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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

29 décembre 2008

Mweka : Ebola, 2 décès supplémentaires

EbolaDeux nouveaux décès dus au virus Ebola ont été enregistrés entre jeudi et dimanche à Mweka, au Kasaï-Occidental. C’est ce qu’a annoncé le même dimanche l’ONG internationale Médecins sans frontières (MSF). Selon cette source, ces nouveaux cas portent le bilan à 11 personnes déjà tuées par ce virus depuis fin novembre dernier dans cette partie de la RDC

Source : Okapi/Kinshasa

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Van Rompuy s'entretient avec les présidents de parti

PM_belgeLe formateur Herman Van Rompuy doit entamer lundi à 10H00 une série de consultations bilatérales avec les présidents des partis de la majorité. Il s'entretiendra successivement avec Didier Reynders (MR), Joëlle Milquet (cdH), Marianne Thyssen (CD&V), Bart Somers (Open Vld) et Elio Di Rupo (PS). A midi aura lieu un entretien commun avec les cinq présidents de parti. Ces consultations ont lieu à la résidence de fonction d'Herman Van Rompuy, au 10 rue de la Loi.

Le Roi a demandé à l'actuel président de la Chambre d'assurer la formation du nouveau gouvernement. Herman Van Rompuy a accepté malgré de fortes réticences personnelles. Le CD&V tout entier a dû faire pression sur lui.

Curieux week-end. Mais fructueux en définitive. Wilfried Martens, désigné explorateur par le Roi le 22 décembre pour dénouer la crise politique, était parvenu, vendredi déjà, à tracer la voie vers une sortie de crise. Avec les grands manitous de chaque parti de la coalition chancelante, il avait convenu : 1° que l'équipe gouvernementale resterait inchangée dans sa composition, 2° qu'elle devait aller jusqu'au terme de la législature en 2011 et 3° qu'on ne changerait que les deux pions réellement démissionnaires de l'attelage, à savoir le Premier ministre Yves Leterme et le ministre de la Justice Jo Vandeurzen, tous les deux sociaux-chrétiens.

Dehaene exclu

Ce n'était pas rien. Cela voulait dire qu'il revenait au CD&V, et à lui seul, de proposer les remplaçants. Et cela éliminait de facto le retour de Jean-Luc Dehaene au "16, rue la Loi" dans la mesure où l'ancien Premier ministre n'envisageait de jouer les dépanneurs que si un nouveau scrutin fédéral était organisé en juin 2009. Du reste, les partis libéraux avaient signifié que, pour leur part, ils ne voulaient pas du démineur de Vilvorde comme leader gouvernemental. Une position qu'ils ont répétée avec force samedi lors d'un ultime contact avec l'explorateur.

Mais si ce ne pouvait être Jean-Luc Dehaene, qui alors ? C'est que les candidats ne sont pas légion au CD&V. Kris Peeters ? Les sociaux-chrétiens flamands n'avaient aucune envie de le débarquer de la présidence du gouvernement flamand où il vient à peine de trouver ses marques et alors que se profile le scrutin régional. Marianne Thyssen ? La présidente du CD&V n'a pas encore assez de planche sur la scène fédérale et risque de s'y casser la figure.

Il ne restait finalement qu'Herman Van Rompuy. Il a l'expérience des gouvernements fédéraux. Il sait s'y prendre pour assurer l'équilibre budgétaire, ce qui est plutôt bienvenu par les temps qui courent. Il n'effraie pas les francophones malgré des prises de position parfois carrées à propos de la périphérie bruxelloise. Il n'a plus son avenir politique devant lui et ne fera donc pas d'ombre à ses partenaires au gouvernement.

Il y a juste un problème : Herman Van Rompuy ne veut pas du poste de Premier ministre. Il l'a dit et redit à de nombreuses reprises. Ce samedi encore, dans le "Standaard", il avançait qu'il est "tout sauf indispensable", une jolie manière de décliner l'offre. Pour mener sa mission à bien, Wilfried Martens ne devait faire qu'une seule chose ce week end : le faire changer d'avis.

