17 novembre 2008
La SGI signe sa première réalisation sociale dans le Bas-Congo
La population de Kasangulu, chef-lieu du territoire de Kasangulu, situé dans la province du Bas-Congo, était en liesse samedi 15 novembre 2008. Une liesse qui s’est exprimée à l’occasion de la pose de la première pierre pour la réhabilitation de l’école primaire Kimpakasa (ex Athénée de Kasangulu), de la réhabilitation du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu abritant l’école primaire Lukaya et l’institut Tusiama, ainsi que de l’installation d’une usine d’adduction d’eau en faveur de la population de Kasangulu. Réalisations signées la Société générale industrielle (SGI), en collaboration avec l’Ong «Initiative Plus Olive Lembe Kabange» (IPLK).
Enfants, jeunes et vieux de Kasangulu avaient pris d’assaut le terrain du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu, mouchoirs en mains, pour communier avec les officiels du gouvernorat du Bas-Congo, les autorités administratives du territoire de Kasangulu et les différentes personnalités de marque invitées à la cérémonie. Tous scandaient des chansons en l’honneur de la SGI qui vient de réaliser l’une de plus grandes actions de son agenda : permettre aux élèves kasangulois d’étudier dans de bonnes conditions et offrir à la population une eau potable.
Pour financer ces travaux de réhabilitation d’écoles et d’installation d’une usine, la SGI n’a pas hésité de mettre la main à la poche. Elle a mobilisé 107.529 dollars américains pour la réhabilitation des infrastructures scolaires et plus de 80.000 dollars pour l’installation, au village Kintandi, à 4 km de la nationale n°1, de l’usine d’adduction d’eau potable au profit de la population de Kasangulu. La durée de tous ces travaux est de 45 jours. Cette usine va produire 30 m3 d’eau par heure et tirera sa ressource dans la rivière Lukaya.
La réhabilitation des ces deux écoles par la SGI intervient 40 ans après que l’école primaire Kimpakasa (ex Athénée de Kasangulu), et le complexe scolaire kimbanguiste avaient reçu leur dernier coup de truelle. L’image que présentaient ces deux institutions scolaires était de vieille époque. Conséquence : les élèves étudiaient dans des conditions qui révoltaient plus d’une conscience tranquille.
Ferme volonté de participer au développement du pays
Le 26 septembre déjà, la SGI avait donné des assurances au gouverneur de la province du Bas-Congo, Simon Mbatshi Basthia, sur sa ferme volonté d’apporter un grand changement dans la vie de la population de Kasangulu. C’était à l’occasion du démarrage des activités de la SGI. Cette promesse s’est donc concrétisée samedi 15 octobre avec cette double cérémonie.
«Point n’est besoin de vous rappeler que la manifestation de ce jour, qui est le fruit des efforts de la SGI, en collaboration avec Initiative Plus Olive Lembe Kabange, entre dans le cadre de la promesse faite à la population de Kasangulu de réhabiliter certaines écoles et de procéder à l’installation d’une usine d’adduction d’eau. A ce jour, nous nous estimons donc heureux d’avoir tenu promesse. Car ce sont des actions à impact visible. La SGI reste convaincue que ses actions ne s’arrêteront pas seulement à cette intervention, d’autant plus que nous avons votre soutien», a souligné Freddy Bompanze Bomponge, directeur général adjoint de la SGI.
Pour le DGA de la SGI, la reconstruction du pays en général et le développement de la province du Bas-Congo en particulier, appelle de la part des opérateurs économique et social, un engagement ferme. A travers l’implantation d’une usine d’adduction d’eau potable ainsi que la réhabilitation de deux écoles, a insisté Freddy Bompanze, la SGI vient de prouver son engagement à mobiliser, à œuvrer et à participer à la reconstruction de la RDC en général et au développement de la province du Bas-Congo en particulier, sur base des projets bénéfiques et réduire, tant soit peu, les souffrances des populations bénéficiaires de Kasangulu.
Comme quoi, l’entreprise est venue redonner le sourire aux populations autochtones, en finançant les actions dans le secteur de l’éducation, de l’environnement et celui de l’emploi.
Représentant le gouverneur de province empêché, le ministre provincial de l’Agriculture, Développement rural, Environnement et Industrie, Gaston Ngeyewaku Lubamba a rassuré la SGI du soutien que la province lui apportera.
