Rechercher sur AfrikBlog

VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

12 janvier 2009

Dungu : tueries de la LRA, les humanitaires s’inquiètent, le commandant allie la lutte à la sensibilisation

La communauté humanitaire à Dungu, la société civile locale ainsi que la division Droits de l’homme de la Monuc/Kisangani se disent préoccupées par le sort des populations civiles de cette juridiction. Ces préoccupations ont été soulevées samedi au cours de deux rencontres séparées tenues respectivement avec les commandements des opérations militaires ougandaise et congolaise, rencontres organisées par la division des droits de l’homme de la Monuc. Il s’avère que depuis le début des opérations militaires contre les rebelles le 14 décembre dernier, des populations civiles sont de plus en plus menacées par les rebelles dans diverses localités.
Les chiffres avancées sur place, bien que divergents, font état de plus ou moins un millier de personnes assassinées par la LRA. Conscients de cette triste réalité, le commandant des opérations militaires a fait savoir que des efforts sont en train d’être fournis par la coalition de trois armées pour neutraliser totalement l’ennemi. Ce qui faciliterait, d’après le général de brigade Patrick Kankiriho, la protection des civils. La même source indique que par rapport à cette logique, les bombardements aériens n’ont visé que des camps à force concentration de l’ennemi. Et pour sécuriser davantage les civils, les FARDC leur demandent de rejoindre chaque fois les zones qu’elles occupent pour isoler l’ennemi, afin que ce dernier soit bien combattu.

Depuis le 14 décembre dernier, les opérations militaires conjointes des armées de la RDC, de l’Ouganda et du sud Soudan ont débuté dans le parc de la Garamba contre les rebelles ougandais de la LRA. Ces opérations ont pour objectif notamment de contraindre les rebelles ougandais à se rendre. Il faut dire d’abord que ces opérations ont été engagées après le refus de Joseph Kony de se rendre à Djuba pour signer l’accord de paix avec le gouvernement ougandais en décembre dernier. Environ trois semaines, après le lancement de ces opérations, il est difficile de tirer un quelconque bilan parce qu’elles sont toujours en cours.

Quelle est la stratégie utilisée au cours de ces opérations ? La stratégie est celle de bombarder les camps de force concentration de l’ennemi. Mais depuis, le commandant des opérations militaires a décidé d’allier la sensibilisation au canon pour aller vite. Cette sensibilisation se fait au moyen des dépliants qui sont largués par hélicoptère en forêt. Ces dépliants montrent les photos de 5 femmes de Joseph Kony et plusieurs enfants qui avaient été enlevés par les rebelles et repris par l’UPDF, l’armée ougandaise. Un autre dépliant met en exergue la photo d’un commandant de Koni qui avait été capturé par l’UPDF et qui vivrait paisiblement dans la localité de Koru. Tout ceci dans l’objectif d’exhorter les rebelles à se rendre.

Mais cette sensibilisation ne se fait pas du tout aisément. Elle est émaillée de plusieurs difficultés selon le commandant des opérations. La première difficulté, selon le commandant des opérations militaires conjointes, c’est la guerre psychologique menée par Joseph Kony contre ses éléments. Celui-ci empêcherait les rebelles d’être en contact avec ces dépliants, qui, selon lui, seraient infectés de poison. La personne qui les toucherait serait empoisonnée ipso facto, explique le commandant Kankiriho. La deuxième difficulté, c’est la peur de rebelles de se faire bombarder à l’approche de l’hélicoptère qui largue les dépliants. Ce qui fait que la plupart des rebelles se cachent en forêt.

Source : Okapi/Kinshasa

Posté par Kongolais à 07:22 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Thambwe Mwamba tente de sauver les meubles

Avec dans leur lot des passeports qui portent des numéros de série identiques, on les appelle désormais les passeports à problèmes. Dans tous les cas, ils ont sérieusement écorné le crédit de tout un pays.

Ce n’est pas dans deux ou trois jours que l’on va tirer les rideaux sur les passeports semi-biométriques. Il en faut encore plusieurs du fait de la grossière méprise commise dans l’impression de ce document : des numéros de série identiques, poussant ainsi certaines ambassades, le Benelux notamment, à ne pas accorder de visa à leurs détenteurs.