Tout le CD&V s'y est mis

La pression a été intense. Tout le CD&V s'y est mis. Les sociaux-chrétiens flamands savaient que s'ils échouaient dans leur tentative de trouver eux-mêmes un successeur à Yves Leterme, ils seraient forcés de passer la main aux libéraux et dans ce cas, qu'ils risquaient de ne plus mettre les pieds au "16" avant longtemps.

Une réunion réunissant tous les cadors du CD&V a eu lieu samedi. Un seul objectif : convaincre Herman Van Rompuy. Non sans succès. Dimanche en tout cas, vers 18 heures, et alors que Wilfried Martens venait de remettre son rapport final d'explorateur au Roi, Herman Van Rompuy est arrivé au Palais royal. Albert II l'a chargé d'une mission de formateur. Une mission qu'il a acceptée. Pour l'intérêt du pays ou celui de son parti ? Les deux sans doute.

Il ne reste plus que quelques "détails" avant que le formateur puisse devenir Premier ministre. Les libéraux flamands veulent que le perchoir de la Chambre, occupé jusqu'ici par Herman Van Rompuy, leur revienne. Il faut aussi déterminer la manière dont le dialogue institutionnel va se poursuivre et fixer les contours de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Fortis. Et puis, il restera à désigner un nouveau ministre de la Justice qui, selon toute vraisemblance, devrait être Tony Van Parys.

Source : la libre Belgique/Bruxelles

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Rutshuru : le CNDP accusé de procéder à des enlèvements de jeunes garçons à Kiwanja

CNDP5 jeunes garçons ont été enlevés depuis une semaine à Kiwanja, à 4 kilomètres de Rutshuru centre. Leurs familles s’inquiètent. Des sources sur place attribuent ces enlèvements aux hommes du CNDP et indiquent que plusieurs autres cas pareils sont enregistrés chaque jour dans différents villages du même territoire. Le CNDP rejette ces allégations et parle plutôt d'adhésions massives et volontaires enregistrées ces derniers temps au sein de ce mouvement

Selon un activiste des droits de l’homme contacté sur place, ces jeunes gens dont l’âge varie entre 15 et 17 ans ont été pris de force alors qu’ils travaillaient dans un champ de soja. La même source ajoute que parmi d’autres jeunes arrêtés dans la même cité de Kiwanja il y a trois semaines lors d’un bouclage par le CNDP, certains sont restés introuvables jusqu’à ce jour. Selon l’activiste des droits de l’homme, certains de ces jeunes disparus se trouveraient dans un camp d’entraînement du CNDP.

Contacté, Me Mwitinganisha, cadre de ce mouvement politico militaire chargé des questions des droits de l’homme, a rejeté les accusations portées contre son organisation. D’après lui, une centaine de personnes seraient en formation à Rumangabo. Et ces personnes seraient des habitants de différents villages qui auraient adhéré volontairement au CNDP. Cette formation organisée à Rumangabo, précise le cadre du mouvement, viserait l’encadrement des forces d’autodéfense populaire dans tous les villages sous contrôle du CNDP, pour lutter contre le banditisme et des incursions des Maï-Maï.

« On n’a jamais cessé de déplorer la floraison de milices »

Réagissant aux propos du cadre du CNDP alléguant une formation des forces d’autodéfense, le ministre provincial du Nord- Kivu en charge de la sécurité et décentralisation, Charles Kasereka Kalwahe, estime que c’est une façon de créer des milices. Il explique : «Il faut une source indépendante pour poser la question à ces jeunes enfants pour qu’ils nous affirment qu’ils ont été recrutés volontairement. C’est que nous savons, ce qu’une partie parmi ces enfants a été recrutée par force. Dire que, on est en train de leur donner une formation d’autodéfense populaire, on est à l’encontre de le Constitution. C’est la police et l’armée qui ont en charge la sécurité de la population du territoire. Demander à des civils de s’occuper de leur propre sécurité c’est exactement former une milice. ». Et de conclure : « C’est à cause des milices qu’il y a prolifération d’armes, et c’est à cause de la prolifération d’armes qu’il y a des tueries en cascade. »