Gaston Ngeyewaku Lubamba a dit transmettre fidèlement les recommandations de gouverneur Simon Mbatshi Batshia : «Nous félicitons d’abord la SGI pour le grand travail qu’il est en train de réaliser. Merci beaucoup à la SGI et à l’IPLK car ce qu’ils ont fait, les autres ne l’ont jamais réalisé. A peine installée, la SGI qui entretient encore ses chantiers, n’hésite pas à réaliser de grands travaux en faveur de la population. Le gouverneur de province m’a chargé de demander à l’administrateur du territoire de Kasangulu d’assurer la sécurité tous azimuts de la SGI et de s’occuper des problèmes administratifs de cette société. Elle a l’appui du gouvernorat de la province du Bas Congo. Mais en tant que ministre provincial de l’Industrie, elle a aussi le mien».
De son côté, le directeur de cabinet de l’IPLK a fait savoir que l’éducation fait partie de cinq chantiers du gouvernement. Pour lui, la première Dame de la RDC, Olive Lembe Kabange considère l’éducation comme un facteur de la relance du développement de la RDC. A travers cette réhabilitation, a-t-il poursuivi, la SGI et IPLK cherchent de réduire le taux d’analphabétisation dans le Bas-Congo.
Par ailleurs, Daniel Ndongala, représentant de l’Eglise Kimbanguiste a révélé que la première réhabilitation du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu remonte à plus de 45 ans. C’est pourquoi, il a remercié la SGI pour avoir ciblé cette institution scolaire.
Quant au directeur de l’école primaire Kimpakasa, la construction de nouveaux bâtiments de cette école va désenclaver les quartiers environnant dans la mesure où la plupart des parents envoyaient leurs enfants dans des écoles éloignées.
Chaîne complète
Installée à Kasangulu, à 60 Km de Kinshasa, SGI est une nouvelle carrière d’exploitation des grés (moellons et caillasses) qui a créé 250 emplois à Kasangulu, porte d’entrée de la province à partir de Kinshasa. La SGI est la deuxième usine de concassage de grès en Afrique centrale en termes de production.
Avec ses 24 millions d’investissements, SGI va produire plus au moins 000 tonnes de grés. Dotée de deux broyeurs d’une capacité de 320 tonnes/heure chacun, elle possède deux usines dont l’une est destinée pour la production d’asphalte et l’autre pour la production du béton. Cette chaîne complète le broyage de caillasses de toutes les dimensions.
Outre ces deux usines, la société aligne plusieurs autres engins dont des rock drills ou foreuses des roches, des camions Caterpillar, des excavatrices pour l’extraction des moellons, des camions bennes carrière pour le transport des moellons de la carrière à la chaîne de broyage, des camions bulldozers pour assurer la découverture des roches souterraines et enfin une quarantaine de véhicules de 25 tonnes pour le transport des concassés de Kasangulu vers les points d’utilisation à Kinshasa.
Le geste posé par la SGI intervient à un moment où les Congolais assistent avec satisfaction à l’engagement des investisseurs libanais qui n’hésitent pas à mettre des capitaux frais au profit des Congolais.
Contrairement il y a de cela 10 ans où des Libanais ne présentaient pas une bonne image au sein de l’opinion congolaise, il faut reconnaître aujourd’hui que la donne a changé. On voit des investisseurs libanais, qui ont du reste choisi la RDC comme leur seconde patrie, participer activement à la reconstruction du pays et au développement de son économie. A l’instar de la SGI, Socimex, Congo Futur et tant d’autres investisseurs libanais ont foi en la RDC.
Ces commerçants qui ont produit des miracles chez eux, viennent aujourd’hui construire chez nous. Toutes ces réalisations ne seront pas amenées chez eux, au Liban Bien au contraire, ces immeubles qui font la fierté sur le boulevard du 30 juin, ces routes qu’ils aménagent, les usines qu’ils construisent vont dans l’intérêt communautaire des Congolais. De là, à dire : «voilà des gens dont la RDC a besoin », il n’y a qu’un pas.
Le gouverneur Simon Mbatshi Batshia a donc amené un investisseur sérieux dans le Bas-Congo. Qu’on se le dise !
Adolphe Muzito : d’accord pour la fin de la guerre
L’heure est à la mobilisation générale. Mais surtout à l’unisson. C’est ce qu’il faut retenir de la rencontre de samedi entre le Premier ministre, Adolphe Muzito, et les députés du Kivu, toutes tendances confondues. Un élan national qui doit pousser le gouvernement à présenter rapidement son «Plan de sortie de crise ».
Samedi 15 novembre, pendant quatre heures, le Premier ministre Adolphe Muzito a conféré avec le caucus des députés du Nord-Kivu. Au menu de leur entretien : la situation de guerre qui prévaut dans la partie orientale du pays. Avec en prime, la plainte que ces élus du Nord-Kivu ont déposé le 12 novembre 2008, contre le général Laurent Nkunda auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Cette plainte a été introduite au lendemain des tueries perpétrées à Kiwanja par les rebelles du Comité national pour la défense du peuple (CNDP) dans la nuit de 4 au 6 novembre 2008. Une situation dramatique qui interpelle toutes les consciences sereines, et à plus forte raison toutes les autorités tant nationales que provinciales congolaises.
