17 décembre 2008
l'armée ougandaise largue des tracts à l'intention de la LRA
L'Ouganda a déclaré mercredi que son armée larguait actuellement des tracts sur le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), où elle a lancé une offensive contre des rebelles ougandais, pour les appeler à se rassembler dans des zones où ils seront à l'abri.
"Cette campagne fait partie de notre stratégie et de nos règles d'engagement", a déclaré la secrétaire d'Etat ougandaise à la Défense Ruth Nankabirwa au sujet de ces tracts à l'intention des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).
"Les membres de la LRA doivent savoir que s'ils vont dans des zones indiquées, ils ne seront pas ciblés par des attaques", a-t-elle ajouté.
Les armées de l'Ouganda, de la RDC et du Sud-Soudan ont lancé dimanche une opération militaire conjointe contre le principal camp de la LRA dans le nord-est congolais.
Le journal gouvernemental ougandais New Vision a publié une copie du tract, sur lequel figure une photo d'un ancien conseiller du chef de la LRA Joseph Kony qui a été amnistié après s'être rendu aux autorités. "En rentrant au bercail, vous recevrez notre bénédiction", peut-on lire en dessous de la photo.
Le ministre ougandais des Affaires étrangères Sam Kutesa a affirmé mardi que l'opération militaire visait à contraindre Joseph Kony à signer un accord de paix définitif.
Le gouvernement ougandais a paraphé en avril un accord de paix global venant couronner un processus de paix engagé en juillet 2006.
Mais le chef de la LRA a refusé de le signer à plusieurs reprises, réclamant la levée préalable de mandats d'arrêt lancés contre lui et ses principaux lieutenants en 2005 par la Cour pénale internationale (CPI), notamment pour crimes contre l'humanité.
Pendant ce temps, la LRA a continué à commettre des atrocités dans des zones isolées de la Centrafrique et de la RDC.
source : AFP
Bunia : arrestation des officiers des FARDC pour détournement de fonds
L’auditorat militaire a arrêté lundi dernier deux officiers Fardc, dont un colonel de la 13e brigade intégrée à Bunia. Ils sont accusés d’avoir détourné 3 millions de francs congolais (5 000 USD) de fonds de ménages, destiné aux militaires de leur brigade basés à Komanda, à plus de 80 kilomètres au sud de Bunia. Selon l’auditeur militaire de garnison de l’Ituri à Bunia, 3 autres officiers, dont 2 capitaines, ont été arrêtés en début novembre à Bunia. Ils sont soupçonnés d'avoir détournés 23 millions de francs congolais (38 333 USD) de solde des militaires de la 2e brigade intégrée, basée à Goma dans la province du Nord Kivu
L’auditeur militaire de l’Ituri à Bunia, le major John Penza, affirme que cette arrestation des offficiers supérieurs est intervenue après une enquête qu’il a menée à la suite d’une dénonciation faite par d’autres officiers. Les deux officiers arrêtés sont accusés d’avoir détournés 3 millions de FC sur les 10 millions déstinés à l’achat des vivres des militaires. Selon l’auditeur, ces officiers sont passés aux aveux et ont restitué une partie des fonds détourné, soit environ 1,25 million de FC ( 2 083 USD).
Tous ces officiers accusés d’avoir détournés 23 millions de FC de la solde des militaires de la 2è brigade basée à Goma, sont de la 13è brigade intégrée. Ils sont tous détenus à la prison centrale de Bunia, en attendant le transfert de leurs dossiers à l’auditeur supérieur de Kisangani pour les premiers et, au tribunal militaire de Bunia pour les seconds. Joint par la radio okapi, le commandant de la zone des opérations de l’Ituri n’a pas voulu s’exprimer
mise en garde de l'ONU au chef rebelle Laurent Nkunda
Le chef de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, a demandé au chef rebelle congolais Laurent Nkunda de mettre fin aux exactions commises par ses hommes dans l'est du pays qui pourront être "considérées comme des crimes de guerre".
"Les exactions continuent à Kiwanja (80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu), j'ai demandé à Nkunda de mettre fin à ces exactions", a déclaré mercredi le chef de la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) au cours d'une conférence de presse à Kinshasa.