Le ministre de la Défense et le chef d’état-major général des FARDC à Goma

Par ailleurs, le ministre de la Défense, Mwando Nsimba et le chef d’état-major général des Forces armées de la RDC, le général Etumba, sont arrivés dimanche après-midi à Goma. Ils se sont rendus au poste de commandement des opérations des FARDC su l’axe Goma-Rusthuru, à Kibati, à une dizaine de kilomètres de la ville de Goma. Ces deux personnalités n’ont fait aucune déclaration, mais des sources proches des FARDC indiquent que le ministre de la Défense va rencontrer à Goma même son homologue rwandais

Source : Okapi/Kinshasa

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Kinshasa : grève des infirmiers, le statu quo

Mama_YemoLes revendications des professionnels de la santé du secteur public n’ont toujours pas trouvé de solution. Et ce, malgré l’audience accordé le week-end dernier par le ministre de la Santé au Syndicat des cadres, employés et agents des services (Syncass). Et dans les hôpitaux, à une exception près, il y a à peine un service minimum

Dimanche, à la Clinique Ngaliema. Quelques infirmiers assistent à un culte organisé par l’aumônerie kimbanguiste. D’autres assurent un service minimum. A 200 pas de là, se trouve une autre grande formation médicale de la capitale : les Cliniques kinoises. Ici aussi, les infirmiers se font rares. Selon un médecin exerçant sur place, un service minimum existe du moins en chirurgie. Les patients se plaignent du manque d’assistance médicale. « Il n’y a pas d’infirmiers. Il faut des connaissances ici », se plaint une malade. A l’Hôpital général de référence de Kintambo, même scénario. « Pour moi, le gouvernement ferait mieux de prendre en charge les infirmiers. Un médecin peut-il faire un pansement sur quelqu’un ? », suggère un patient.

En revanche, à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo, les infirmiers disent avoir repris le service, il y a plus d’un mois. Selon le président des infirmiers du Congo, certains infirmiers ont repris le chemin des hôpitaux à la faveur des dissensions au sein de leurs organisations syndicales, et d’autres, à cause des intimidations. « Tout ce qu’il y a eu comme revendications, rien n’a produit des effets escomptés. Jusqu’aujourd’hui», déclare, déçu, Joseph Kibangila.

A la rencontre du week-end, M. Mutamba Mutampoy, secrétaire général du Syncass, affirme qu’ils ont fait avec le ministre de la Santé l’état des lieux des revendications du personnel de santé. Selon lui, la situation de cette catégorie d’employés de l’Etat reste précaire.

Source : Okapi/Kinshasa

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saisie d’une cargaison de produits alimentaires déclarés impropres à la consommation

Matadi_PortUn conteneur de produits alimentaires appartenant à la société Satellite, une entreprise privée, vient d’être saisi dans la ville de Matadi, au Bas-Congo, avec tout son contenu. Son dépôt est également scellé jusqu’à nouvel ordre. Des experts de la Commission de lutte contre la fraude affirment que ces produits alimentaires sont impropres à la consommation

Il s’agit, notamment, des boîtes de mayonnaises, de tomates et de jus de fruit. Les enquêteurs ont pu observer que ces boîtes étaient imbibées d’un liquide lourd, apparemment un lubrifiant. La présence d’un lubrifiant tel que l’huile de frein a d’ailleurs été établie dans ce conteneur, d’après les mêmes enquêteurs. Les experts de la Commission de lutte contre la fraude sont formels : ces lubrifiants ont été mélangés aux produits alimentaires depuis l’embarcation. Une pratique pourtant interdite selon les lois internationales en matière d’importation. La société Satellite est aussi accusée d’avoir tenté une fraude fiscale. Elle aurait mélangé des produits alimentaires et des lubrifiants pour que sa marchandise soit sous évaluée. Cette entreprise encourt ainsi des poursuites judiciaires. Entre-temps, le conteneur a été saisi et son entrepôt fermé jusqu’à nouvel ordre, ont indiqué les autorités politico judiciaires de la ville. Le représentant de l’entreprise incriminée est resté injoignable

