jkk_lancement_travauxLe vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, a procédé hier vendredi 27 février, au lancement officiel des travaux de la première phase de la construction du réseau national par câble à fibre optique Muanda-Kinshasa dans le cadre du partenariat RDC-Chine.

La durée des travaux de ce réseau est de neuf mois pour un coût de 31 millions de dollars américains. Avec une ligne de 651 km, ce réseau a une capacité de 10 Gb/s représentant 120.960 conversations téléphoniques par seconde.

Pour l’administrateur directeur technique (ADT) de l’Office congolais des postes et télécommunications (OCPT), Placide Mbatika, cela permettra de réduire sensiblement le coût d’appels téléphoniques parce que tous les opérateurs du secteur devront se connecter à ce réseau. Autre avantage : le transport à haut débit va permettre la fiabilité et la sécurité de l’information. Ce qui fera aussi que tous les médias, par exemple, puissent utiliser ce réseau.

L’ADT de l’OCPT a fait remarquer que les télécommunications se retrouvent dans les «cinq chantiers de la République ». Il a cité, à titre illustratif, le cas des universités qui peuvent être connectées, celui des caméras de surveillance sur les routes ou autres endroits, etc. En raison de cet impact sur les autres secteurs de la vie nationale, le secteur des télécommunications constitue l’un des indicateurs de la croissance économique. Parce que générateur d’importantes ressources financières, créateur de nouveaux emplois et facteur d’intégration des groupes. Il est initiateur d’une gamme variée de nouveaux services à valeur ajoutée. «Ce back-bone fera de l’OCPT le réseau national des télécommunications de référence», a-t-il dit.

Avant d’ajouter que la deuxième phase comprendra le déploiement de fibres de Kinshasa à Kenge, dans la province du Bandundu. De cette province, les câbles iront dans la province du Katanga via les deux Kasaï. Après, il faudra remonter à Bukavu (province du Sud-Kivu), Goma (province du Nord-Kivu), Kisangani (Province Orientale), Mbandaka (province de l’Equateur) avant d’être déployés sur Kenge.

A noter que des travaux sont en cours à Kasumbalesa (province du Katanga) permettront la connexion avec la Zambie. Et qu’à part l’Angola et la République du Congo (Brazzaville), les autres pays voisins de la RDC enclavés seront connectés à partir du back-bone congolais.

source : le Potentiel