06 avril 2009
120 éléments de la police des frontières en formation à Bukavu
Il s’agit de la première promotion. La formation de ces éléments qui a démarré ce lundi au camp Jules Moke va durer quatre semaines et concerne 120 éléments, des officiers venus de plusieurs coins du pays
Selon le colonel Masirika, commandant du centre de formation du camp Jules Moke, il s’agit d’une police spéciale destinée à sécuriser, de manière permanente et continue, les frontières de la RDC, terrestres et aériennes. En outre, comme missions complémentaires, cette même police sera chargée de lutter contre la contrebande et la fraude douanière, en appuyant ainsi les services traditionnellement affectés aux frontières, tels la DGM, l’Ofida et le service d’hygiène, rechercher des renseignements relatifs à la sécurité au profit de l’armée et de la police territoriale, ainsi que de veiller aux entrées frauduleuses et aux trafics. La formation elle-même comprend 40 modules et sera dispensée par des formateurs locaux de la police et ceux des services spécialisés oeuvrant aux frontières, a encore précisé le colonel Masirika.
Le Camp Jules Moke où cette formation est dispensée est située dans la commune de Bagira. Il vient d’être réhabilité et équipé grâce à un financement du gouvernement japonais estimé à 250 000 USD. Ce centre est ainsi en passe de devenir le centre pilote de formation de la police en RDC. Selon l’OIM (Organisation internationale de migration), il existe un projet plus vaste autour de ce centre d’un coût global évalué à 3 millions de dollars américains. Un projet qui comprend la formation, l’équipement et l’implantation de la police des frontières en RD Congo.
Source : okapi/Kinshasa
Minembwe : les Maï-Maï et les Bayamulenge s'affrontent depuis 5 jours
Poursuite ce lundi des accrochages depuis 5 jours entre les éléments Maï Maï aux guerriers Banyamulenge dans les hauts plateaux de Minembwe. Le bilan provisoire non encore officiel fait état de 4 morts et 6 blessés. Selon Joël Namunene, porte- parole du groupe armé Zabuloni, et confirmée par plusieurs sources dont la société civile de Fizi, les Maï-Maï ont été repoussés vers Muliza et Kagaragara
Le groupe Zabuloni qui se réclame d'être victime dans ces hostilités demande à la 10è région militaire d'instruire les insurgés supposés appuyer les éleveurs de cesser le combat et s'inscrire dans la logique du dernier accord de la cessation des hostilités signé au mois de février à Bukavu.
Le contrôle et la gestion des principaux marchés dans les hauts plateaux sont la principale source du conflit qui oppose les groupes armés. Tout a commencé mercredi près du marché de Kalingi. Un commerçant appartenant à la famille d'un commandant Maï-Maï s'est vu intercepté à mi-chemin par un groupe armé alors qu’il revenait du marché. Ces hommes armés l’ont dépouillé de tout avant de le tuer, selon les témoins sur place.
De leur coté, les Maï-Maï sont allés attaquer un autre marché dans le secteur occupé par les guerriers éleveurs pour venger leur victime. Ce qui a déclenché les hostilités. Le bilan reste encore imprécis. Mais, selon la société civile de Fizi et plusieurs sources concordantes, 4 personnes ont été tuées dont 3 éléments Maï-Maï, 1 éleveur et 6 blessés. De la même source, plusieurs habitants craignant les accrochages ont fui leurs villages. Parmi eux 7 enseignants d’une école secondaire de Minembwe qui sont arrivés dimanche à Baraka en passant par la brousse. D’autres habitants ayant fui vers Minembwe centre Lusuku, Kichula et Lumanya n’ont aucune assistance. Notons que les autorités de la 10e région militaire n'ont pas été joignables pour donner leur version des faits sur ces hostilités.
Source : Okapi/Kinshasa
Les questions de coopération bilatérale entre la RDC et la Grande-Bretagne évoquées au Sénat
Les questions liées à l’état de la coopération bilatérale entre la RDC et la Grande Bretagne ont dominé l’entretien que le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a eu lundi à Kinshasa avec l’ambassadeur de Grande Bretagne en République Démocratique du Congo, M. Nick Kay.