"A Kiwanja, il y a des exactions attribuées au CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, dirigé par Nkunda) et des arrestations. Les rebelles du CNDP sont présents dans cette zone et c'est à eux de protéger les civils et d'éviter que des exactions soient commises", a-t-il souligné.
L'ONU avait fait état mardi d'une poursuite des exactions commises par des hommes de l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda contre des civils - enlèvements, déplacements forcés de population - dans des zones sous contrôle des rebelles dans l'est de la RDC, malgré leurs promesses de "pacification".
D'autres exactions - meurtres, enlèvements, pillages -, selon l'ONU, se sont également produites entre les localités de Kiwanja et Ishasha (120 km au nord de Goma, à la frontière avec l'Ouganda) fin novembre.
Le CNDP avait avancé sur cet axe, à la mi-novembre, avant de s'en retirer début décembre. Des milices pro-gouvernementales ont immédiatement repris position dans la zone où des affrontements sporadiques continuent de se produire.
la fondation M'zee Kabila s'engage et mobilise les femmes contre la guerre dans la l'Est
Décidément l’appel à la mobilisation générale lancé par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, n’est pas tombé dans l’oreille des sourds. Motivés par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire que vivent les populations congolaises depuis le 28 août 2008, date du déclenchement des hostilités par le Cndp, les Congolais ont pris la mesure du temps. D’où l’organisation de plusieurs manifestations de protestation contre la guerre du Nord-Kivu, que ce soit en Rd Congo ou à l’étranger et la publication des déclarations dénonçant la reprise des échauffourées, les violations des droits humains, les tueries, les viols répétés…
Consciente de la situation prévalant à l’Est du pays, Jaynet Kabila Kyungu, présidente de la Fondation Laurent-Désiré Kabila, a fait le tour de certains cabinets de ministre auprès de qui elle a expliqué le sens de sa démarche pour soutenir nos populations en détresse à l’Est du pays. Elle l’a dit à Marie Ange Lukiana Mufwankol, ministre du Genre, Famille et Enfants ; elle l’a aussi dit à Mobutu Nzanga, Vice-premier ministre chargé des Besoins sociaux de base ; elle l’a aussi dit à Mutombo Bakafwa Nsenda, Vice-premier ministre chargé de la Sécurité et Défense.
source : digitalcongo
Le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, et le ministre de l’Intérieur et sécurité, Célestin Mbuyu Kabangu, ont eu aussi la visite du numéro un de la Fondation Kabila. Auprès du vice-Premier ministre Bongeli, il a été question du lancement le 23 décembre prochain d’une collecte des fonds destinés aux victimes de la guerre dans le cadre de l’Initiative des Femmes pour la Paix dans les Grands lacs.
Ces visites, Mme la présidente de la Fondation Kabila les a effectuées accompagnée de quelques membres de l’Union des Femmes du Congo.
Plus que jamais l’engagement de Jaynet Kabila à contribuer positivement à toutes les actions en rapport avec la mobilisation générale de la population et particulièrement celle de la femme congolaise pour faire face à l’injuste guerre de l’Est est acquis.
Cela se traduit concrètement par des contacts qu’elle entretient avec les autorités nationales comme celui entrepris récemment avec les différents membres du gouvernement ci-haut cités.
Gel des avoirs de Mobutu : la succession proteste
Les avocats de la succession de feu Mobutu Sese Seko protestent contre une nouvelle prolongation de la mesure du gel des avoirs de l’ex président de la République. Au cours d’une conférence de presse tenue mardi à Kinshasa, les représentants des liquidateurs en RDC pour la succession Mobutu ont indiqué qu’aucune preuve n'a été fournie pour démontrer que les fonds accumulés par le maréchal de l’ ex Zaïre sont d’origine délictueuse
La démarche de ces avocats fait suite à l’expiration de la procédure d’entraide judiciaire initiée par les autorités congolaises depuis 1997. Par conséquent, estiment-ils, le gouvernement suisse est dans l’obligation de lever la mesure de gel sur les avoirs de feu Mobutu pour permettre à la succession d’y accéder.
