La desserte en électricité pose problème à Kinshasa. La solution passe par la construction de la deuxième ligne entre Inga et Kinshasa, selon la SNEL. Qui signale, par ailleurs, que la Banque européenne de développement a déjà disposé 110 millions d’euros pour les travaux de construction de cette ligne. La desserte en électricité pose problème dans la ville de Kinshasa ces derniers temps. Dans un passé récent, si l’électricité était privée dans de nombreuses communes de Kinshasa, celle de la Gombe avait toujours été épargnée. Car, abritant le siège des institutions tant nationales qu’internationales Sans exception, toutes les communes vivent aujourd’hui la même situation. Il suffit de circuler à travers Kinshasa pour s’en convaincre. Plusieurs maisons commerciales tributaires de l’électricité ont été fermées et leur personnel réduit au chômage. Celui-ci est allé gonfler les rangs des chômeurs. Le manque d’électricité est également à l’origine de plusieurs maux dans les quartiers. A la faveur de l’obscurité, les délinquants commettent des viols, vols simples, vols à main armée, extorsions des biens de valeur, etc. Réagissant à ce propos, les responsables de la SNEL ont expliqué que cette situation était due à la vétusté des équipements datant, pour la plupart, de l’époque coloniale, et de la saturation de la ligne Inga-Kinshasa. Selon eux, la solution était le délestage. Un système qui sera appliqué par la suite à tour de rôle dans les communes. Le système montra ses limites, quelque temps après. La SNEL, pour remédier à la situation, acquis sur fonds propres 135 tranformateurs et quelques accessoires électriques destinés à toutes les provinces, y compris la ville de Kinshasa. A ces transformateurs et accessoires se sont ajoutés d’autres du genre, don de l’Hôtel de ville de Kinshasa et acquis sur fonds propres. Il s’agissait de trente transformateurs notamment. Malgré cette conjugaison d’efforts, on est loin de sortir de l’auberge. A l’approche des fêtes de fin d’année, les Kinois s’interrogent si l’électricité sera au rendez-vous. Les responsables de la SNEL tentent d’y trouver une solution, même partielle. C’est dans ce cadre qu’il convient de situer la mise en place par la SNEL d’un réseau électrique ainsi qu’une dizaine de cabines électriques de décharge pour l’amélioration de la distribution de l’électricité dans la partie Ouest de Kinshasa. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP) qui livre cette information, la fin des travaux est prévue fin décembre 2008. Au cours d’une visite dans les installations de l’entreprise qui l’emploie, l’administrateur directeur technique de la SNEL, Lokala J’Ifasso, a déclaré que la ville de Kinshasa, avec une population de quelque 6 millions d’habitants, a besoin de 650 MW par jour contre 400 MW disponibles, accusant ainsi un déficit de 250 MW, rapporte l’ACP. Selon lui, cette situation de déficit est due à la saturation de la ligne électrique reliant Inga et Kinshasa. Cette ligne qui transporte 350 MW, est soutenue par la ligne Zongo-Badiadingi avec ses 40 MW et la ligne Zongo-Gombe qui transporte 10 MW. Face à cet déficit et à la demande croissante de l’énergie dans la capitale, la SNEL est appelée à recourir au délestage au niveau de transport de l’électricité alors que l’énergie est disponible au barrage hydroélectrique d’Inga, a-t-il précisé. «La solution passe par la construction de la deuxième ligne entre Inga et Kinshasa», a soutenu Lokala J’Ifasso, signalant que la Banque européenne de développement a déjà disposé 110 millions d’euros pour la construction de cette ligne. Les études de faisabilité de cette ligne sont en cours et les travaux pourront commencer dès 2009 et dureraient trente-six mois (trois ans). Enfin, il a soutenu que les grands travaux actuels d’assainissement du réseau de Kinshasa se préparent à recevoir l’énergie transportée par la seconde ligne. Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.

Source : le Potentiel/kinshasa