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Le gouvernement oblige à la DGRAD à réaliser 170 milliards FC

drapeauL’Etat congolais entend à assigner à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), au cours de l’exercice 2009, 170 milliards de Francs congolais à réaliser en recettes propres hors pétroliers contre 153, 4 milliards exigés à cette régie en 2008. Il s’agira d’une augmentation significative, dans un environnement de baisse d’activités qui est projetée à 5,8% en 2009 contre 8% l’année passée.

 

Cette révélation a été faite par Jean Elongo Ongona, directeur général de la DGRAD, samedi 27 décembre 2008, au cours de la cérémonie marquant le 13ème anniversaire de la DGRAD. Cet anniversaire a coïncidé avec la cérémonie d’échange de vœux entre la Haute direction et le personnel de la DGRAD. Ainsi, les cadres et agents da la DGRAD doivent redoubler d’efforts et faire preuve de beaucoup d’imaginations pour apporter à l’Etat les moyens de sa politique.

Devant une telle exigence venue de la part du gouvernement, le comité de direction de la DGRAD a mis en place des mécanismes tendant à satisfaire à la volonté du gouvernement qui veut voir cette régie renflouer les comptes du Trésor public.

« Nous proposons de communiquer en début d’année la part de l’effort à déployer par chaque direction provinciale ou urbaine et par le siège de Kinshasa. Cette communication va concerner aussi les services d’assiette. De cette façon, chaque entité saura la contribution attendue d’elle dans l’année et pour chaque mois de l’exercice 2009», a souligné Jean Elongo Ongona devant les cadres et agents qui célébraient avec faste, au siège de la régie, le 13ème anniversaire de la DGRAD.

Pour le directeur général de la DGRAD, les actions à entreprendre vont se reposer sur trois axes majeurs, à savoir la constatation et la liquidation de la recette, l’ordonnancement et le recouvrement. Ces actions seront développées ensemble, impliquant cadres et agents, à court terme, avec l’implication nécessaire des services et ministères de l’Etat, en qui revient la charge des actes de la nomenclature des recettes encadrées par la DGRAD.

Ainsi, les responsables de cette régie espèrent, cette fois-ci, à une bonne prise en charge en amont des phases de constatation et de liquidation de la recette avant celles d’ordonnancement et de recouvrement.

 

Ordonnancement de qualité

A propos de l’ordonnancement et du recouvrement, le n°1 de la DGRAD a révélé que la régie qu’il dirige de main de maître va mettre l’accent sur le programme informatique qui vient d’être mis en place au sein de la division de comptabilité et ce, pour une meilleure traçabilité des opérations.

« Nous exigerons, dans ce cadre, des ordonnancements de qualité, suivi des recouvrements sans faille, dans un cadre de renforcement de la délivrance des preuves de paiement ainsi que des imprimés de valeur », a insisté le n°1 de la DGRAD.

Sans ambages, «Jean» a révélé aux cadres et agents que la haute direction de la régie va exploiter, en ce qui concerne les imprimés de valeur et même administratifs, les résultats des travaux en cours pour «déterminer les commandes à passer, en espérant un accompagnement approprié des autres instances de décision dans ce domaine. Ces stratégies à court terme, orientées vers l’obtention des résultats au regard des assignations spécifiques en recettes pour l’exercice 2009, ne vont pas éluder notre détermination à poser des actes dans les rubriques des réformes fixées dans le plan triennal », a-t-il précisé.

Il s’agira, entre autre, des cas ou règlements appelés à tenir compte du partage des recettes entre le budget national et celui des provinces. C’est ainsi que la DGRAD est déjà en pourparlers avec la province de Kinshasa et la Province Orientale, en vue de définir des protocoles de collaboration intermédiaires, qui entreront en application au 1er trimestre de 2009.