M. Lubala Mugisho, l’un de ces avocats explique : « Le délai prévu pour la procédure d’entraide judiciaire a expiré le 15. Et, automatiquement, les avoirs devaient revenir à la succession Mobutu. Mais, curieusement, vous avez suivi qu’il y a eu prolongation de ce délai. Bien sûr, pour la succession, cela a été ressenti comme un arbitraire. L’Etat congolais, en son temps, avait dit que ces fonds provenaient d’une origine délictueuse, et il avait le droit de le prouver. […]Mais pendant tout ce temps, plus de 10 ans durant, l’Etat congolais n’a pas apporté la moindre preuve de l’origine délictueuse de ces fonds. D’où, à l’expiration de la procédure, ces fonds devaient normalement revenir à la succession. »
Source : okapi/Kinshasa
Le Peuple veut récupérer son argent volé par Mobutu
Devant les tergiversations du gouvernement du président Joseph KABILA quant à la problématique de la récupération des 8,3 millions de Francs suisses, soit $ 7.026.752,26 tirés du reste du pactole placé sournoisement dans les banques suisses par le feu dictateur Joseph MOBUTU pendant que son peuple croupissait dans la misère la plus noire. Un groupe de compatriotes congolais a mis en place une coalition ayant pour mission d’exercer la pression sur le pouvoir politique établi à Kinshasa d’entamer enfin la procédure officielle pour la récupération de ces fonds gelés.
D’aucuns se demandent pour quelle raison le président Joseph KABILA ne veut pas toujours laisser le gouvernement national désigner un Plénipotentiaire en vue de faire bénéficier aux congolais de ces fonds, produit des moult détournements de fonds publics dont l’ex président MOBUTU était passé champion sans nullement plus se soucier du bien être de son peuple clochardiser tout au long de son long et périlleux règne de triste mémoire.
Tel un charognard, cet ex dictateur au cœur sombre porte une grande responsabilité dans la descente en enfer du peuple congolais. Avec toutes les richesses naturelles dont le Zaïre est doté de par la générosité de l’Eternel, c’est seulement à cause du mauvais cœur de ce dictateur impénitent que le congolais est aujourd’hui devenu la rusée de tous. Mêmes ceux de pays qui ne pouvaient jamais se rapprocher du Congo peuvent le narguer sans crainte d’être inquiété. Le temps de la grandeur du Congo de Lumumba est bien révolu.
Et il ne souffre d’aucun doute que toute cette fortune de MOBUTU est le produit du vol à grande échelle institutionnalisé par le système prédateur mis en place par ses multiples services. Et ce n’est que justice que les miettes soient reversées au trésor public congolais qui connaît un sérieux problème de liquidité. Sous aucun prétexte, personne ne peut impunément faire obstruction quant à la récupération de cet argent de feu MOBUTU au risque de s’aligner du côté des ennemis du peuple.
Si vraiment le président Joseph KABILA ne veut toujours pas se décider pour laisser au premier ministre Adolphe MUZITO récupérer cet argent au profit du peuple congolais, le peuple doit alors se mettre en tête que son président ne se soucie guère de son bonheur. Et il peut réellement saisir à son tour la justice pour exiger la démission de son président pour haute trahison. La mission première de tout chef d’Etat est de défendre l’intérêt supérieur de son pays et de rechercher constamment le bonheur de son peuple. Quand ces deux éléments cessent d’exister, alors le peuple doit savoir qu’il a face de lui un vrai mercenaire qu’il faille impérativement mettre hors d’état de nuire. Si le peuple garde silence et se laisse distraire par ces fausses négociations de l’Est, sa chute en enfer ne fera que s’accélérer. Apportant notre double caution morale et spirituelle à cette initiative de ces compatriotes constitués en coalition pour exiger du gouvernement de Kinshasa de signaux forts quant à sa détermination de récupérer ces fonds de MOBUTU gelés en suisse. Nous exhortons le peuple à se mobiliser comme un seul homme pour que le vrai ayant droit soit rétabli dans ses droits.
