26 janvier 2009
La RDC va donner son agrément au nouvel ambassadeur de Belgique
La République démocratique du Congo (RDC) a donné samedi son accord à l'agrément du nouvel ambassadeur de Belgique à Kinshasa, Dominique Struye de Swielande, une étape de procédure qui était bloquée depuis des mois en raison de la - désormais résolue - crise diplomatique entre Bruxelles et Kinshasa, a-t-on appris dimanche soir de source sûre. M. Struye, actuellement en poste à Washington, devrait rejoindre Kinshasa début février et obtenir rapidement son agrément, en vertu d'indications fournies par le gouvernement congolais à la Belgique, a-t-on précisé de même source. Les autorités de Kinshasa tardaient à accorder cet agrément - demandé depuis le mois d'octobre, selon des sources diplomatiques - en raison d'une énième crise dans les relations entre les deux pays, qui perdurait depuis neuf mois. Samedi, la RDC et la Belgique ont annoncé, dans une déclaration commune, la normalisation de ces relations et l'instauration entre les deux pays d'un dialogue "permanent, franc, ouvert et constructif, respectueux des institutions démocratiques et légitimes des deux Etats". (DIL)
Source : la libre/Bruxelles
Les Centrafricains suivent le procès JP Bemba avec une attention soutenue
Le procès Jean Pierre Bemba Gombo, ancien vice-président congolais, est suivi avec une attention particulière, par les centrafricains en général et surtout les familles des victimes. La journée du 17 janvier 2009 a été particulière à Bangui. Le procès a été retransmis en direct sur les antennes des radios privées. Presque tous les citoyens avaient leurs petits postes radios à l'oreille. Dans les marchés, les vendeurs étaient regroupés autour de ces mêmes supports médiatiques. Des baffles et haut parleur étaient au rendez- vous afin de permettre à chacun de suivre l'audience qui se déroulait à la Cour pénale internationale, CPI.
Si, à Kinshasa, la plupart des citoyens jugent ce procès d'un règlement de compte ou d'une affaire politique, ce n'est pas le cas pour les Banguisois et les Banguisoises qui se rappellent toujours des atrocités de l'année 2003. Les centrafricains sont conscients de la responsabilité de leur gouvernement dans ces événements. Mais ils refusent de voir la CPI innocenter ,un jour, l'ancien chef des troupes rebelles du MLC.
Les familles des victimes qui attendent impatiemment l'aboutissement de ce procès et surtout les réparations, ne supportent pas les reports des audiences à des dates lointaines. Plusieurs attendaient par l'exemple le verdict avant la fin de l'année 2008, mais ils sont convaincus que la méthodologie de la CPI rendra le procès plus long. Et l'attention va baisser, la patience a ses limites et certaines personnes risquent de mourir sans connaître le verdict.
Les témoignages et voyages à la CPI se monnaient-ils ?
Guelord a 14 ans aujourd'hui, il jure tous les jours de venger son père et pour cela, il tient à faire le service militaire et prêt à se rendre à la CPI pour donner son témoignage. Il avait 8ans, quand les rebelles sont entrés dans leur maison vers 19heures. Ils ont tué son père, violé ses deux sœurs et sa mère. Traumatisé, ce petit garçon a perdu la parole, il a été muet durant six mois. C'est grâce à une ONG de la place que Guelor a retrouvé l'usage de la parole. Sa mère, paralysée après ce viol, tient à tout prix à se rendre à la Haye. Malheureusement, elle n'a pas encore été contactée par ceux qui élaborent la liste des victimes ou des témoins. Elle apprend que le voyage à la CPI et les témoignages ne sont pas gratuits. Il faut débourser une somme des 50.000cfa aux organismes habiletés à fournir les noms des victimes aux avocats de la CPI. Si cela est vrai, la mère de Guelor n'aura pas cette chance, elle va peut être mourir dans le silence. Car, elle n'a ni l'argent, ni la possibilité de se rendre aux sièges sociaux de ces organisations non gouvernementales.
Cette famille n'est pas la seule à vivre ce drame. Un ancien commerçant, la cinquantaine révolue, devenu veuf, après la mort de sa femme violée dont les soins médicaux au Gabon ont échoué, n'est pas prêt à avaler la pilule. Il vient de totaliser trois mois depuis qu'il frappe aux portes d'une ONG des droits de l'homme de la place afin de se rendre à la CPI mais les procédures sont longues et lassantes. Et pourtant, plusieurs personnes qui n'auraient pas été affectées ou touchées directement par les événements de 2003 posséderaient déjà tous les documents pour leur entrée en Hollande. Il apprend que le voyage ou le témoignage devant la CPI se négocient avec des billets des francs CFA à la main. Si cette information s'avère vraie, il faut se poser beaucoup de questions sur les témoins ou les victimes des massacres de 2003. Le procès JP Bemba est-il devenu un fonds de commerce pour certaines ONG des droits de l'homme. Les enquêteurs devraient, en tout cas, ouvrir grandement les yeux sur l'identité de chaque victime et des responsables des ONGDH centrafricains.
