18 janvier 2009
Gemena : marche de soutien en faveur du gouverneur José Makila
Une marche de soutien au gouverneur José Makila a été organisée samedi par des militants du MLC. A coup de chansons et de slogans scandés, les manifestants entendaient ainsi protester contre la commission d’enquête parlementaire qui a décidé cette semaine de saisir la Justice à propos du détournement présumé de 85 millions de Francs congolais, dans lequel le nom du gouverneur José Makila avait été cité. La marche est partie du Stade papa Movoto jusqu'au bureau du territoire, où les manifestants ont déposé un mémo dans lequel ils réaffirmaient leur attachement à José Makila
BCC : de 202 millions de USD de réserves en novembre, à 50 millions seulement en décembre
Les réserves de la Banque Centrale du Congo, BCC, ont fortement diminué depuis un mois. Selon le journal belge Le soir qui cite « Le potentiel » de Kinshasa, ces réserves en devises seraient passées de 202 millions de USD en fin novembre, à 50 millions seulement en décembre dernier. Pour renflouer à nouveau les réserves de la BCC, Kinshasa compte sur Breton Wood
Kinshasa avait demandé à son partenaire de Breton Wood une assistance à ce sujet. Cette assistance est donnée aux pays pour lutter contre les chocs extérieurs comme la crise financière internationale.
Le FMI dit être en train d’étudier cette possibilité. Brian Ames, chef Afrique du Fond Monétaire International, explique : « Le niveau d’assistance sera soumis à l’approbation du conseil d’administration du FMI. Mais il peut s’élever à concurrence de 200 millions de dollars. On espère que, dans les prochains mois, on pourrait se présenter à notre conseil d’administration avec une proposition pour ce financement. Donc, la date n’est pas encore fixée, mais on est entrain de le faire le plus tôt possible. Il n’y a pas, comme d’habitude, des conditionnalités, mais en même temps il faut s’assurer que le gouvernement gère une politique économique cohérente avec la stabilité macroéconomique. Ça, c’est la seule condition. Donc, on a discuté en décembre, avec le gouvernement, de la politique fiscale et monétaire pour 2009, qui est cohérente avec les objectifs du gouvernement, y compris la stabilité macroéconomique. »
des chefs Maï-Maï annoncent la fin des hostilités contre la rébellion
Des chefs miliciens pro-gouvernementaux congolais Maï-Maï, basés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé samedi à Goma (est) l'arrêt des "hostilités" contre la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP).
Cette décision intervient au lendemain de l'annonce faite par des commandants dissidents du CNDP, dirigés par le chef d'état-major du mouvement Bosco Ntaganda, de "la fin de la guerre" contre l'armée congolaise.
Le CNDP - qui contrôle une grande partie de la province congolaise du Nord-Kivu (est) notamment après des affrontements contre l'armée gouvernementale de fin août à novembre - est en crise depuis le limogeage, le 5 janvier, par Bosco Ntaganda de son chef historique, Laurent Nkunda.
Ce dernier, qui dirige le CNDP depuis sa création en 2006, a depuis affirmé que M. Ntaganda n'avait "plus d'ordre à donner" au sein du mouvement.
Dans leur déclaration à la presse samedi, des chefs miliciens Maï-Maï du mouvement des Patriotes résistants congolais (Pareco) disent "avoir pris acte de la déclaration de fin de guerre du CNDP" faite par des commandants dissidents de la rébellion.
"Considérant dès lors que toute justification des actions militaires de notre part est désormais sans objet, nous, Museveni Sendugu, président du Pareco, et le colonel Mugabo Baguma déclarons" que le mouvement "arrête à partir du 17 janvier les hostilités à l'encontre du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)".
Ces chefs Maï-Maï ont également annoncé "se mettre à la disposition du haut commandement des FARDC (Forces armées de la RDC)", tout comme l'avaient annoncé les rebelles dissidents. Ils s'engagent à "favoriser la libre circulation des personnes et leurs biens sur toute l'étendue des zones" sous leur contrôle , à savoir la région du Masisi (nord-ouest de Goma).