Le diplomate britannique a indiqué, à l’issue de la rencontre, que leur entretien s’est focalisé sur le suivi du programme de la réforme du secteur de la sécurité auquel, selon lui, son pays apporte un montant de près de soixante-dix (70) millions de Livres Sterlings.Ce programme, qui se trouve dans la phase d’élaboration, nécessite de la part du président du Sénat une orientation précise pour garantir son bon déroulement sur le terrain, a fait remarquer M. Kay.Parlant de son appréciation du sommet du G20 qui vient de se tenir à Londres, l’ambassadeur britannique a révélé que cette rencontre au sommet des pays les plus industrialisés du monde est perçu comme une priorité par son pays. « C’est une question qui tient à cœur le Premier ministre Gordon Brawn grâce à qui le sommet du G20 s’est mis d’accord sur une série de mesures qui pourraient être bénéfiques à tout le continent africain », a-t-il renchéri. Les participants ont décidé d’accorder une enveloppe de 750 milliards de dollars au profit des institutions financières internationales dans le but de financer le développement dans les pays en voie de développement, a fait savoir le diplomate britannique. Cette enveloppe, a-t-il précisé, est destinée à protéger les intérêts des pays pauvres, victimes de la récession planétaire et à constituer une réserve pour les questions écologiques et climatiques
Source : Acp
Mbuji Mayi : controverse autour de la paie des fonctionnaires
Il s’agit pour la société civile de la paie du mois de février 2009, qui a commencé dans le chef lieu du district du Sankuru. Plusieurs agents du service étatique n’ont toujours pas été payés par le comptable d’Etat. Pourtant leur nom figure sur le listing. parmis ces agents, on compte aussi les chefs traditionnels
Le commissaire de district du Sankuru, monsieur Ikombo, a rejeté ses affirmations. D’après lui, il a mis en place un système de la paie individuel en vue de la maîtrise des effectifs. Le commissaire a déclaré que le problème ne se pose que pour la paie des chefs de groupement. Ces derniers, selon lui, ne sont plus en fonction suite à leur famille régnante et n’ont plus droit au salaire. Mais ceux ci seront payés à leur remplaçant.
Toute la confusion, d’après lui, est crée non pas par les agents administratifs, mais par les chefs de groupement concernés par cette mesure.
Source : okapi
Ban Ki Moon appelle à la transformation de l’armée en RDC
Le Secrétaire général de l'ONU appelle à une transformation profonde de l'armée et de la police nationales congolaises. Cela, dans le but de sauvegarder les acquis actuels en matière de sécurité
Le porte-parole de la MONUC, Madnodje Mounoubai, revient sur cette observation du secrétaire général de l'ONU. Il rappelle donc qu’il y a encore des secteurs à travers lesquels le secrétaire Général des Nations Unies attire son attention. Ainsi, Ban Ki Moon, dans son 27e rapport sur la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo, attire l’attention du gouvernement sur certains points concernant la révision du secteur sécuritaire, notamment la reforme de l’armée, le payement de l’armée et la justice. Parce qu’il est important, confirme-t-il, de renforcer ces secteurs si l’on veut que les acquis de ces jours ne soient pas perdus et si l’on veut faire un redressement vers le haut. Il ajoute qu’il y a eu des progrès dans le processus de paix en République Démocratique du Congo, car la situation dans notre pays demeure fluide et volatile.
source : okapi
projet de construction de deux couloirs : Tanzanie-Zambie-RDC
Le président kanyan Mwai Kibaki a quitté dimanche Nairobi pour une visite officielle de trois jours en Zambie durant laquelle il participera à une réunion régionale sur les infrastructures.
Selon un communiqué publié par la présidence du Kenya, le président Kibaki participera à la conférence de Lusaka organisée par le Marché commun de l'Afrique de l'est et australe (COMESA), la Communaute de développement de l'Afrique australe (SADC) et la Communaute d'Afrique de l'est (EAC).
Les partcipants à la conférence doivent discuter des moyens de collecter de fonds pour construire des infrastructures dans les trois organisations régionales.
