fdlr_BLESSELa Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a rappelé lundi aux rebelles hutu rwandais, traqués dans le cadre d'une opération rwando-congolaise dans l'est du pays, que l'option du rapatriement volontaire au Rwanda était "pleinement ouverte".

"La Monuc tient à rappeler aux combattants FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) que l'option volontaire du désarmement, démobilisation rapatriement, réintégration et réinsertion (DDRRR) reste pleinement ouverte, malgré les opérations militaires conjointes" menées par les armées congolaise et rwandaise, selon un communiqué reçu par l'AFP à Kinshasa.

"Les combattants doivent savoir que les portes de toutes les bases de la Monuc leur sont grand ouvertes, ainsi qu'à leurs dépendants (membres des familles). Ils doivent savoir aussi que nous avons renforcé la présence de nos équipes DDRRR sur le terrain pour les accueillir", poursuit dans ce texte le responsable de ce programme, Bruno Donat.

Kigali et Kinshasa ont lancé le 20 janvier une opération militaire conjointe contre les FDLR, basées dans l'est congolais et dont certains éléments ont activement participé au génocide de 1994 au Rwanda.

Depuis le début de cette opération militaire, la Monuc intensifie ses efforts en faveur du DDRRR.

La Monuc avait constaté jeudi une nette augmentation des rapatriements volontaires de rebelles hutu rwandais.

"Au cours des deux premières semaines de janvier, 48 Rwandais, dont 33 rebelles, avaient été rapatriés vers le Rwanda par la Monuc dans le cadre du programme DDRRR", avait indiqué à la presse M. Donat.

Depuis le 18 janvier, ce sont 148 Rwandais, dont 93 rebelles, qui sont rentrés volontairement dans leur pays, avait-il précisé.

"Ce chiffre montre une claire augmentation du nombre de rapatriements volontaires" des combattants des FDLR, avait-il commenté, estimant cependant qu'il était encore trop tôt pour parler d'une véritable tendance.

Neuf centres sont actuellement ouverts dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC limitrophe du Rwanda, pour accueillir les candidats au retour. Trois autres centres vont être prochainement mis en place, et deux équipes mobiles sont prêtes à être déployées sur le terrain, selon la même source.

Depuis 2002, la Monuc a rapatrié 12.400 Rwandais vers leur pays, dont 6.485 combattants (à plus de 90% membres des FDLR), avait ajouté M. Donat.

Les FDLR, considérées comme l'une des principales sources d'insécurité dans la région africaine des Grands Lacs, comptent actuellement environ 6.000 combattants, selon les estimations de la Monuc.

Avec la protection des civils, le rapatriement volontaire dans leur pays des combattants étrangers présents en RDC, dans le cadre du DDRRR, est l'une des principales missions de la Monuc.

Source : Afp