Visitez ces sites qui ont publié cette rocambolesque nouvelle pour vous permettre de prendre conscience de la vraie nature de ceux qui gouvernent actuellement le Congo Kinshasa : http://www.dc- kin.com/newsenco ntinu18.html dc@dc-kin.com admin@dc-kin. com webmaster@dc- kin.com info@dc-kin. com
EXTRAIT PUBLIE PAR LA DEMOCRATIE CHRETIENNE : ....La « Coalition Fonds Mobutu gelés en Suisse (CFMS) », une structure qui lutte pour la récupération desdits fonds a organisé vendredi un sit-in à Kinshasa, devant le ca¬binet du vice-Premier minis¬tre congolais en charge des problèmes sociaux de base, François ¬Joseph Nzanga Mobutu fils de l’ex-dictateur Mobutu.
La manifestation visait à exiger du gouvernement de la RDC la nomination d’un Plénipoten¬tiaire en vue de récupérer ces fonds gelés en Suisse et évalués à 8,3 millions de Francs suis¬ses (7.026.752,26 dollars US), avant le 15 décembre 2008. "l’objec¬tif de cette manifestation est de pouvoir sensibiliser les autorités congolaises pour le rapatriement des fonds de l’ancien président Mobutu gelés en Suisse, à travers la nomination d’un Plénipotenti¬aire, comme cela avait été exigé par l’ancienne prési¬dente de la Confédération Helvétique, Mme Micheline Calmy Ray, lors de son passage au mois de juin dernier à Kinshasa. Or, le délai accordé au gouvernement congolais de nommer un Plénipotentiaire, expire lundi prochain, et à cette date la Suisse sera obligée de virer cet argent dans le compte fa¬milial de l’ancien dictateur congolais dont un des fils, Joseph Nzanga est actuellement vice-Premier minis¬tre congolais en charge...des problèmes sociaux de base.
D’où « l’appel pathétique que nous lançons au gouvernement pour la désignation d’un Plénipotentiaire, afin que ces fonds puissent être restitués au peuple congolais », a dit M.Moïse Katongo.
Selon lui, « cela occasionnera une valeur ajoutée à notre budget 2009, qui comme tout le monde le sait, ne dépasse pas 5 milliards de dollars US. Avec la crise mondiale actuelle, ces fonds sont nécessaires pour servir à des besoins du pays ».
Source : journal chretien
La MIBA a fermé ses portes
C’est depuis plus d’une semaine que les activités de prospection et de production des diamants se sont totalement arrêtées à la Minière de Bakwanga (Miba). Il n’y a que l’administration qui essaie de donner un semblant de vie à une société qui n’est ce qu’elle est que lorsque ça bourdonne de ses gisements à ciel ouvert au centre de triage. Cette fois, il ne s’agit pas d’un arrêt de travail consécutif à une grève du personnel ou à une panne technique mais plutôt aux difficultés de trésorerie qui accablent ce géant minier à la suite des « efforts de guerre » à répétition de 1996 à ce jour et surtout du « hold up » opéré par la Sengamines sur ses pièces de joaillerie entre 1999 et 2003. Alors qu’elle traîne un lourd passif financier et qu’elle ne tenait le coup que grâce à des opérations de préfinancement de ses campagnes de production par voie bancaire, notamment la BCDC et Rawbank, la Miba se trouve sans le sou, ses banquiers lui refusent de nouvelles avances de fonds, à cause de la non liquidation des dettes pendantes. Compte tenu du non remboursement des prêts bancaires à échéance due, les milieux financiers se méfient désormais d’une débitrice aux caisses sonnant souvent creux.