La plupart des victimes ne savent pas distinguer ou démontrer avec exactitude qu'elles ont été traumatisées par les soldats centrafricains ou congolais car les deux troupes portaient la même couleur de tenue. Mais tous les péchés de cette rébellion sont versés sur les épaules des troupes de Jean Pierre Bemba. La presse privée titrait au lendemain de l'audience : " Le trio JP Bemba, Ange Félix Patassé et François Bozizé attendu à la CPI ". Notre confrère du Confident, un quotidien de la place écrit dans son éditorial que l'ex- vice président congolais n'est pas le seul auteur des massacres. Plusieurs autorités auront des comptes à rendre à la CPI et au peuple centrafricain.
Le gouvernement interdit l’exportation du ciment gris importé
Afin de répondre au problème de pénurie de ciment gris sur le marché, le Gouvernement de la République a décidé non seulement de libéraliser l’importation dudit produit, mais a également accordé des facilités fiscales et parafiscales pour permettre aux consommateurs congolais d’accéder au produit à un prix raisonnable.
Dans ce cadre, le Ministère de l’Economie Nationale et Commerce tient à rappeler ce qui suit: 1. L’exportation du ciment gris de l’Economie nationale et Commerce tient à rappeler ce qui suit : 2. Toute tentative d’exportation du ciment gris importé sera sévèrement punie, conformément à la réglementation en vigueur; 3. Tous les services de l’Etat opérant aux frontières sont instruits, chacun en ce qui le concerne, de veiller à la stricte application de la présente.
Le Ministre de l’Economie Nationale et Commerce exhorte plutôt les importateurs de ciment à tout mettre en œuvre pour approvisionner toutes les provinces du pays, afin de satisfaire la demande nationale. Le Secrétaire Général à l’Economie Nationale est chargé de faire une très large diffusion des présentes dispositions.
Equateur : l’Assemblée provinciale destitue le gouverneur José Makila
Sur 98 votants, 63 députés provinciaux ont voté pour la destitution du gouverneur José Makila et 35 voix contre.
José Makila était sur un siège éjectable. Cela s’est confirmé à la suite du vote de la motion de défiance initiée par l’Assemblée provinciale de l’Equateur, conformément à l’article 198 de ala Constitution qui stipule : «les membres du gouvernement provincial peuvent être collectivement ou individuellement, relevés de leurs fonctions par le vote d’une motion de censure ou de défiance de l’assemblée provinciale». La décision est intervenue à la suite d’une enquête parlementaire diligentée par l’Assemblée nationale ayant confirmé le détournement de deniers publics par le désormais ancien gouverneur de l’Equateur José Makila Sumanda.
Du rapport de l’enquête parlementaire, il ressort que le gouverneur avait couvert et encouragé le détournement de près de 84 millions de francs congolais destinés à la paie des enseignants. Pire, un autre contrôle interne de la province a démontré l’existence d’un circuit de détournement mensuel de 19 millions de francs congolais de la paie du personnel médical. Le gouverneur José Makila serait ainsi personnellement impliqué dans ce réseau. Ce qui a poussé les députés provinciaux, de toutes les tendances, de voter la motion de méfiance contre sa personne.
Accusé de détournement de 84 millions de francs congolais destiné à la paie des enseignants du district du Sud-ubangi, le gouverneur de la province de l’Equateur, le MLC José Makila a été aussi accusé de détournement de 19 millions de francs congolais en vue de la paie du personnel du secteur de santé. La guerre de succession ouverte
Pour succéder à José Makila, des candidats se bousculent déjà au portillon. Au sein du MLC, des noms sont cités : Gabriel Bolenge, Jacques Djoli, Mayombe, Jean-Lucien Busa, Christine Ebuluke, Sam Bokolombe, Jean-Claude Baende l’actuel vice-gouverneur, Ndolela Siki Konde, Gustave Malenge, Bongongo etc. Toutefois, la dernière décision reviendra au MLC, le parti qui compte plus de députés à l’Assemblée provinciale de l’Equateur. Les critères de responsabilité, de bonne gouvernance et de moralité guideront les députés provinciaux MLC, à la base de la destitution de José Makila. Le temps ne joue pas en faveur du MLC. De son côté, l’AMP ne s’avoue pas vaincu. Le camp présidentiel espère ainsi «ramasser» le gouvernorat de l’Equateur, si le leadership du MLC ne tient pas compte de la fracture Nord-Sud qui a failli emporter ce parti lors de la dernière désignation du secrétaire général adjoint ayant mis face à face Jean-Lucien Busa et Gabriel Bolenge.
Manifestement, le défi de la succession de José Makila dépasse largement le seul cadre du MLC d’autant plus qu’elle engage toute la province. Le vote de la motion contre José Makila a démontré que les députés provinciaux de l’Equateur ne suivent pas nécessairement les consignes de vote. Ils peuvent trancher en âme et conscience.
Source: le Potentiel/Kinshasa