telephoneOn en parle de plus en plus. Le courant ne passerait plus bien entre les principaux actionnaires de Vodacom Congo, à savoir Vodacom Groupe et « CWN ». Ces deux actionnaires qui constituent Vodacom Congo, opérationnelle en RDC depuis mai 2001, sont en négociation à Londres auprès du Groupe Voda Fone.

De quoi s’agit-il au juste ? Difficile, à ce stade, d’apporter une quelconque réponse surtout que les deux actionnaires jouent de plus en plus aux abonnés absents, préférant se cloîtrer dans un silence de cimetière. Et pourtant, le besoin d’éclairer la lanterne de l’opinion se fait ressentir au fil des heures. Dans tous les cas, le report à une date ultérieure de la réunion du Conseil d’administration qui devrait avoir lieu le 3 février à Johannesburg, en Afrique du Sud, n’est pas bon signe autant il confirme l’adage qui dit qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu ». C’est le président du Conseil d’administration, M. Conteh Badara, qui est à la base dudit rapport.

« Il y a un grain de sable dans la machine », fait-on remarquer. Même si l’on est encore loin d’un branle-bas, l’affaire alimente déjà les conversations dans plusieurs milieux d’affaires, surtout du côté des grandes sociétés de télécommunications du monde qui en suivent l’évolution avec une certaine curiosité. Cela l’est d’autant plus que le marché de télécommunication en RDC est tellement porteur et qu’il s’avère être « un atout considérable pour l’amélioration de tout chiffre d’affaires ».

Présente en RDC depuis mai 2001, Vodacom Congo peut bien se targuer d’une exploitation qui ne cesse de porter des fruits. Progrès notable sur le terrain, 4 millions d’abonnés, il y a de quoi dire que la société fait de bonnes affaires en RDC. Où elle s’est également déployée sur le plan social avec à son actif plein de bonnes choses au profit des Congolais : une tradition de remise des dons aux personnes vulnérables, dans les hospices et dans les orphelinats ; un vaste programme de réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, avec une attention soutenue à l’endroit des grandes formations médicales de l’Etat qu’elle pourvoit de temps à autre en matériel médical de première nécessité. A noter que Vodacom Congo a instauré une autre tradition, celle d’accorder chaque année dix bourses d’études aux jeunes congolais qui terminent leurs études secondaires avec de meilleures notes et qui vont par conséquent poursuivre leurs études en Afrique du Sud.

Dans l’opinion, on s’attend à un règlement à l’amiable de ce dossier ; en tout cas selon les usages qui sont de mise dans le secteur. Ce qui compte le plus pour le moment, c’est de sauver cette grande société de communication qui a déjà permis la création de cinq mille emplois, directs et indirects.