Le président de l’Assemblée nationale congolaise, Vital Kamerhe, a déposé sa démission à la plénière de la Chambre basse du Parlement réunie mercredi à Kinshasa pour sa première séance de la session de mars, ouverte le  16 dernier.

Sa démission n’appelle pas de débat, a-t-on précisé. La plénière a eu lieu dans une salle archicomble. Plus de 400 députés sur les 500 que compte l’Assemblée y ont pris part.

M. Kamerhe, membre du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), la formation politique du Président Joseph Kabila Kabange, avait été désavoué et contraint à la démission par sa famille politique, pour avoir exprimé publiquement, lors d’une interview à la radio Okapi (patronnée par la Mission de l’ONU au Congo  « MONUC ») son désaccord à l’entrée des militaires rwandais sur le sol congolais (Nord Kivu) pour traquer, de concert avec les Forces armées congolaises (FARDC), les éléments des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

Le président de l’Assemblée nationale congolaise  a, jusqu’ici, refusé de se plier à l’injonction de sa famille politique, l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), un regroupement politique auquel appartient le parti PPRD, qui exigeait une  « démission immédiate » de Kamerhe et de tout son bureau.

Alors que la majorité des membres du bureau de l’Assemblée nationale ont jeté l’éponge, le président  Kamerhe a, lui, préféré le faire devant la plénière de la Chambre, ce qui a été  interprété par une certaine opinion comme « un bras de fer » entre lui et l’AMP.

Source : Acp