en frappant un grand coup : se débarrasser des « dirigeants affairistes ».

Le pays est mal géré. C’est le constat amer auquel sont parvenus plusieurs observateurs de la politique congolaise. Pour preuve, cette « condamnation totale » bien rendue par la Conférence épiscopale nationale du Congo, sur la gestion de la guerre de l’Est.

Mais auparavant, le Premier ministre Adolphe Muzito avait tapé du poing sur la table pour dénoncer l’incurie, les pillages, les actes de vandalisme et les détournements de fonds au sein de l’armée. Pire, toutes les dispositions nécessaires destinées aux militaires au front, subissent la criminelle pratique de l’« Opération retour ». Seul 1/10ème de fonds ou de matériel arrive à destination, le reste prend une destination inconnue avant d’atterrir dans les poches de responsables véreux et inciviques.

Devant ces scandales inacceptables, le Premier ministre a instruit ses proches collaborateurs pour des initiatives réglementaires et légales en vue de combattre cette attitude incivique, démobilisatrice et déstabilisatrice. Les ministères de la Justice, de la Défense et l’Auditeur général des FARDC ont été responsabilisés pour ce faire.

On ne peut que saluer la « colère » du Premier ministre. Il était temps que l’on observe pareil signal. Mais ce n’est pas pour autant qu’ il faut se montrer naïf face à ce fléau, ce mal profond qui a des dents longues et la peau dure.

Un mal profond

C’est dire qu’en lieu et place de tous ces premiers discours que l’on vient d’entreprendre quelques heures après la réunion du Conseil supérieur de la défense et la séance de travail entre le Premier ministre et les ministres la Défense, de la Justice et l’Auditeur général des FARDC, il faut passer à l’action. Frapper fort et au bon endroit pour décourager les éventuels émules.

En fait, la tâche ne sera pas du tout facile pour autant que l’on a laissé pourrir la situation. Serait-ce intentionnellement au regard de ce qui se passe maintenant au Kivu et en Ituri ? Si la thèse d’un vaste complot se confirmait, la réponse serait affirmative.

Mais il est intéressant de rappeler qu’il y a un temps, l’on faisait état « d’un détournement de 8 millions de dollars chaque mois au sein des FARDC ». Tout le monde connaît la réaction de l’Etat-major général des FARDC à ce sujet. Un démenti formel. Les faits d’actualité viennent de tout contredire. Et dans le même ordre d’idées, il faut comprendre tous les subterfuges qui ont entouré le contrôle de l’effectif de l’Armée. Il y a derrière toute cette subtilité de traîner les choses en longueur, une affaire de gros sous.

Même constat amer en ce qui concerne la gestion des entreprises publiques. Les mesures de réforme annoncées n’avaient pour but que de placer ces entreprises sous la coupe d’une «caste d’intouchables » pour qu’ils s’enrichissent sans mesure. D’où, tout ce théâtre de chez nous qui a entouré la revisitation des contrats miniers, la signature des contrats léonins avec des sociétés « fantômes ou fictives », c’est selon. Le pays est ainsi dirigé par des affairistes qui ne voient avant tout que leurs propres intérêts en lieu et place de l’intérêt supérieur de la Nation. Où en est-on avec les Rapports Bakandeja et Lutundula, pour ne citer que ces deux ? Dans les tiroirs des oubliettes.

C’est là le mal. Un mal profond qui a causé des dégâts indescriptibles avec les régimes précédents. Tout se passait comme en ces instants précis. Et les conséquences sont connues de tout le monde : une armée vaillante, bien équipée et bien formée, a vacillé avant de s’effondre comme un château de cartes au moment où il fallait défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. Les mêmes causes perverses qui produisent les mêmes effets sont encore perceptibles avec cette guerre honteuse de l’Est du pays, supervisée à un certain niveau par quelques « affairistes ».

La question fondamentale est celle savoir si le Premier ministre est capable de déboulonner cette « citadelle où se sont enfermés les premiers grands bénéficiaires de cette guerre et capables d’autres tours de mauvais goût », pour ne pas se faire attraper ou laisser revenir de l’ordre. Le Premier ministre Muzito n’a pas le choix : réussir ou périr.

Une « Stratégie nationale de sécurité »

Effectivement, le Premier ministre n’a pas de choix. La lutte contre l’impunité et l’immoralité vient d’être déclenchée à un moment crucial de l’existence de la République démocratique du Congo. Devant ce vaste complot contre la RDC, tous ces immoraux, ces inciviques sont justement ces « vers » qui sont dans le fruit.

Pour les extirper ou extraire, seule une stratégie nationale de redressement moral, de restauration de la justice et du droit, adoptée au niveau des institutions nationales, conduirait à des résultats positifs. Car en fait, quel magistrat, quel juge, devra faire face à tous ces malfrats qui disposent de ressources financières importantes pour les faire taire ?

La réforme de la magistrature est encore au stade des vœux dans la mesure où le gouvernement n’a pas encore la maîtrise des ressources financières adéquates afin d’améliorer les conditions sociales et de travail des magistrats, civils ou militaires. Va-t-on recourir à des « primes spéciales »pour les mettre à l’abri des corruptions ? La question reste posée. Il revient au gouvernement de faire appel à son génie créateur pour se doter, dans les meilleurs délais, d’une « Stratégie nationale de sécurité ». C’est la panacée.

Source : Le Potentiel/kinshasa

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