FARDC_TroupesLe séjour du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC aux USA et la mise en place d’un Centre conjoint d’opérations FARDC-Monuc contre les FDLR sont parmi les points qui ont dominé la conférence de presse de la Monuc animée, hier mercredi à Kinshasa.

Abordant le premier point, le porte-parole de la Monuc, Madnodje Mounoubai, a relevé les observations du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Alan Doss, dans son rapport sur la RDC destiné aux représentants permanents de plusieurs pays et aux hauts fonctionnaires du secrétariat des Nations unies.

M. Alan Doss a noté que « les perspectives pour une paix viable et durable en RDC et pour la sécurité des populations civiles dépendent d’un soutien international plus déterminé en faveur des FARDC dans leurs efforts d’éradication des groupes armés étrangers qui pillent les parties orientales du pays ». Et d’ajouter : « La première priorité de la Monuc est la protection des civils et que le soutien pour l’édification d’une armée nationale congolaise capable et respectueuse des droits est indispensable ».

Concernant l’évolution positive des relations entre la RDC, l’Ouganda et le Rwanda, M. Alan Doss a souligné qu’il s’agit-là d’un tournant décisif dans la région mais, un certain nombre de choses doivent être réalisées pour maintenir le cap étant donné que « les FDLR demeurent une menace majeure difficile à déloger ».

Pour le chef de la Monuc, lutter contre l’impunité dans l’est de la RDC signifie que l’on doit prendre des mesures immédiates pour stabiliser la région qui exige l’établissement de l’autorité de l’Etat à travers le déploiement et le soutien aux unités de la police.

Abordant la question sécuritaire, le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a dit que le commandant des forces de la Monuc, le lieutenant-général Babacar Gaye a présidé le 1er avril 2009 à Goma au Nord-Kivu, un séminaire relatif à la campagne militaire contre les FDLR. Son objectif était de rassembler les principaux commandants FARDC-Monuc, afin qu’ils se connaissent, discutent et coordonnent pour garantir la planification et la conduite de l’opération KIMIA II.

Mis en place le 31 mars 2009, le Centre conjoint pour l’opération KIMIA fonctionne comme un point focal pour les activités de coordination. Une première session de travail de la structure a eu lieu le 6 avril 2009.

Source : le Potentiel