Une crise multiforme La menace de banqueroute qui frappe aux portes de la Miba relève de plusieurs origines. Il y a d’abord et avant tout le problème de l’obsolence de l’outil de travail. Suite à une gestion peu orthodoxe des revenus de vente du diamant depuis des décennies et à l’absence d’une politique de planification de renouvellement et de modernisation de ses équipements techniques, cette société d’économie mixte fonctionne aujourd’hui avec des machines de prospection et d’extraction ayant largement dépassé la limite d’âge. En conséquence, la quantité de diamants produits n’a fait que baisser au fil des ans. On cite, en second lieu, les ponctions politiques dans les caisses de la Miba, pour répondre aux besoins urgents des « guerres » qui déchirent le pays depuis octobre 1996, date de la naissance de la rébellion de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo). Voici plus de 12 ans que le cycle infernal des conflits armés continue, faisant du diamant le principal « nerf » de la guerre. D’aucuns épinglent le partenariat avec Sengamines, une nébuleuse regroupant l’Etat congolais, des particuliers congolais et expatriés, notamment des Zimbabwéens et des Asiatiques du Groupe Oryx Mining, comme l’une des arnaques ayant hypothéqué les gisements de joaillerie les plus juteux de la Miba situés à Senga-Senga, dans le territoire de Miabi, et consacré son arrêt de mort. Il y a aussi le désengagement financier des Belges de Sibeka et des Sud-Africains de De Beers, il y a quelques années, qui s’était traduit par l’effritement du capital social et l’accroissement de la crise de confiance entre la Miba et les banquiers à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. On parle, ces dernières semaines de l’effondrement généralisé des cours des matières premières sur le marché mondial. D’où, forcément, le diamant ne pouvait pas échapper au couperet de la récession. On faisait état, il y a peu, du carat du diamant qui se commercialisait en-déça de 15 dollars américains, soit moins de la moitié de son prix traditionnel. Le chaos financier Comme recettes mensuelles, l’on avançait, au mois d’octobre, le chiffre d’environ 1,5 millions dollars US, ce qui représentait moins de l’enveloppe salariale mensuelle évaluée autour de deux millions US. Or, la Miba devait à la fois faire face aux frais de fonctionnement, de maintenance sinon de renouvellement de l’outil de travail, de paiement des salaires et « colis » alimentaires, de remboursement des crédits bancaires, etc. Le fardeau était devenu trop lourd à porter pour une société qui a longtemps géré un déficit financier qui est allé crescendo. La pléthore du personnel, surtout administratif, occasionnée par des recrutements liés à des mobiles politiques, n’était pas pour atténuer les ennuis financiers du colosse minier aux pieds d’argile. Mwana Africa : la bouée de sauvetage La firme sud-africaine Mwana Africa, dont le « Chairman » se trouve être un Congolais d’une famille bourgeoise bien connue de la place de Kinshasa, s’est annoncée comme future partenaire de la Miba. Le montage financier nécessaire à la relance de la production s’articulerait autour d’une enveloppe de 110 millions de dollars américains. Mais Mwana Africa a posé, entre autres préalables, la restructuration du Conseil d’Administration, dans le sens de la collégialité effective dans la prise des décisions de management. En clair, la vielle pratique de la concentration des pouvoirs entre les mains du Président Administrateur Délégué devrait être abandonnée. Il est exigé aussi la claire traçabilité du diamant congolais, de l’extraction à la commercialisation des shipments sur les marchés internationaux, notamment ceux d’Anvers et de Tel Aviv. Dans la même logique, un dégraissage drastique du personnel est attendu, sur base de la refonte totale de l’organigramme de la société, de manière à respecter la légendaire pyramide entre cadres et agents. Mais, en attendant l’apport financier salvateur de Mwana Africa, la Miba a besoin, dans l’immédiat, d’un matelas financier du gouvernement congolais pour lui permettre de survivre jusqu’à la mise en route de son partenariat avec la firme précitée. Sans une opération urgente de perfusion financière gouvernementale, pense-t-on, Mwana Africa risque d’intervenir sur le tard, au moment tout serait déjà consommé.
source : le Phare/kinshasa
Sénat : des allégations de détournement accablent le bureau
Dans son intervention, le sénateur Tshibombo Mukuna a soutenu que le silence du bureau du Sénat dans cette affaire laisse la place aux rumeurs dans tous les sens, que ce soit dans l’opinion ou dans les medias. Cette affaire a trait à la corruption et au détournement de fonds ponctionnés sur les frais de fonctionnement du Sénat. Le sénateur Mokonda Bonza est intervenu dans le même ordre d’idées, en déclarant que ces informations salissent l’honneur des sénateurs. Surtout dans le chapitre des rumeurs selon lesquelles chaque sénateur aurait reçu 7 000 dollars américains du président du Sénat pour étouffer les bévues qu’aurait commises le bureau.