Peu avant cette intervention, le directeur administratif et des services généraux et le président de la Délégation syndicale de la DGRAD ont planché tour à tour sur la situation sociale des cadres et agents de la DGRAD.

«Créée dans un contexte politique et social exceptionnel, la DGRAD a connu un parcours parsemé de beaucoup d’embûches qui, par deux fois, a failli coûter sa disparition… Cette équipe tant attendue par l’ensemble du personnel de la DGRAD, composée essentiellement des fils maison, n’a pas droit à l’échec. C’est une interpellation. En dépit des actions positives menées par l’équipe dirigeante actuelle, il n’en demeure pas moins vrai que l’ensemble du personnel est encore loin d’être totalement satisfait pour la simple raison que certaines revendications légitimes discutées au centre catholique Nganda n’ont, jusqu’à ce jour pu trouvé solutions », a souligné le président de la Délégation syndicale de la DGRAD.

Parmi ces revendications, il a épinglé la régularisation de la situation administrative des agents ayant obtenu les titres académiques en cours de carrière, la prise en charge des enfants des agents féminins, l’admission sous statut de nouvelles unités qui constituent presque la moitié de l’ensemble du personnel ; la régularisation de la situation administrative des agents diplômés de l’ENF, toutes promotions confondues, l’augmentation du nombre de bus servant de transport du personnel, l’amélioration des conditions de travail des agents oeuvrant à l’intérieur du pays, etc.

« Nous ne pouvons, à ce sujet, taire les conditions administratives et financières des directeurs de la DGRAD qui appellent une sécurisation et une amélioration… L’indiscipline, la complaisance, l’injustice, le chômage déguisé doivent être combattus par chacun et pour tous. Il est important que nous fassions preuve d’unité, de conscience professionnelle pour une mobilisation plus accrue des recettes, le seul moyen pour nous d’être plus exigeant à l’égard de l’employeur », a plaidé le président de la Délégation syndicale de la DGRAD.

 

Gestes modestes et de bonne volonté

A toutes ces préoccupations, Jean Elongo Ongona a d’abord souligné qu’en ce qui concerne les directeurs de la DGRAD, après avoir reçu leurs préoccupations, la Haute direction a posé quelques gestes de bonne volonté, bien que modestes. Pour les avancements en grades des agents, une commission instituée à cet effet prévoit de lancer ses travaux en janvier 2009, avec le concours du Secrétariat général aux Finances.

Pour les agents Nouvelles unités, le Dg de la DGRAD a précisé que le dossier sera retransmis au ministère de la Fonction publique, sur base des déclarations révisées des agents pour l’échéance ultime du 31 décembre 2008.

En ce qui concerne l’affectation des agents admis sous statut depuis 2000, la direction de l’administration et des services généraux a été chargée de recenser tous ces cas et de proposer à la haute direction leurs affectations, conformément aux dispositions portant règlement d’administration relatif à la carrière du personnel des services publics de l’Etat.

Concernant les cinq premiers dossiers importants évoqués ci-avant, la direction en appelle à la conscience et à la sagesse des agents, pour éviter tout état d’âme et de mesurer correctement l’effort de leur résolution qui requiert l’implication des autres instances dirigeantes du pays et, sous certains aspects, la disponibilité des moyens.

Quant à la haute direction, elle promet de ne ménager aucun effort en vue de leur aboutissement heureux et à brève échéance, pour l’apaisement plus que nécessaire à la poursuite des efforts de mobilisation des recettes au sein de la DGRAD.

Jean Elongo Ongona, a enfin, insisté sur le fait que la DGRAD constitue un patrimoine de la nation confié à tous les cadres et agents de cette régie. Elle a de nombreux défis à relever. Certains le sont déjà…

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La Monuc au centre d'un énième scandale

UNlogoDes Casques bleus de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) sont de nouveau au centre d'un énième scandale, à en croire La Libre Belgique. Il s'agit de l'exploitation et des abus sexuels au Nord-Kivu.

