La situation climatique dans la capitale Kinshasa est marquée par des inondations récurrentes qui suivent chaque tombée de la pluie, occasionnant de ce fait érosions et ensablement non seulement des ouvrages de drainage mais également des artères et autres cours d'eau qui baignent en si grand nombre la ville-province.
Cet état des choses tant décrié par les Kinoises et Kinois a pour conséquences d'une part, de rendre impraticable la circulation ou la ballade à travers la capitale congolaise pendant et après la pluie, et d'autre part, de rendre insalubre l'environnement immédiat des habitants suscitant en outre des cas des maladies par la perturbation fréquente des conditions d'hygiène élémentaires.
En d'autres termes, pendant et après les précipitations, les cours d'eau freinent leur course, les caniveaux sont bouchés, les parcelles sont ensablées, des constructions dont des résidences emportées tandis que les eaux et la boue s'approprient littéralement les artères, les embouteillages deviennent inextricables et bien entendu la circulation routière s'estompe carrément tandis que l'activité économique ne peut qu'enregistrer des pertes incalculables : réduction du rythme de production, beaucoup de marque à gagner pour les opérateurs économiques, l'absentéisme dans les administrations, des voyages annulés ou reportés à plus tard.
Evoquer la problématique de la pluie et ses innombrables conséquences constitue un défi majeur auquel le gouvernement, tant au niveau national que provincial et local, est appelé à relever pour favoriser un meilleur accomplissement des cinq chantiers de la République initiés par le Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange.
La pluie, à cause des dégâts qu'il occasionne, constitue une source d'inquiétude parmi la population kinoise. Que des familles ne se disputent-elles les unes entre les autres à cause du drainage (involontaire pourtant !) des eaux de l'espace que les uns et les autres ne voudraient voir passer par leur parcelle; ce, quel que soit le degré des dégâts que les eaux en furie causent chez le voisin.

Attaquer le problème à la base

La résolution de la problématique des inondations dues à la pluie réside en la construction des ouvrages d'assainissement répondant à l'étendue de la ville de Kinshasa relativement à son extension, d'ailleurs anarchiques depuis les années 70; extension favorisée, comme on le sait, par l'exode rural ayant eu pour effet l'augmentation galopante de la population urbaine.
Cette augmentation démographique n'était pas accompagnée de mesures d'encadrement et de précaution nécessaire lorsqu'il s'est agi de décider de l'extension de la ville, par la construction subséquente de nouveaux ouvrages d'assainissement dans de nouveaux quartiers lotis.
La mauvaise politique d'urbanisation disons mieux, l'absence de cette politique a fait que l'extension de la mégapole congolaise a violé et envahi les zones collinaires, généralement destinées au reboisement et non habilitées à abriter des constructions du genre maisons résidentielles.
Une autre cause des inondations réside dans le manque d'un entretien constant des ouvrages d'assainissement précisément les collecteurs, les égouts et les caniveaux en plus d'un curage régulier des rivières, grands déversoirs des immondices et ordures ménagers par plus d'un million de ménages dans Kinshasa.
On ne peut ne pas épingler avec douleur au coeur, l'absence d'une culture d'hygiène publique dans le chef de la population de la capitale, qui ne diffère en rien de celle de la campagne, faute d'une éducation à la propreté, à la salubrité, à l'hygiène publique.

Les mauvaises habitudes alimentaires consistant à manger n'importe où, à "balancer" les emballages (sachets, feuilles de chikwange, etc) dans les caniveaux, collecteurs ou rivières, contribuent à les boucher et par-delà à provoquer des inondations que tout le monde décrie et redoute tant.
Aux côtés de ces causes, vient se greffer l'absence d'une décharge publique. Le projet existe à l'Hôtel de ville certes, un important lot de bacs a été obtenus et placés dans quelques lieux publics dans certains quartiers administratifs tels Gombe, Limete, etc ; mais à l'exception des quartiers populaires où est entassée le gros de la population de la capitale.

A part le site (provisoire) du quartier Type "K", situé non loin de l'aérodrome de Ndolo et de la Place "Pont Cabu" (oui, Cabu et non Gaby), la décharge se fait, pour la plupart des quartiers, dans les rivières qui traversent la ville-province et aux environs immédiats des ouvrages d'assainissement sans que les autorités compétentes prennent des dispositions utiles pour y remédier.
Face à cette problématique, il y a lieu de saluer les efforts actuellement entrepris par le gouvernement dans le cadre de l'exécution des cinq chantiers de la République initiés par le Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange. Telle la réhabilitation de 250 km de voirie urbaine de Kinshasa dont la construction de nouvelles routes et la réhabilitation des ouvrages d'assainissement. Ce qui - en l'espèce - va contribuer à résoudre tant soit peu le problème des inondations de la ville de Kinshasa.