Pour la petite histoire, tout a commencé par une lettre du sénateur Pius Isoyongo adressée au bureau, demandant des éclaircissements sur la gestion des finances. Il a dénoncé le non respect du règlement intérieur ainsi qu’une gestion opaque des comptes du Sénat. Une matière traitée à huis clos et le président du bureau aurait été blanchi. Toutefois, une question se pose au sein de l’opinion qui attend la version réelle de l’affaire qui implique ses représentants : à qui profite cet éclaboussement du bureau du Sénat ?
des rebelles ont tué 13 civils et recruté de force au moins 200 jeunes
Des troupes du chef rebelle congolais Laurent Nkunda ont tué au moins 13 civils et recruté de force 200 jeunes hommes fin novembre, juste avant leur retrait d'un axe stratégique dans l'est de la RDC, a déclaré mardi à l'AFP la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).
Des membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de l'ex-général Nkunda s'en sont pris aux populations civiles entre les localités de Kiwanja (80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu) et Ishasha (120 km au nord de Goma, à la frontière avec l'Ouganda), a déclaré le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.
"Entre les 25 et 29 novembre, il y a eu au moins 13 civils tués, 2 blessés, 5.000 déplacés, 20 enfants disparus et 200 jeunes hommes recrutés pour combattre ou pour être soumis à du travail forcé", a-t-il précisé.
"Vingt maisons ont été pillées", a ajouté le colonel Dietrich, précisant que ces informations avaient été établies par une équipe mobile de la Monuc.
Ces incidents sont "très graves", a ajouté l'officier.
Le CNDP avait avancé sur cet axe, à la mi-novembre, avant de s'en retirer début décembre. Des milices pro-gouvernementales ont immédiatement repris position dans la zone où des affrontements sporadiques continuent de se produire.
D'autre part, des hommes de Nkunda ont récemment exercé des "pressions sur des déplacés regroupés près de Kiwanja près d'une base de l'ONU", a ajouté le porte-parole.
"Ils ont dit à ces déplacés: +il faut que vous partiez, vous n'êtes pas en sécurité ici+. Nous, nous avons condamné cela, la population a le droit choisir où elle souhaite être", a ajouté le porte-parole de l'ONU.
Les rebelles de Nkunda, selon le porte-parole, "font cela pour montrer que la vie reprend dans les zones sous leur contrôle".
Les combats, qui avaient repris fin août dans l'est de la RDC avant de baisser considérablement en intensité fin octobre ont fait, selon des estimations de l'ONU, plusieurs centaines de morts et de blessés, principalement dans des tirs croisés entre l'armée régulière congolaise et les rebelles de Nkunda.
ERNST & YOUNG va mener une étude pendant deux ans
Le système actuel de paiement en RDC accuse beaucoup de faiblesses, ainsi s'explique le besoin ressenti pour sa modernisation, un chantier majeur pour la Banque centrale du Congo (BCC). Dans le cadre du Projet compétitivité et développement du secteur privé ( PCDSP), financé par la Banque mondiale et exécuté par le Copirep, une étude sur la définition de la vision stratégique du cadre conceptuel et la préparation de mise en œuvre du projet sur la modernisation du système national de paiement et de règlement vient d'être confiée au consultant ERNST & YOUNG et associés.
Cette étude devra dégager avec le concours des toutes les parties prenantes les grandes orientations pour la mise en œuvre d'un système. Le coup d'envoi de l'étude a été donné ce mardi 26 décembre à l'hôtel Venus de Kinshasa par le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu. Les conclusions de l'étude sont attendues d'ici deux ans.
Le projet lancé ce mardi devant la profession bancaire et le Copirep, est le fruit d'un financement de la Banque mondiale sous forme d'un don de 9,5 millions de dollars. Il va couvrir les besoins en investissements et s'inscrit dans le cadre de la consolidation du système bancaire congolais et l'amélioration du système national de paiement et de règlement de la RDC.
Dans son mot d'ouverture, le n°1 de la BCC a exprimé sa reconnaissance au Copirep qui assure le suivi administratif et financier du contrat avec le consultant recruté ERNST & YOUNG. Par ailleurs, le Copirep veille au respect des termes de référence du projet.