Le quotidien belge rapporte que "depuis quelques jours, la Monuc a reçu des informations concernant des allégations de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels par les Casques bleus au Nord Kivu. Les informations reçues à ce jour sont incomplètes et non corroborées à ce stade", a indiqué la mission onusienne dans un communiqué reçu à Bruxelles.

Des Casques bleus de la Monuc se seraient rendus coupables de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels dans la province du Nord-Kivu, théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales et les rebelles de Laurent Nkundabatware. Pour cela, la Monuc a demandé au Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l'Onu d'ouvrir des "enquêtes rapides et approfondies" sur ces nouvelles allégations de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels par ses Casques bleus au Nord Kivu (est de la RDC).

La Monuc, dont le mandat a été prolongé lundi 22 décembre jusqu'en décembre 2009, reste la plus importante opération de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde, avec plus de 17 000 Casques bleus - des effectifs qui doivent être renforcés de 3000 éléments dans les prochains mois. Le communiqué, qui conclut que tous les membres du personnel de la Monuc doivent collaborer avec les enquêteurs du (BSCI) afin de faciliter leur travail, reste muet sur les auteurs de ces allégations.

Les Casques bleus de la Monuc ont déjà été plusieurs fois mis en cause pour plusieurs autres scandales, dont des trafics présumés avec des miliciens ou pour "exploitation et abus sexuels" impliquant certains d'entr'eux. Des Casques bleus du contingent indien de la Monuc - ils sont plus de 3 000 au Nord-Kivu - auraient, pendant des mois entre mi-2007 et début 2008, eu des rapports sexuels avec des Congolaises mineures contre des sommes dérisoires, selon des sources onusiennes.

Ces faits se seraient essentiellement déroulés dans un local situé non loin du camp de la Monuc à Masisi (à environ 50 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu de la province), où plusieurs jeunes filles se rendaient à la demande des soldats de la paix.

Plus récemment, une autre enquête a été ouverte à Goma sur des allégations de tentative de viol par un Casque bleu de l'épouse d'un ex-combattant, qui se serait déroulée fin avril dans un camp accueillant les miliciens étrangers démobilisés. En février 2005, l'Onu avait décidé pourtant d'interdire aux Casques bleus d'avoir des relations sexuelles avec des Congolaises, affirmant avec force le principe de la "tolérance zéro" pour toute entorse à son code de conduite.

Début mai 2008, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HWR) avait accusé l'Onu d'avoir étouffé des allégations des malversations visant des Casques bleus pakistanais et indiens, qui auraient été impliqués en 2005 dans des trafics d'armes et/ou d'or avec des miliciens congolais et étrangers. L'Onu a fermement démenti avoir couvert des trafics.

Ne disposant pas d'armée en tant que telle et dont les opérations sont menées avec les forces fournies par les pays membres, l'Onu bénéficie de la contribution des pays membres. L'Inde et le Pakistan sont deux des plus gros contributeurs des troupes aux opérations de maintien de la paix de l'Onu. Le mois dernier, le gouvernement congolais avait exprimé par écrit son refus de voir des troupes indiennes contribuer au renforcement de la Monuc, en leur reprochant notamment d'avoir commis des "exactions".

Des Casques bleus de l'Onu sont également impliqués dans des scandales sexuels, non seulement en RDC, mais également dans d'autres pays africains et du monde où ils sont déployés. Comme qui dirait, la guerre rime amoureusement avec des scandales sexuels dont se rendent coupables les soldats qui sont censés protéger les populations civiles. Dommage !

L'Onu a eu à enquêter sur les nombreux scandales dans lesquels des Casques bleus de la Monuc sont régulièrement impliqués. Malheureusement, ces enquêtes restent lettre morte, poussant des soldats de maintien de la paix à rééditer leurs exploits tristement célèbres. Dommage !

