NkundabatwareLes ministres de la Justice du Rwanda et de République démocratique du Congo vont se rencontrer pour discuter du transfert en RDC du chef de l'ex-rébellion congolaise Laurent Nkunda, détenu au Rwanda, a indiqué samedi une source du ministère congolais des Affaires étrangères.

"Les deux ministres de la Justice vont se rencontrer pour émettre les avis juridiques au sujet du transfert de Nkunda", a indiqué à l'AFP cette source au terme d'une réunion samedi à Kinshasa des ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Le lieu et la date de cette rencontre n'ont pas été précisés.

Les deux pays avaient lancé le 20 janvier une opération militaire conjointe sans précédent afin de réduire les rébellions dans l'est de la RD Congo, frontalière du Rwanda.

Le premier résultat de cette opération, achevée fin février, avait été l'arrestation le 22 janvier au Rwanda du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda, chef historique du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

L'intervention militaire avait aussi visé les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

La ministre rwandaise Rosemary Museminali et son homologue congolais Alexis Thambwe Muamba ont décidé que les deux pays allaient "(échanger) leurs ambassadeurs immédiatement", selon la même source, précisant qu'aucune date n'avait été cependant arrêtée.

Kinshasa et Kigali avaient rompu leurs relations diplomatiques en août 1998, au lendemain du déclenchement de la deuxième guerre dans l'est de l'ex-Zaïre.

Les ministres recommandent aussi la tenue d'un sommet des deux chefs d'Etat Joseph Kabila et Paul Kagamé "afin de consolider les relations bilatérales".

Les deux pays ont par ailleurs procédé à l'évaluation de leur opération militaire conjointe, souhaitant "poursuivre la lutte contre les FDLR", toujours actifs dans l'est de la RDC, notamment dans la province du Nord-Kivu.

Ils demandent à la communauté internationale "d'imposer des sanctions contre les responsables du FDLR qui ont élu domicile à l'étranger".

Enfin, une commission bilatérale permanente de défense et sécurité sera mise en place afin d'échanger sur les problèmes communs de sécurité. Une première réunion d'experts sur la question de la sécurité aux frontières devrait se tenir du 16 au 18 avril.

Source : Afp