MilitaireLes rebelles ougandais (LRA) continuent à semer la désolation à Dungu et ses environs. Raison pour laquelle, la RCA est disposée à la traquer.

Il ne se passe pas un long temps sans que les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) tuent et sèment la désolation au sein des populations civiles de Dungu et ses environs. Pour preuve, le dernier bilan fait état d’environ vingt civils tués, le samedi 10 janvier dernier dans la localité de Kana. Cette information livrée par la radio onusienne a été confirmée par le vice-gouverneur de la Province Orientale, Joseph Bangakya.

Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de la RDC, Bangui propose à Kinshasa d’apporter sa contribution sur le plan militaire. Une proposition saluée par le gouvernement congolais, soucieux de rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la Province Orientale.

De son côté, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a fait savoir qu’actuellement « la LRA est en débandade et n’existe pas comme force structurée ». Toujours est-il que les petits groupes qui opèrent ça et là multiplient des incidents, a indiqué le ministre de la Communication et Médias.

La question de l’insécurité qui prévaut dans les territoires de Dungu et Faradje a fait l’objet d’un échange entre les chefs coutumiers de la Province Orientale et le Premier ministre Adolphe Muzito, le samedi 10 janvier à Kinshasa. Au cours de cette rencontre, la délégation de chefs traditionnels conduite par le sénateur Jean-Pierre Lola Kisanga, a exprimé sa désolation au Premier d’entre les ministres au sujet des dégâts matériels et humains causés par la LRA dans ces deux territoires. Pour mettre un terme à cette tragédie, les interlocuteurs d’Adolphe Muzito ont exigé des solutions urgentes de la part du gouvernement.

Outre le cas de la LRA, les chefs coutumiers ont également évoqué la question des éleveurs étrangers communément appelés Mbororo. Ces derniers, ont-ils souligné, sèment l’insécurité dans le district de Bas-Uèlé et détruisent l’écosystème.

Pour ce qui est de l’opération militaire conjointe menée depuis décembre 2008 par les troupes congolaises, ougandaises et celles du Sud-Soudan, le souci de tous est de voir ces dernières protéger davantage les civils et terminer dans un bref délai, la traque de la LRA qui constitue un danger pour la RDC, l’Ouganda et le Soudan.