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Aéroport international de N’Djili : les travaux de réhabilitation à l’ordre du jour

18_KinshasaLe directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Roger Busima Kataala, et le directeur général de l’entreprise chinoise CCCC (China communication construct company), Liv, ont échangé dernièrement sur la mise à la disposition des usagers de la piste d’atterrissage de l’aéroport international de N’Djili et la réalisation de l’autoroute SOCIMAT-Aéroport international de N’Djili. Citant le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux, l’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte que la réalisation de ces travaux avant la fin du mois de mai 2009 est consécutive aux manifestations du quarante-neuvième anniversaire de l’accession, de la République démocratique du Congo à l’indépendance et à celles de la Francophonie. Le gouvernement central entend par la réalisation des travaux de la piste d’atterrissage, répondre aux normes de l’aviation civile et garantir les bonnes conditions de vols aux usagers de cette infrastructure, soutient la source. Pour sa part, le directeur général de l’entreprise chinoise a rassuré son interlocuteur du début des travaux de la piste de l’aéroport international de N’Djili dès janvier 2009. Dans un autre registre, il convient de signaler que le directeur général de l’ACGT a procédé dernièrement à la remise officielle des contrats de surveillance des travaux de génie civil de la route de Lutendele dans la commune de Mont-Ngafula, et l’avenue du Tourisme dans la commune de Ngaliema, par Huatong/Delta Engineering et les travaux de construction de l’hôpital centre-ville par STUDI International/AREAL dans la commune de Kasa-Vubu. Aux termes de ces contrats, rapporte l’Agence congolaise de presse, les deux bureaux doivent assurer le respect des normes de génie civil en vigueur en République démocratique du Congo et celles édictées dans le domaine de l’environnement. En outre, ils doivent éclairer l’ACGT ainsi que l’administration dans la prise des décisions sur l’exécution normale des travaux afin d’assurer une longue durée de vie des ouvrages.

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Herman Cohen piège Obama et la RDC

USALa Suède et la Norvège ont suspendu leur aide au Rwanda pour son soutien à la rébellion armée de Laurent Nkunda. Les Etats-Unis ne se sont pas encore prononcés clairement sur le rapport des experts de l’Onu quant au soutien que le Rwanda apporte au CNDP. Mais par contre, un « Plan américain de fin de guerre au Kivu » est fin prêt. Il est sur la table de Barack Obama, le président élu des Etats-Unis qui prendra officiellement ses fonctions dans 22 jours. Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993) en est le grand inspirateur.

La guerre au Kivu n’est pas politique, mais bel et bien économique. Chaque jour qui passe confirme cette thèse comme le démontre clairement le dernier rapport des experts de l’Onu. C’est ainsi que dans ses analyses sans complaisance, Le Potentiel soulignait que le «  contrôle des mines par le pouvoir central mettrait fin à cette guerre économique ».

Presque dans les mêmes circonstances de temps, Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, en mission de bons offices dans la région des Grands Lacs, s’est attardé sur la « dimension économique » de cette guerre. Il invitait toutes les parties qui se sont impliquées dans la recherche d’une solution durable à la guerre qui sévit en RDC, à s’appesantir sérieusement sur cette « dimension économique ».

Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines revient sur cet aspect du problème avec un   « plan » à la main. « Le principal responsable de la violence est l’insurrection des Tutsis congolais, dont le chef est Laurent Nkunda, un ex-général de l’armée congolaise qui affirme se battre pour protéger sa communauté. Mais ses opérations militaires visent principalement à empêcher l’armée de Kinshasa de rétablir son autorité sur les provinces de l’Est. Ses troupes sont armées et financées par le gouvernement du Rwanda. Celui-ci ne renonce pas à des ressources qui représentent une bonne partie de son produit national brut, mais que le gouvernement congolais est en droit de revendiquer pour en faire profiter son peuple. Cette dimension économique du conflit doit être prise en compte », souligne Herman Cohen dans un article signé de sa main et publié dans le journal américain, The New York Times.