Ils demandent aussi au gouvernement de la RDC de "restaurer l'autorité de l'Etat afin de garantir une paix durable dans le Nord-Kivu", ainsi que "l'application stricte du plan conjoint en ce qui concerne les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda)", des miliciens hutu rwandais réfugiés en RDC, et parmi lesquels se trouvent des responsables du génocide de 1994 au Rwanda.
La déclaration des chefs Maï-Maï s'est faite en présence du commandant des FARDC dans la région, le général Vainqueur Mayala.
Elle n'a cependant pas été avalisée par une autre faction du Pareco dirigée par le général Sikuli Lafontaine.
Les FARDC se sont engagées à chasser les FDLR, une exigence de Kigali formulée depuis le génocide, action à laquelle les dissidents du CNDP ont déclaré vouloir s'associer.
Ces derniers mois, les FARDC et le Pareco combattaient ensemble le CNDP.
Lors de reprise des combats dans l'est de la RDC, fin août, le CNDP a infligé de cinglants revers à l'armée régulière, avançant jusqu'aux portes de Goma, ville d'un demi-million d'habitants située à plus de 1.500 km à l'est de la capitale Kinshasa. Ces combats ont jeté plus de 250.000 personnes sur les routes.
Brakka Systèm de So Kalmery
L’histoire de So Kalmery est celle d’un musicien prodige, un voyageur insatiable, un poête, chanteur, danseur à la recherche des racines et des valeurs de l’humanité… Un personnage drôle et mystique qui joue une musique au delà des frontières, à la croisée du blues, de la folk, de la chanson... Le Brakka
So Kalmery est originaire de l’Est de la République Démocratique du Congo. Son histoire est imprégnée des richesses et des malheurs de ce cette région de l’Afrique. Son père est assassiné parce qu’il faisait partie de l’équipe indépendantiste de Patrice Lumumba, et So Kalmery se retrouve orphelin et réfugié à l’age de sept ans. Il s’installera en Europe à la suite d’une tournée avec le grand musicien Franco. Musicien prodige, chanteur et danseur à la recherche des racines et des valeurs de l’humanité, So Kalmery est un personnage atypique et mystique, qui joue une musique qui défie les étiquettes et qui se trouve à la croisée du blues, du folk et de la chanson : C’est le brakka.
Le Brakka
Auteur, compositeur et interprète, So Kalmery est le représentant de ce style musical unique qui est à la fois une philosophie, un combat social et politique et une musique indissociable de la danse. Son nom est la contraction de "Bra" qui signifie le commencement et de "Ka" qui veut dire l’infini et l’esprit. La musique y puise sa source dans la tradition africaine de l’Est et y intègre des influences urbaines. Son rythme est ternaire (12/8) et on peut le rapprocher du shuffle américain et même du ragtime du vingtième siècle. C’est aussi une danse très physique et acrobatique.
Brakka Sytem
Le nouvel album de So Kalmery, "Brakka System" se situe au confluent du brakka et d’un blues tonique et envoutant à la John Lee Hoocker. Il y est accompagné par Larry Crockett et Hubert Colau à la batterie, Hilaire Panda et Daby Touré à la basse, Patrick Bebey au Fender Rhodes, Aziz (l’ex chanteur de l’Ochestre Nationale de Barbès) , et Alain Debiossat de Sixun aux saxophones. So Kalmery joue lui même la quasi totalité des parties de guitare ainsi que de nombreuses lignes de basse dans ce style qui lui est si particulier. Enfin, il faut parler du rôle essentiel du grand ingénieur du son et réalisateur anglais Stuart Bruce, déjà très connu pour son travail avec des artistes aussi divers que Nusrat Fateh Ali Khan, Yes, Susheela Ramn, le trio Paco de Lucia - John McLaughlin - Al Di Meola et Laurent Voulzy.
L’album se compose d’une dizaine de chanson qui sont fortement imprégnées de revendications politico sociale. Makout dénonce la situation à Haïti, Pessa stigmatise la puissance de l’argent et Sema, le nom d’un sigle utilisé comme symbole de l’unité en Afrique de l’Ouest, pourrait se traduire par "parle et ne laisse pas les autres parler à ta place". Enfin, avec Kamitik Soul (l’âme de la rédemption), So Kalmery pose la question existentielle de comment trouver notre chemin si l’on ne sait pas d’ou l’on vient...