conseil_ministresLe gouvernement de la République démocratique du Congo se dit satisfait de premiers résultats des opérations militaires initiées dans l’Est de la RDC. C’est ce qu’a fait savoir le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga. Il l’a affirmé au cours d’un point de presse organisé hier lundi 09 février, dans son cabinet de travail, situé à Gombe. Objectif : apporter l’information officielle à l’opinion tant nationale qu’internationale.

Au cours de ce face-à-face avec la presse, plusieurs questions ont été abordées : désarmement et rapatriement des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), l’extradition du général déchu, Laurent Nkunda et autres. Ces opérations, a précisé Lambert Mende, se poursuivent jusqu’avant la fin du mois de février en cours.

Selon le porte-parole du gouvernement, environ mille combattants FDLR sont déjà à la porte du Rwanda, prêts à retourner dans leur pays d’origine. Quant à leur sort, L. Mende a indiqué que le sort de ces Hutu rwandais est un problème du gouvernement rwandais et non celui du gouvernement de la RDC. « Ce qui nous intéresse, c’est de voir les FDLR rapatriés au Rwanda », a-t-il martelé. Avant de préciser que ce ne sont pas tous les FDLR qui doivent être considérés comme génocidaires. Le gouvernement de la République dispose d’une vingtaine de noms des FDLR reconnus comme génocidaires. Néanmoins, a poursuivi Lambert Mende, la réglementation en vigueur n’autorise aucun étranger à porter illégalement une arme en RDC. Quiconque sera trouvé avec une arme sur le sol congolais, fût-il FDLR, devra être désarmé. Abordant la question de l’extradition de Laurent Nkunda en République démocratique du Congo, L. Mende confirme : « Laurent Nkunda sera bel et bien extradé. Mais à l’heure actuelle, nous ne sommes pas à mesure de donner la date précise de son extradition », a-t-il précisé. Avant d’ajouter qu’une commission est déjà à pied d’oeuvre, pour étudier les conditions de cette extradition, afin que le général déchu soit déféré devant la justice militaire.

Faisant allusion à certains médias caractérisés par la désinformation, le porte-parole du gouvernement a estimé qu’ils sont libres dans le traitement de l’information. Seulement, la RDC ne permettra à aucun organe de presse d’encourager la haine entre ethnies. « Le découragement de nos Forces armées par les médias ne peut aussi être toléré », a déclaré Lambert Mende Omalanga.

Source : le potentiel/Kinshasa