Pour parfaire la relance de la coopération entre la RDC et la Belgique avec la dynamisation à l’ordre du jour de leurs relations diplomatiques, Kinshasa vient de proposer à Bruxelles son nouvel ambassadeur dans la capitale belge en la personne de l’ancien ministre Henri Mova Sakanyi ainsi appelé à remplacer M. Jean-Pierre Mutamba Tshimpanga

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a introduit la demande d’agrément d’un nouvel ambassadeur en Belgique en la personne de Henri Mova Sakanyi, mais ne souhaite pas la réouverture immédiate du consulat belge de Bukavu (Sud-Kivu, Est de la RDC), a-t-on appris de bonne source.

M. Mova, considéré comme un proche du Président Joseph Kabila, remplacera Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, rappelé à Kinshasa en mai dernier à la suite d’une crise diplomatique entre la Belgique et la RDC M Mutamba devrait toutefois revenir la semaine prochaine en Belgique « pour faire ses adieux, a-t-­il indiqué vendredi ».

Mova est quant à lui un ancien ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement durant la  période de transition (2003-2006). Le ministre congolais des Affaires étrangères Alexis Tharnbwe Mwamba a confirmé vendredi soir qu’il avait introduit une demande d’agrément d’un nouvel ambassadeur, mais s’est refusé à en préciser le nom « tant que la partie belge n’a pas donné sa réponse ».

Le gouvernement de Kinshasa a également exprimé le souhait d’une réouverture rapide du  consulat de Belgique à Lubumbashi (Katanga, sud-­est), mais s’oppose, dans l’état actuel des choses, à la réouverture de celui de Bukavu. « J’ai, par note verbale, autorisé l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa, Dominique Struye de Swielande à ouvrir le consulat de Lubumbashi », a confirmé M. Thambwe.

Le chef de la diplomatie congolaise a expliqué qu’il ne souhaitait pas pour le moment, compte tenu de la situation militaire au Sud-Kivu, la réouverture du consulat belge de Bukavu, le chef-lieu de cette province, alors que le Nord-Kivu a été le théâtre d’une opération conjointe des armées congolaise et rwandaise contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR, les rebelles hutus réfugiés depuis 1994 dans l’est de la RDC).

Douze groupes armés progouvernementaux du Sud-Kivu se sont toutefois engagés cette semaine à « cesser les hostilités » et commenceront dimanche le retrait de leurs troupes, selon le vice-gouverneur de cette province, Jean-Claude Kibala. Les deux consulats de Belgique avaient fermé leurs portes le 2 juin dernier pour une durée indéterminée, à la demande du gouvernement congolais, irrité par des propos du ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, sur la corruption dans l’ex-Zaïre.

Mais Bruxelles et Kinshasa ont tourné la page de cette crise de neuf mois par la publication, le 24 janvier, d’une déclaration commune des deux Premiers ministres, Herman Van Rompuy et Adolphe Muzito, qui instaure entre leurs deux pays un dialogue « permanent, franc, ouvert et constructif, respectueux des institutions démocratiques et légitimes des deux Etats ».

Source : Le Palmarès/kinshasa