Plus de 70 000 personnes déplacées du Sud Kivu, selon Ocha, ont été recensées dans la province voisine du Nord-Kivu. Malgré une campagne menée pour qu’elles retournent dans leurs milieux d’origine, 362 seulement ont répondu à l’appel à ce jour. Les autres hésitent et posent des conditions

La plupart de ces déplacés évoquent encore l’insécurité comme cause de leur réticence au retour au bercail. D’autres, en plus de cette raison, conditionnent ce retour à l’obtention des kits de leur réintégration sociale dans leurs milieux d’origine. D’après la même source, 35% des ces déplacés du Sud-Kivu sont dans des sites contre 65% dans des familles d’accueil. Ceux qui sont déjà retournés sont notamment à Karuba, Gitanga et Tshimuku, non loin de Minova. Un retour jugé timide, estiment les humanitaires et les officiels congolais. Face à ceux qui conditionnent leur tour à l’obtention des kits, Claude Mululu, responsable local de Ocha, répond : « C’est facile de dire qu’il faut un kit de retour, mais concrètement, ce n’est pas facile à organiser. L’idée c’est d’aller sur place, évaluer la situation et les besoins, et apporter l’appui selon les ressources disponibles. »

Source : okapi

En plus, pour Ocha, dans le cadre de l’assistance communautaire, l’appui sera envisagé à travers des structures locales des milieux d’origine des déplacés. Ce sont ces structures qui pourront ainsi répondre à la prise en charge sanitaire, éducative et autres, des retournés.