Cette personnalité politique américaine va plus loin et demande à Barack Obama, une fois investi, «qu’il  devrait nommer un négociateur spécial chargé de proposer un projet de marché commun incluant la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Cet accord autoriserait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises rwandaises l’accès aux ressources minières et aux forêts congolaises. Les produits fabriqués continueraient d’être exportés via le Rwanda. Le grand changement serait le paiement des droits et des taxes au gouvernement congolais. Pour les entreprises rwandaises, ces prélèvements seraient compensés par des revenus accrus ». Selon Herman Cohen, ce marché commun permettra à la RDC d’utiliser « les ports de l’océan Indien qui sont le débouché naturel des produits du Congo oriental, plutôt que ceux de l’océan Atlantique, à plus de 1600 km de là ».

Piège

Avant de revenir sur ce « plan », force est de s’attarder sur les propos de John Carré, ce célèbre romancier de renommée internationale. Il évoquait déjà dans son roman « Le chant de la mission », le vingtième publié en France en septembre 2007, la dimension économique de cette guerre du Kivu. Il s’attarde, en ces termes, sur toutes ces réunions internationales sur la RDC : « Rien que des théoriciens avant-gardistes, des néo-conservateurs en vue, des sommités de la géopolitique. Le genre de types qui se réunissent dans des stations de ski pour décider du destin des nations. Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le Congo oriental, et qu’est-ce qu’ils y voient ? L’anarchie comme résultat probable des prochaines élections, les Chinois qui grattent à la porte pour rafler toutes les matières premières. Alors que faire ? Les Congolais n’aiment pas les Américains, et c’est réciproque. De leur côté, les Rwandais méprisent les Congolais, ils sont disciplinés et surtout efficaces. Alors le plan des Américains, c’est de consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo oriental jusqu’à le rendre incontournable. Ce qu’ils veulent, concrètement, c’est une annexion en douceur, et ils comptent sur un coup de main de la CIA ». Propos prophétiques. La guerre du Kivu illustre tous ces propos et Herman Cohen reconnaît que depuis 1996 les «provinces du Kivu sont économiquement intégrées au Rwanda ».

Effectivement, ce « plan » de Herman Cohen fait la part belle du Rwanda et vise à le rendre incontournable et son économie forte. Pire, il aura pour conséquence l’affaiblissement de l’économie congolaise en réduisant fortement les exportations vers l’ouest, c’est-à-dire le port de Matadi et bientôt de Banana pour renforcer la valeur marchande des pays anglophones de l’Est, notamment le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et bien sûr le Rwanda qui se verra ainsi désenclavé.

Ce « plan » vise également à réduire l’influence géostratégique de la RDC au niveau de l’Afrique centrale, un coup dur pour la CEEAC. Mais combat par le fait même l’existence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. En effet, si jamais ce « marché commun verrait le jour », il enlèverait toute la substance à cette conférence internationale qui a été créée pour que la RDC joue le rôle de la plaque tournante tant en Afrique centrale, des Grands Lacs qu’en Afrique australe.

C’est justement cette influence que l’on est en train de casser subtilement et malicieusement. Partant de cela, la CEPGL aura du mal à repartir du bon pied. Tel est l’objet poursuivi par ces opérations militaires visant à déstabiliser la RDC, à l’affaiblir davantage économiquement. Un complot international pour balkaniser la RDC se confirme chaque jour davantage.

Le « cabinet Clinton »

Ce « plan » risque d’être géré par les anciens collaborateurs de Bill Clinton mais qui font désormais partie de l’équipe de Barack Obama. Le président élu qui a promis de concentrer ses efforts au plan interne en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens, pourrait accorder une oreille distraite à la politique africaine, et particulièrement à ce qui se passe en République démocratique du Congo.

Aussi, le lobby américain, facilement indentifiable et qui a ses intérêts dans cette partie de la RDC et de l’Afrique, pèsera de tout son poids pour obtenir « l’annexion en douceur » du Congo oriental au Rwanda. Et pourtant, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui a intégré la relance de la CPEGL a pris en compte la « dimension économique » des conflits armés dans la région des Grands Lacs.

Ce « plan américain » doit interpeller la classe dirigeante et l’élite congolaise. Comme pour dire que la menace de la balkanisation de la République démocratique du Congo est toujours à l’ordre du jour.

Source : le POtentiel/kinshasa

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