APPEL A L’UNISSON
De cette entrevue, il s’est dégagé une idée fondamentale : un appel à l’unisson pour faire face aux grands défis de la paix. Mais surtout de sécuriser les populations violentées, déracinées, perdant ainsi toute leur dignité de personne humaine. Pour les députés du Kivu qui tiennent ainsi à transcender leurs sentiments, prouvant l’unanimité autour de la personne d’Adolphe Muzito en vue de résoudre cette crise au regard de six fronts qu’il a définis dans son discours d’investiture devant la représentation nationale, ils ont insisté sur l’union du peuple congolais pour barrer la route aux fossoyeurs de la République démocratique du Congo.
Preuve irréfutable, ces propos du porte-parole du caucus, l’honorable Sekimonyo, « de privilégier ce qui nous unit et de négliger ce qui nous différencie ». Aussi, a-t-il banalisé toutes les interprétations sélectives sur les déclarations qui ont été faites à l’Assemblée nationale au lendemain de la nomination du Premier ministre et de la Constitution du gouvernement.
ASSAINIR LES MILIEUX POLITIQUES ET MILITAIRES
Le Premier ministre a saisi cette opportunité pour réaffirmer la détermination du gouvernement à mettre fin à la guerre dans le but de permettre au peuple congolais de vivre en toute dignité dans les limites du territoire national.
Aussi, a-t-il réitéré son engagement à aller partout où le devoir de la paix l’appelle. Mais également, il a tenu à faire savoir que le gouvernement a laissé la porte ouverte à tout dialogue pour resserrer la cohésion nationale et vivre en cohabitation pacifique avec tous les pays voisins. Ce qui explique tout ce ballet politique et diplomatique entrepris tant sur le plan national que par les partenaires extérieurs. Mais cela sans aliéner les attributs nationaux.
Poursuivant sur la même lancée, le Premier ministre s’est attardé sur les conséquences désastreuses de la guerre pour en appeler à la contribution d’un chacun afin de sortir de cette catastrophe humanitaire, la première du 21ème siècle. C’est dans cet ordre d’idées que le gouvernement s’est engagé à assainir les milieux politiques et militaires.
En effet, les cas de pillage, de viol, de détournements des fonds publics, particulièrement ceux destinés aux militaires au front entravent les encourageantes démarches nationales et internationales. Des faits inacceptables. Par conséquent, tous ceux qui seront reconnus coupables de ces actes de haute trahison et d’indiscipline militaire doivent répondre de leurs méfaits devant la justice, a souligné le Premier ministre. A ce sujet, il a relevé que des instructions précises ont été données aux ministres de la Défense, de la Justice et à l’Auditeur général des FARDC en vue de prendre des dispositions utiles qui s’imposent.
Le Premier ministre qui a salué cette initiative des élus du Nord-Kivu a pris bonne note de toutes leurs préoccupations. Notamment celle qui relève de la saisie de la Cour pénale internationale par des élus de cette province en ce qui concerne les massacres de Kiwanja. Des instructions ont été données aux organes spécialisés pour accompagner cette volonté des élus du Kivu en vue d’une enquête rapidement diligentée et que des coupables soient traduits devant la justice internationale.
MULTIPLICATION D’INITIATIVES INTERNES
Cette rencontre a retenu l’attention de plusieurs observateurs. Elle permet ainsi de constater que les Congolais s’emploient à s’approprier toutes les initiatives de paix et de ne pas laisser le monopole aux seuls partenaires étrangers.
En effet, cet apport extérieur de la paix ne trouvera d’échos favorables que lorsque les Congolais comprendront réellement que la patrie est en danger. Que cette quête de paix est avant tout une affaire nationale. Une affaire des ressortissants du Kivu qui, lors de la Conférence de Goma, avaient exprimé librement leur volonté de convivialité politique. D’où la substance de l’Acte d’engagement de Goma ratifié par toutes les parties concernées, le CNDP y compris.
Dès lors que ce nouvel ordre provincial et national est en train d’être violé, menacé, les députés du Nord-Kivu viennent d’apporter une preuve positive de plus d’aller vers la paix. Il revient au gouvernement, particulièrement au Premier ministre qui vient de séjourner dans cette partie du pays, de gérer ces préoccupations, ces ambitions légitimes de paix. Maintenant ou jamais.
Source : Le Potentiel/Kinshasa
