trainLe président de la Force ouvrière des cheminots (Foc) indique que le mouvement de grève était à son troisième jour mercredi. Les agents de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) de Likasi et Mwene Ditu sont également entrés dans la danse. Les grévistes ont fait dérailler une locomotive dans la gare de Likasi pour empêcher tout trafic ferroviaire

Les agents de la SNCC/Likasi exigent de leur employeur la poursuite de la vente des maisons de l'entreprise aux agents et l'acquisition des terrains à ceux qui n'ont pas eu des maisons. Cependant, quelques agents de la SNCC/Kamina ont fait savoir à radiookapi.net que jusque là ce mouvement n'est pas encore suivi dans leur succursale.

Ce matin, aucun mouvement de train dans les gares de Likasi, Bukama et Lubudi. Les agents sont restés chez eux. Mercredi, à Likasi, pour exprimer leur ras-le-bol, ils ont bloqué la voie ferrée en déraillant une locomotive pour empêcher tout trafic. En outre , ils ont refusé d'aller relever un train marchandise qui avait déraillé dimanche dernier au niveau de Kapolowe et qui bloque la voie ferrée. A Kamina par contre, les agents sont au travail mais près de 30 wagons sont bloqués par manque de locomotives.

La Fec, Fédération des entreprises du Congo, s’en plaint déjà. Son président provincial, Félicien Tshibangu, déplore cette perte de temps. Il signale qu’il y a plusieurs cargaisons des marchandises bloquées dans plusieurs gares. Les opérateurs économiques, dit-il, envisagent de traduire la SNCC en justice au cas où la situation n’est pas vite décantée.

Rappelons que dans la foulée, les agents revendiquent entre autres le paiement de 36 mois d'arriérés des salaires, l'acquisition des maisons de la société. Leur colère s’est accrue avec la déclaration de Jeanine Mabunda, ministre du Portefeuille lors d'une conférence de presse, il y a deux semaines, selon laquelle, la gestion actuelle de la SNCC est meilleure qu'avant. Pour sa part, l'administrateur directeur adjoint de la Société nationale de chemins de fers du Congo lance un appel à la reprise du travail. Un appel qui n’est pas encore suivi.

Source : Okapi