armesA l’instar de Parec pour la ville de Kinshasa, une ONG norvégienne vient de lancer depuis le jeudi 2 avril 2009 à Rutshuru (Nord-Kivu) l’opération de récupération d’armes de guerre baptisée « Armes contre tôles ».

Une opération de récupération d’armes de guerre dénommée «Armes contre tôles » a été lancée, le 2 avril à Ruthuru. Œuvre d’une ONG norvégienne, cette action qui se poursuit à la grande satisfaction de la population de la région, a permis de récupérer 300 armes de guerre pour la seule journée du jeudi 2 avril 2009.

Saluée par l’administration locale et par les autorités provinciales, cette opération consiste à remettre entre 20 à 50 tôles à toute personne qui apporte volontairement une arme qu’elle détenait illégalement afin de permettre à ces populations de reconstruire leurs maisons détruites pendant les hostilités.

Selon une source de presse, elle s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la divagation des armes et contre la criminalité dans le Nord-Kivu, où plusieurs affrontements ont été signalés depuis une dizaine d’années. Le territoire de Rutshuru est parmi les régions les plus secouées par les derniers affrontements entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), un ex-mouvement politico-militaire dirigé par l’ex-général déchu Laurent Nkunda. C’est également à Rutshuru et principalement à Kitshanga où se trouvait la base du CNDP avant l’opération conjointe menée par les FARDC et les troupes rwandaises qui sont rentrées dernièrement au Rwanda. Le récent accord de Goma entre le gouvernement et le CNDP, les troupes de ce groupe armé ont adhéré au processus d’intégration au sein des FARDC après avoir déposé leurs armes.

A rappeler qu’une opération analogue était menée à Kinshasa de novembre 2008 en janvier 2009 par l’ONG nationale «PAREC» (programme oecuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation) et qui a permis de récupérer près de 9.000 armes de guerres. Appuyée notamment par la présidence de la République et l’hôtel de ville de Kinshasa, cette opération consistait à remettre 100 dollars américains à toute personne qui apportait volontairement une arme au PAREC sans l’identifier, ni l’interroger, ni le photographier.

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