prisonLe directeur de la prison centrale de Kananga et l’infirmier traitant de ce centre pénitentiaire sont gardés au cachot de l’auditorat militaire de Kananga depuis lundi 26 janvier 2009. C’est sur ordre de l’Auditeur militaire qui leur reproche d’avoir autorisé l’évacuation d’un détenu malade vers une formation médicale. Lequel malade s’est évadé de l’hôpital. Les incriminés rejettent toute responsabilité dans cette évasion.

Selon Marcel Nkunda, le directeur de la prison, le 15 janvier dernier, il fallait évacuer un détenu malade à l’hôpital sur rapport de l’infirmier traitant. Ce qu’il a approuvé sollicitant l’aval du médecin directeur pour que le détenu suive les soins jusqu’à son rétablissement. Il a ensuite informé l’auditeur militaire deux jours après. Mais les choses ont mal tourné une semaine plus tard car le malade s’est alors échappé de l’hôpital profitant, selon le directeur de la prison, de la défaillance du policier commis à sa garde. L’ayant constaté avec retard, le policier s’est, à son tour, enfui craignant des poursuites. C’était le 23 janvier dans l’après midi.

Contacté, l’auditeur militaire considère que tous ces arguments sont faux. Pour lui, le directeur de la prison aurait violé l’art 60 de l’ordonnance loi numéro 344 qui stipule que l’évacuation d’un détenu vers un hôpital doit être informée sur-le-champ à l’auditorat militaire. Il ajoute avoir été informé avec 6 jours de retard, soit le 22 janvier. Alors que l’évasion du malade est intervenue le lendemain. Il ajoute être informé de l’évasion le 25 janvier, soit deux jours. Ainsi, il conclut avoir ordonné la mise aux arrêts du directeur de prison pour raison d’enquête. Et il dit ne pas exclure la possibilité d’une mise en liberté provisoire.