KinshasaAprès avoir échangé plusieurs correspondances infructueuses avec les autorités compétentes (Hôtel de ville, ministère de l’Environnement, bureau du quartier Révolution, etc.), les résidents et exploitants des magasins de l’avenue Haut-Congo, au centre-ville de Kinshasa, non loin du rond-point de l’Hôtel de Ville, ne savent plus à quel saint se vouer. Et pour cause ? Leur demande de délocalisation du parking des véhicules de transport en commun, source de plusieurs désagréments sur cette voie, demeure insatisfaite. Pire, les travaux de réaménagement du site, tel que souhaité par eux, se font toujours attendre.

En effet, dans leurs échanges épistolaires avec les autorités tant urbaines que locales, les riverains de l’avenue Haut-Congo épinglaient, entre autres griefs, des inondations fréquentes de leurs résidences liées au manque de caniveaux pour évacuer les eaux de pluies, le non-entretien de ce parking par l’Hôtel de ville de Kinshasa qui y perçoit pourtant des taxes, l’invasion de la chaussée par des bus et taxi-bus (au départ mesurant 5,75 mètres de largeur, et ramenée à ce jour à 4,75 mètres), source de plusieurs cas d’accidents et de vols. Il y aussi l’incommodité de vivre dans un environnement rythmé par des bruits de moteurs et de klaxons, particulièrement pour les malades internés au centre médical de la même avenue. Face à tous ces troubles de voisinage, les résidents avaient proposé, dans le passé, à l’administration urbaine comme pistes de solution, entre autres, de décréter le « sens unique » sur le tronçon allant de Piesauto (magasin de vente des pièces automobiles) jusqu’à l’avenue Kasa-Vubu et d’instaurer un service de nettoyage. Malheureusement, en dépit des réponses positives reçues, dont celle du gouverneur Kimbuta datée du 8 juillet 2008, rien n’a encore été fait. Se confiant au Phare, plusieurs victimes du parking de l’Hôtel de Ville en ont appelé à un changement, dans le sens d’une jouissance tranquille de leur environnement. Pour rappel, le parking mis en cause aujourd’hui par les riverains, résulte de l’ancien parking délocalisé des taxi-bus et « fula-fula » qui se trouvait devant l’Hôtel de Ville. L’affaire sous examen vient reposer la problématique de l’aménagement des aires de stationnement à travers la ville de Kinshasa. L’opinion pense que le gouvernement provincial, qui multiplie les taxes fiscales et autres, sous prétexte de « réinventer » Kinshasa, devraient donner des signaux réels de leur volonté de permettre aux Kinoises et Kinois de vivre comme des citoyens d’une capitale urbanisée selon les standards internationaux.

Source : le Phare