08 janvier 2009
reprise des négociations entre gouvernement et rebelles à Nairobi
Les négociations entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont repris mercredi à Nairobi, sous la médiation de l'ONU et de l'Union africaine (UA), après une suspension pendant les fêtes de fin d'année, rapporte l'ONU.
La session était présidée par le co-médiateur de l'UA, l'ancien président de Tanzanie Benjamin Mkapa, en l'absence du co- médiateur de l'ONU, l'ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, qui mène actuellement des consultations dans la région. M.Obasanjo doit arriver à Nairobi vendredi, selon le service d'information de l'ONU.
M. Mkapa a affirmé mercredi que les chefs d'Etat de la région des Grands lacs vont se réunir à la mi-janvier pour s'informer des progrès réalisés et des obstacles qui subsistent et indiquer les orientations sur ce qui devrait être fait.
L'ancien président tanzanien a également appelé Kinshasa et le CNDP à s'entendre sur un cessez-le-feu formel.
La précédente session de pourparlers a abouti à des documents de procédure qui, selon M. Mkapa, devraient permettre aux deux parties d'entrer dans "des discussions sur le fond".
Les partisans de Ntaganda appellent Nkunda "à accepter" son limogeage
es partisans de Bosco Ntaganda, chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui a annoncé lundi avoir limogé le leader de ce mouvement Laurent Nkunda, l'ont de nouveau appelé jeudi "à accepter sa destitution".
"Nous invitons Laurent Nkunda à accepter sa destitution et à coopérer avec le nouveau leadership du CNDP", a déclaré à l'AFP le porte-parole du général Ntaganda, Désiré Kamanzi, joint depuis Kinshasa au téléphone dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
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"Bosco Ntaganda a pris les choses en main et gère les affaires du CNDP. Il dirige maintenant le comité de crise qui va décider de l'avenir du mouvement", selon M. Kamanzi.
D'importantes dissensions à la tête du CNDP sont apparues au grand jour après une tentative lundi du général Ntaganda de destituer Laurent Nkunda, présenté comme démis de ses fonctions dans un communiqué signé de sa main et envoyé à la radio BBC.
Depuis le territoire de Rutshuru (partie de la province du Nord-Kivu, au nord de Goma, sous contrôle rebelle), Nkunda et ses partisans assurent que les instances dirigeantes du mouvement restent inchangées.
Des représentants de la rébellion se sont rendus normalement à Nairobi où ils ont repris mercredi les négociations directes avec le gouvernement congolais.
Mais les partisans de Ntaganda indiquaient jeudi que cette délégation n'était pas légitime.
"Nous ne reconnaissons pas cette délégation qui s'est rendue à Nairobi. Elle ne nous représente pas et a été nommée par Nkunda après son limogeage", a commenté à ce propos M. Kamanzi, dénonçant cette nouvelle illustration du "style autocratique" de Nkunda.
"Tout ce qui vient maintenant de la bouche du président déchu n'a aucune raison d'être. Il continue à tromper les médias, la vigilance de la communauté internationale dans un nouvel exemple de ce manque de crédibilité qui a fait que nous avons dû le remplacer", a affirmé le porte-parole.
"Le haut commandement militaire et les autres organes habilités vont siéger pour décider du futur leadership", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a par ailleurs démenti la participation éventuelle du général Ntaganda à une réunion des instances dirigeantes du CNDP, organisée ce jeudi à Rutshuru par Laurent Nkunda.
Source : Afp/Paris
Nairobi : Mkapa appelle le CNDP et le gouvernement à un compromis constructif
Le troisième round des négociations entre le CNDP et le gouvernement de la RDC s'est ouvert ce mercredi dans la capitale kenyane. Les deux délégations, arrivées le mardi, devront examiner les questions de fond, après avoir adopté les modalités de dialogue. La rencontre de ce matin est présidée par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, en l'absence du président Olusegun Obasanjo, qui, selon le président Mkapa, poursuit des concertations ailleurs autour de la crise de l'Est de la RDC. Il pourra rejoindre Nairobi d’ici jeudi, selon la même source
Dans son mot d’ouverture, l’ancien président tanzanien a invité les deux parties à se rappeler, durant cette phase, la souffrance des populations de deux Kivu. « Nous devons nous souvenir du fait que le regard du Congolais et du monde entier est focalisé sur le déroulement de ces négociations. Des milliers de personnes déplacées et celles qui continuent à souffrir de la situation sécuritaire déplorable dans cette région attendent avec impatience l’issue favorable de ces travaux, qui puissent rétablir une paix durable dans leur communauté », a souligné Benjamin Mkapa.
Toujours dans le souci d’alléger les souffrances des populations dans les zones de conflit, il est aussi important, a-t-il ajouté, de trouver un accord formel sur la cessation des hostilités. Ceci va constituer une preuve de l’engagement de chaque partie dans ce processus de paix et permettre, éventuellement, le retour des déplacés en sécurité et le déploiement de l’assistance humanitaire, indispensable pour ces déplacés.
Le progrès réalisé lors de deux premières phases, notamment, avec l’adoption d’un règlement d’ordre et la définition des modalités du dialogue, a permis de créer des conditions favorables à un succès pour ce dialogue et à un accord qui inclut les actes d’engagement signés à Goma. Les deux parties ont été, enfin, invitées à participer de manière responsable et à faire preuve de bonne volonté, pour un dialogue ouvert et un compromis constructif.
la délivrance de nouveaux passeports est interrompue
Le Ministre des Affaires étrangères, Tambwe Mwamba, envisage un palliatif : « Je vais réunir un certain nombre d’ambassadeurs le lundi prochain, leur exposer la situation telle qu’elle est, afin que nous puissions trouver une formule transitoire pour les deux mois qui nous séparent de l’arrivée des passeports biométriques. La commande est entrain d’être exécutée. Le premier lot sera fourni à la fin du mois de mars. Nous commencerons le remplacement à partir du 1er avril. Nous allons remplacer, en priorité, les passeports semi biométriques, soit gratuitement, soit on leur fera payer la différence entre le prix officiel qu’ils ont payé au ministère des Affaires étrangères et le prix du passeport biométrique, qui va se situer autour de 100 dollars. »