Comme c’est par ces passeports que le scandale est arrivé, le ministre des Affaires étrangères n’a pas trouvé mieux que d’en interrompre la délivrance. « Dans un cas comme celui-là, nous avons pris nos responsabilités. J’ai interrompu immédiatement la délivrance de ces passeports », a indiqué Thambwe Muamba.

Et d’expliquer : «Ceux qui avaient passé la commande de cette nouvelle série de passeports semi-biométriques - 53.000 au total - n’ont pas eu le temps nécessaire de se rendre compte qu’ils avaient commis une erreur monumentale, à savoir ces passeports semi-biométriques ont les mêmes numéros de série que les passeports ordinaires qui étaient déjà en circulation ».

Résultat : on peut trouver deux porteurs congolais d’un passeport ordinaire portant le même numéro. « Il est évident que, même nous au niveau congolais, nous ne l’aurions jamais accepté», a déclaré le ministre. «On aurait pu s’en rendre compte et ce, d’autant plus que ces passeports ont été imprimés par l’Hôtel de monnaies », commente-t-il.

«Nous allons corriger»

«Nous allons essayer de corriger cette méprise avec les passeports biométriques à partir du mois d’avril prochain », s’est engagé le ministre des Affaires étrangères, affirmant que l’on allait « remplacer en priorité les passeports semi-biométriques pour lesquels les porteurs actuels sont des victimes ».

«Nous trouverons une formule pour les remplacer », a-t-il rassuré. Comment ? Soit gratuitement pour tous ceux qui sont porteurs de ces passeports soit alors on va leur faire payer la différence entre le prix officiel qu’ils ont payé au ministère des Affaires étrangères et le prix du passeport biométrique. Celui-ci, a-t-il indiqué, va se situer autour de cent dollars.

Un accord a été signé avec une entreprise française pour la fabrication d’un million cinq cent mille passeports biométriques définitifs. « Elle va nous livrer les premiers passeports à la fin du mois de mars prochain, à raison de 300.000 passeports par mois à partir d’avril», a révélé Thambwe Muamba, se confiant à radiookapi.

«Je vais, a affirmé le ministre, réunir ce lundi un certain nombre d’ambassadeurs pour que nous puissions trouver une formule transitoire pour les deux mois qui nous séparent de l’arrivée des passeports biométriques ». De toute façon, il n’y a pas que les pays du Benelux qui posent le problème. « Il y a également d’autres pays du système Schengen », a-t-il reconnu.

Source : le Potentiel/Kinshasa

Posté par Kongolais à 07:19 - Actualités politiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Marché de change : le gouvernement stoppe la panique

La surchauffe constatée sur le marché de change cède de plus en plus à une accalmie. Les dernières mesures gouvernementales arrêtées le jeudi 8 janvier produisent déjà leurs effets. Le taux de change du dollar américain est passé de 850 à 550 Fc depuis samedi dernier à midi. Cette inversion spectaculaire des tendances appelle à plus de vigilance. La commission gouvernementale de crise en est consciente. Sans doute !

Le gouvernement travaille sans relâche pour juguler la crise constatée sur le marché de change. Hier dimanche 11 janvier, des mesures additionnelles sont tombées en complément à celles arrêtées le 8 janvier, ce à l’issue de la troisième réunion de la cellule gouvernementale de crise.

L’évaluation de l’exécution des mesures précitées a constitué le menu des discussions. Deux jours seulement après, une inversion des tendances a été constatée sur le marché de change. La monnaie nationale, le franc congolais, a commencé à reprendre du poil de la bête. Depuis l’après-midi du samedi 9 janvier, le dollar américain s’est échangé contre environ 600 francs congolais, jusque hier dimanche dans la soirée. Et pourtant, quelques trois jours avant, la dépréciation de la monnaie nationale s’est accélérée à un rythme inquiétant.

De 680 Fc sur le marché parallèle, le dollar américain a atteint le pic de 850 Fc sur certaines places de change. Le gouvernement avait justifié cette surchauffe par la baisse des ressources issues de l’exportation du pétrole, du bois ainsi que des produits miniers, suite à l’effondrement des prix des minerais sur les marchés mondiaux, provoqué par la crise financière mondiale. Puis, le paiement des échéances, notamment envers le Fonds monétaire international (FMI). Enfin, l’augmentation de la demande pour le renouvellement des stocks couplée avec la rétention spéculative et les phénomènes d’anticipation.

