Assembl_e_nationaleFinalement les violons se sont accordés entre l'AMP et alliés et l'opposition sur les modalités de l'élection de nouveaux membres du bureau de l'Assemblée nationale. A l'issue de la réunion du samedi 04 avril ayant regroupé le bureau démissionnaire et les groupes parlementaires, il a été reconnu à Kamerhe et son groupe les prérogatives d'organiser le scrutin qui fait encore couler beaucoup d'encre et de salive dans l'opinion. L'AMP, l'opposition et les non inscrits (les vrais indépendants) ont convenu que chaque groupe parlementaire désigne un député pour faire partie des scrutateurs qui feront le dépouillement des bulletins de vote.

Cette formule est presque la même que celle proposée par le bureau sortant et qui devait être discutée lors de la plénière de jeudi 2 avril dernier. Malheureusement l'AMP a voulu inventer la roue en suggérant la mise en place d'une commission spéciale électorale. Cette prise de position avait suscité des remous tant au sein de l'AMP que de l'opposition. Même les sages conseils du " Vieux " Nsinga Udjuu n'ont pas suffi à ébranler la détermination de l'aile extrémiste de l'AMP qui tient à en finir une fois pour toutes avec Vital Kamerhe. Et c'est le député AMP Boris Mbuku qui est venu mettre un bémol dans le débat en proposant la suspension de la séance pour permettre des consultations entre groupes parlementaires. C'est ce qui a été fait le week-end.

Après ce compromis il est prévu, sauf changement de dernière minute, une séance plénière ce mardi 07 avril au cours de laquelle les députés vont approuver les dispositions arrêtées pour le renouvellement de leur bureau. Une fois le document adopté, il sera procédé à l'ouverture du dépôt des candidatures, qui sera suivie de l'élection des membres du nouveau bureau. Au regard de ce chronogramme, nous pouvons affirmer sans peur d'être contredit que la chambre basse sera dotée de sa nouvelle direction au courant de cette semaine.

Par ailleurs, il convient d'indiquer que contrairement à ce que certains députés ont laissé entendre, le règlement d'ordre intérieur de l'Assemblée nationale ne prévoit pas l'institution d'une commission spéciale pour l'élection des membres du bureau. Cette disposition ne devait pas être insérée dans le règlement intérieur parce que, selon les députés, les membres du bureau aujourd'hui démissionnaires devaient rester en place durant toute la législature. Personne d'entre eux n'avait imaginé le scénario auquel nous assistons aujourd'hui. C'est une bonne leçon pour l'avenir.

source : l observateur/kinshasa