Le manque d'infrastructures est considéré comme le plus grand obstacle au commerce inter-africain et à un réseau social sur le continent africain.
Les trois communautés économiques africaines bénéficient de l'appui des bailleurs de fonds pour lancer une nouvelle initiative d'infrastructures visant à offrir à l'Afrique de l'est e australe des opportunités commerciales.
Le département britannique au développement internationale et d'autres agences internationales ont proposé un projet d'aide pilote au commerce en vue d'établir deux coulours économiques pour relier le port de Dar es-Salaam (Tanzanie) à Copperbelt (Zambie) et à la République démocratique du Congo.
Le COMESA a déjà crée un fonds spécial pour développer les infrastructures.
La région envisage d'ouvrir davantage les frontières et d'améliorer ses réseaux ferrés et routiers afin d'élargir l'accès de ses produits à des marchés et de favoriser la croissance économique et les investissements.
Goma : l’Ue prête à financer les infrastructures de base
L’Union européenne (Ue) va financer la réhabilitation des infrastructures de base au Nord-Kivu, notamment les routes de desserte agricole. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse animé vendredi soir par le gouverneur de province. Julien Paluku revenait d’une visite à Beni Butembo où il a accompagné une délégation des ambassadeurs de l’Ue
« L’Union européenne a annoncé qu’elle va nous asphalter 50 kilomètres de route dans la ville de Goma en 2010. Pour la partie nord de la province, elle a besoin des études de faisabilité de la centrale Semliki, parce qu’elle va financer Ruzizi III et IV. Mais ils ont compris qu’au lieu de perdre beaucoup de fonds dans Ruzizi III et IV, ils peuvent investir d’autres fonds dans Semliki et financer peut-être Ruzizi III. Et ça va aider la partie Nord et la partie Sud à bénéficier de l’électricité »a déclaré le gouverneur du Nord-Kivu.
Julien Paluku a ajouté que l’Union européenne va appuyer l’Office des routes avec d’autres matériels dans sa province, parce que « les routes sont d’une importance capitale, étant donné que le Nord Kivu est une province à vocation agro-pastorale »
Source : Okapi/Kinshasa
La RDC se félicite de la destruction des stocks des mines antipersonnel
A l’occasion de la 4ième journée internationale pour la lutte anti-mines, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Célestin Mbuyu Kabango, s’est félicité des étapes franchies par la RDC dans la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa, notamment par la destruction des stocks connus des mines antipersonnel et la mise en place du Point focal national pour la lutte anti-mines. Cependant, il a ajouté que « face à ce tableau encourageant, il ne reste que l’implication de tout le monde pour permettre au gouvernement de parachever cette œuvre commune qui demeure un instrument de pacification durable pour les zones affectées ou polluées dans notre pays ».
Au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée, le 4 avril au ministère des Affaires étrangères, Célestin Mbuyu a rappelé que « 7 ans après l’entrée en vigueur de la Convention précitée, le gouvernement a souhaité célébrer cette 4ième journée internationale placée sous le thème «la RDC sans mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre ; gage d’une paix durable pour la reconstruction nationale ».
A ce sujet, il a adressé les encouragements du gouvernement congolais au Centre de Coordination de l’Onu pour la lutte anti-mines en RDC qui a réussi à coordonner les opérations de nettoyage des zones polluées destinées à l’installation de la Monuc. Cette structure a continué le travail de la coordination des opérations des autres acteurs sur terrain dans le cadre de la mise en œuvre de la convention, a préparé la capacité locale à travers le Point focal national de la RDC. Toutefois, a-t-il renchéri, les actions du Centre précité et des opérateurs sur le terrain n’auraient été rendus possibles sans l’appui financier, technique et politique des bailleurs de fonds, dont le Japon, l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la France, la Belgique, le Canada, la Suède, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, les Etats-Unis et l’Union européenne.