Les interventions régulières de la Banque centrale du Congo sur le marché de change étaient envisagées comme l’une des stratégies pouvant stabiliser et affermir la tendance baissière. C’est ainsi que plus de 7 millions de dollars américains ont été injectés sur le marché interbancaire de change afin de faire face à la forte demande de devises étrangères. Cette opération a eu comme effet bénéfique la réduction de la masse monétaire en circulation de 18 milliards de francs congolais.

Il sied de constater que le taux directeur de la BCC a connu successivement des hausses allant de 28 à 40 % puis à 55%. Le relèvement du cœfficient de réserve des banques commerciales de 5 à 7%. Toutes ces mesures visent, comme l’a indiqué la BCC «d’éponger la liquidité excédentaire du franc congolais» en circulation.

Le plus difficile reste à faire

Faudrait-il se réjouir déjà des résultats obtenus ? Il serait trop tôt de vendre ainsi la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. Le moindre faux bond peut être fatal. La BCC relève que «les mesures d’ordre monétaire ne sauront produire des résultats escomptés durables sans un ajustement de grande envergure de la politique budgétaire». En fait, il s’agit d’un défi mieux d’un pari de bonne gouvernance budgétaire qui passe nécessairement par le respect de «la chaîne de la dépense». Le gouvernement est appelé à ne dépenser que sur la base caisse, évitant absolument tout recours au financement monétaire.

La tentation est en effet grande de recourir à la planche à billets pour financer les dépenses publiques face à l’écroulement de la masse des ressources financières du gouvernement. Une politique fiscale incitative combinée avec une gestion parcimonieuse du Trésor public peut atténuer la situation financière explosive du pays. D’autre part, il se constate que la valse des étiquettes n’a pas suivi dans le sens de la baisse. L’impact de l’évolution actuelle ne saurait être ressenti par le consommateur dans un avenir proche si des mesures correctives tardent à être prises.

Il va de soi que les causes à la base de la dernière surchauffe sont contraignantes pour le gouvernement, notamment la guerre dans l’Est du pays et la crise financière mondiale avec sa cohorte d’effondrement des prix des minerais. Mais il ne demeure pas moins vrai que l’autre versant reste la détermination du gouvernement à s’imposer une discipline budgétaire de fer afin de ne pas envenimer la situation. Seul l’affermissement de la tendance baissière et sa consolidation redonneront confiance aux opérateurs économiques et à la population congolaise.

Communiqué n°003 de Cellule de crise du gouvernement

La Cellule de crise du gouvernement s’est réunie pour une troisième fois sous la direction de Son Excellence Monsieur le Premier ministre à l’Hôtel du Gouvernement, ce samedi 10 janvier 2009.

L’objet essentiel de rencontre a consisté en l’examen de l’évaluation de situation du marché de change. Quarante-huit heures après la prise des mesures urgentes par la résorption de la surchauffe. Elle a constaté ce qui suit : 1. L’inversion de tendance à la baisse du taux de change qui est tombé d’un pic de 840 Fc pour le dollar Us à une moyenne de 600 Fc 2. L’obtention des résultats positifs découlant des mesures prise par la cellule gouvernementale au cours de sa première réunion de crise.

Dans le cadre des activités de la Cellule de crise, la Banque centrale a pris des mesures suivantes : · La révision à la hausse de son taux directeur de 40 à 55% · La hausse du coefficient de réserve obligatoire de 5 à 7 %.

Cette série des mesures monétaires sera accompagnée par le resserrement de la politique budgétaire et des efforts d’amélioration d’offre des devises dans le système bancaire. La Cellule réaffirme la poursuite de l’intervention de la Banque centrale du Congo sur le marché de change.

Enfin, le gouvernement invite la population ainsi que les opérateurs économiques à faire confiance à la monnaie nationale. Fait à Kinshasa, le samedi 10 janvier 2009

Adolphe Muzito, Premier ministre

Source : le Potentiel/Kinshasa

Posté par Kongolais à 07:18 - Actualités politiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1