Conduire au centre-ville de Lubumbashi devient un exercice difficile. Il faut savoir choisir sa route ou ses trous. Même les avenues Lumumba et Kabila, jadis réputées meilleures, ont perdu l’asphalte.La caillasse déversée anarchiquement par l’OVD, il y a une semaine, laisse des trous béants.
Les grands chantiers annoncés et démarrés avec pompe depuis 2008 sont aux arrêts. Aujourd’hui, aucun engin de l’Office des voiries et drainage n’est visible sur les artères des agglomérations du Katanga.

A l’intérieur de la province, la situation n’est pas plus reluisante. Tous les travaux de réfection des routes communément appelés ici, « ateliers routiers », sont stoppés. Dans le Lualaba, les engins sont abandonnés à Kayembe. Dans le Haut-Lomami, le Tanganyika et le Haut-Katanga, on évoque tantôt les pluies abondantes, tantôt le repos de fin d’année. Pendant ce temps, à Lubumbashi, les députés et sénateurs, en passage, continuent à s’apitoyer sur d’autres « ateliers » bloqués à l’Office des routes, faute d’exonération du gouvernement central.

Source : okapi/kinshasa