A l’occasion de cette journée, le ministre de l’Intérieur a procédé à l’investiture de Mme Mbongo Lemba l’Or, en qualité d’ambassadrice de lutte anti-mines de la RDC. Cette dernière a promis de sensibiliser les populations au danger des mines et de faire le plaidoyer. Elle a sollicité l’intégration, dans le Plan national de la lutte anti-mines et dans le budget national, les activités de l’ambassadrice de la lutte antimines. Aux entreprises publiques et privées, Mme Mbongo Lemba l’Or, a demandé de sponsoriser ses activités.
source : le Potentiel/Kinshasa
Kimbanseke : un nouveau centre de santé opérationnel au quartier Esanga
La Coopération technique belge (CTB), à travers son Programme d’appui aux initiatives de développement communautaire (PAIDECO), a procédé le vendredi 03 avril 2009, à l’inauguration d’un centre santé au quartier Esanga, dans la commune de Kimbanseke. Une œuvre à caractère communautaire, financé par la CTB. Un premier né dans le domaine de la santé à Kimbanseke, dans le cadre du Paideco. Durée des travaux : deux ans, pour un coût total de 60.000 d’euros. Le centre dispose de deux bâtiments et environ 12 lits pour les malades.
La construction de ce centre est la première structure de premier échelon appartenant à l’Etat. En dehors du centre de santé de référence Pierre Fokom. La zone de santé Esanga est l’une de trente-cinq que compte la ville de Kinshasa.
Dans son mot de circonstance, le médecin chef de zone de santé a émis le vœu de voir cet édifice être géré et utilisé d’une manière rationnelle. « La politique sanitaire nationale vise à assurer l’accès du peuple congolais à une vie saine, lui permettant d’être socialement et économiquement productif », a-t-il indiqué.
Le ministre provincial de la santé, Clément Kokolo Tati-di- Mayeyi, a fait remarquer que l’implantation de ce centre va contribuer, à coup sûr, à la prise en charge de la population du quartier Esanga et ses environs. Il a émis le vœu de voir le centre de santé dispenser des soins de santé de qualité à toute la population de Kimbanseke. Clément Kokolo a insisté sur le dépistage précoce et obligatoire des hémoglobinopathies S. Non seulement pour la prise en charge, mais aussi et surtout pour la prise de conscience par les victimes. Question de prendre des précautions, afin d’éviter l’accroissement du taux de prévalence de la maladie.
La population de Kimbanseke, premier bénéficiaire de ce centre s’est dite satisfaite de l’initiative prise par la CTB. « En inaugurant ce centre de santé, on a résolu un problème très capital. Celui de la santé publique. Nous n’aurons plus à parcourir de distances pour nous faire soigner », a confié Espérance, une habitante de Kimbanseke.
Il faut noter que la construction de ce centre a pris plus de temps que celui prévu par le service technique. Selon les techniciens de la CTB, le retard a été causé par l’absence de la contribution locale.
Par ailleurs, les voies d’accès au centre de santé Esanga sont dans un état très délabré. La population en appelle à la rationalité du gouvernement pour la réhabilitation des routes. Ce qui permettra aux habitants d’accéder facilement au dispensaire.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Election au bureau de l’Assemblée nationale : compromis entre AMP et Opposition
Les empoignades entre députés de la majorité et ceux de l’opposition en rapport avec le renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale ont trouvé un dénouement. La formule arrêtée, de commun accord, pour l’élection des membres du bureau a été rendue publique au siège de l’AMP.
Il ressort que le bureau sortant supervisera les élections, dans le cadre de l’expédition des affaires courantes. Mais, une commission spéciale, appelée aussi Groupe technique de travail procédera aux opérations techniques. Les candidatures seront reçues puis annoncées à la plénière par le bureau. Alors que le vote proprement dit sera l’affaire de la Commission ou Groupe technique.
Vital Kamerhe qui se veut «légaliste jusqu’au bout», ne bénéficie plus de la confiance de sa famille politique. Cette dernière considère que l’ancien speaker de la chambre basse du parlement fait de la résistance, de l’insoumission et de l’indiscipline. Aussi, est-il soupçonné par l’AMP de préparer un coup fourré contre sa propre famille politique, lors des opérations de vote.
Il ne reste plus que la fixation de la date de la plénière par le président sortant, pour que la mise en place du nouveau bureau soit effective.
Source : le Potentiel/Kinshasa