Un grand chantier de la BCC
Selon J.C Masangu, le projet de réforme des systèmes de paiement et de règlement mené par la BCC avec le concours de tous les acteurs publics et privés est actuellement l'un des plus grands chantiers de l'Institut d'émission. Et ce concomitamment avec la réforme monétaire et le lancement du Franc congolais, l'instauration du régime de change flottant et l'informatisation de la BCC couplée avec son réseau intranet de communications sur 39 points d'exploitation éparpillés sur le territoire national. Pour lui, hormis les enjeux stratégiques (techniques, commerciaux, économiques et politiques) du projet, cet important chantier s'explique par les faiblesses du système actuel. Faible taux de bancarisation soit 200 000 comptes pour 60 millions, soit 0,033 compte par habitant, une extrême faible diversité des instruments de paiement et par conséquent l'hégémonie de la monnaie fiduciaire dans le règlement des transactions ; un coût élevé des transactions ainsi qu'une lenteur avérée dans le dénouement des transactions qui passent par le circuit bancaire ; un réseau monétaire en développement privatif et cloisonné et l'inexistence d'un cadre juridique basé sur un système de paiement électronique. Autant des faiblesses listées par J.C Masangu.
Face à telle situation peu reluisante, il était urgent que la BCC mette sur pied ce projet d'envergure visant la modernisation du système. A en croire J.C Masangu, cela s'impose d'autant plus que cette réforme a des implications importantes pour la politique monétaire, l'établissement d'un système financier inclusif et intégré ainsi que de l'infrastructure nécessaire pour la mise en place d'un marché financier et boursier.
Dans tous les cas, il a émis le vœu de voir les travaux démarrés sur la conception, la mise en œuvre, le fonctionnement du système national, prendre en compte des facteurs propres à l'environnement congolais en intégrant les évolutions technologiques observées dans le secteur financier.
Au nom du Copirep, son secrétaire exécutif adjoint, Alexis Mangala a fait savoir que ce projet s'inscrit dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires. Le PCDSP comporte deux volets : l'amélioration du climat des affaires et la réforme des entreprises publiques. Et l'amélioration du climat des affaires passe notamment par l'amélioration de l'intermédiation bancaire. Alexis Mangala a fait remarquer que grâce à un financement additionnel de la Banque mondiale, le Copirep entend assister la BCC dans les axes ci-après : la modernisation du système national de paiement et règlement ; la modernisation de la centrale des risques de la BCC, la formation et l'appui technique à la sous-direction de la microfinance de la BCC,... Il a émis le vœu de voir la Banque mondiale et d'autres bailleurs du projet veiller pour que le système national de paiement à mettre en place soit conforme aux normes internationales.
Les banques commerciales ont montré la voie
Intervenant en sa qualité de président de l'Association congolaise des banques (ACB), Michel Losembe, administrateur délégué de Citi, a relevé aussi les faiblesses du système actuel. Pour lui, le nouveau système à mettre en place sera une étape décisive pour le secteur bancaire. Il va permettre de gérer dans un environnement électronique les flux bancaires et non bancaires. Sur ce point précis, il estime que les banques commerciales de la place ont déjà montré la voie en se lançant dans la modernisation.
Ces banques disposent de leur propre réseau satellitaire, d'investissement dans la monétique, des opérations bancaires par téléphone,... Toutefois, il a déploré que tout cela se fait sans interconnexion entre les banques commerciales et en ordre dispersé. Il croit ainsi que le nouveau système sera harmonisé et intégré pour bien faire les choses. Michel Losembe a plaidé pour que le nouveau système prenne en compte les technologies et les investissements déjà mis en place par les banques commerciales. En ce qui concerne l'ACB, elle s'engage en tant que partenaire à accompagner le projet lancé ce mardi 16 décembre.
En définitive, parmi les avantages attendus du système amélioré, il y a le dénouement des transactions financières en temps réel et la production des données y relativement aussitôt ; l'élimination total de tout risque de non paiement car tout ordre de paiement est exécuté de manière irrévocable ; la réduction considérable des délais de compensation bancaire ; l'introduction de nouveaux moyens de paiement autres que le numéraire (cartes de crédit, de débit ; le porte-monnaie électronique, le e-commerce,...) ; la liaison des différents ministères, des régies financières et des PTT au réseau du système national de paiement et règlement