snelbarrage_inga_Un protocole d’accord pour la construction d’un nouveau barrage hydroélectrique sur la rivière Inkisi à Zongo, dans la province du Bas-Congo, a été signé samedi entre le gouvernement congolais, représenté par le ministre de l’Energie Laurent Muzangisa et le président général de la société chinoise SINOHYDRO en RDC, M. Wang.

Le coût global des travaux, qui seront financés par le gouvernement chinois, est de 350 millions de dollars américains.

Ce barrage de Zongo II, d’une capacité de 150 mégawatts, va renforcer sur ce site le premier barrage construit par la Belgique et opérationnel depuis l’époque coloniale, en vue d’augmenter la puissance et la desserte en énergie électrique de la ville de Kinshasa et de la province du Bas-Congo.

Le début des travaux de construction qui dureront de 3 à 4 ans, est prévu pour la fin de l’année 2009.

Le barrage de Zongo I avait été construit par la Belgique pour alimenter en énergie électrique la capitale de sa colonie, Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) alors que la ville n’était peuplée que d’environ 300.000 habitants.

Aujourd’hui, avec sa population qui avoisine les 7 millions d’habitants, Kinshasa a vu ses besoins en électricité augmenter considérablement. La Société nationale d’électricité (SNEL), confrontée à des difficultés conjoncturelles depuis plus d’une décennie, n’arrive plus à satisfaire les besoins tant industriels que domestiques de la ville où des quartiers entiers vivent encore dans l’obscurité, en dépit de la construction et de la mise en service, dès 1970, du grand barrage d’Inga I et II.

Ce grand ouvrage, sur lequel le pays fonde beaucoup d’espoir pour son développement, a subi des avaries qui ont réduit considérablement sa capacité de desserte et la Société nationale d’électricité est contrainte de recourir au système de fourniture par alternance pour couvrir la ville, dans un pays où le taux d’accès de la population à l’électricité est de moins de 10 pour cent.

C’est cette situation que le Président Joseph Kabila s’est engagé à corriger à travers son programme d’actions axé sur « les cinq chantiers » dont celui de l’eau et de l’électricité, destiné à assurer à toute la population congolaise l’accès à ces ressources énergétiques grâce à de nouveaux investissements avec le concours des partenaires bilatéraux et multilatéraux

source : Acp