kin_kie« Maintenant que Bahati avance un chiffre -73.000 USD- demandez-lui qui a donné cet argent, quand il a donné cet argent, devant qui, pour qui et pourquoi ? Ensuite, il faut qu’il vous présente les documents y afférents. On ne peut pas porter des accusations aussi graves, sans un début de preuve ! A moins qu’elles soient grotesques ! Voilà pourquoi, j’ai saisi mes avocats, pour laver mon honneur », a déclaré mardi dernier, au siège du Parti pour l’Action, au Quartier Salongo, à Limete, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, élu de Masimanimba, au Bandundu. « Bahati parle d’un audit. (…). J’attend de voir le procès-verbal », insiste-il, en plongeant, au passage, Kamerhe dans le même sac que ses persécuteurs du GPI. Tryphon Kin-Kiey Mulumba aurait péché, pour avoir visé, semble-t-il, un poste au prochain Bureau de l’Assemblée Nationale. C’est à Limete, au siège du Parti pour l’Action, sa nouvelle machine politique, que Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Député de Masimanimba, a porté haut l’étendard de la lutte contre les flèches mouchetées de ses anciens sociétaires du GPI, à l’Assemblée Nationale. En des termes précis, il avance des arguments et qualifie les faits face à ce qu’il considère désormais comme un complot ourdi contre le Parlement, contre la démocratie et contre l’AMP. Plus loin, après avoir retracé le film de sa surprenante exclusion du GPI, Tryphon Kin-Kiey Mulumba croit en la nécessité de la recomposition politique, au pays. Les enjeux actuels l’imposent. A ses yeux, cette recomposition politique, mettra peut-être du temps mais, elle est inéluctable. Quatre mots résumeraient, selon lui, la trame cachée de l’attitude de Modeste Bahati. Duplicité, cupidité, collusion et délivrance. Il s’en explique suffisamment, dans son mot confié à la presse. Tryphon Kin-Kiey Mulumba plonge, au passage, Vital Kamerhe, le Président démissionnaire du Bureau de l’Assemblée, dans le même sac que ses persécuteurs du GPI. Il aurait péché, pour avoir voulu, semble-t-il, visé un poste au prochain Bureau de l’Assemblée Nationale. Kamerhe dans le coup ? « Quand jeudi dernier, le Député Amuri fait son incroyable motion, c’est Bahati Lukwebo qui me téléphone, depuis le perchoir. Il me dit toute sa fureur que le Président de l’Assemblée Nationale le livre à la vindicte populaire, l’ayant accusé de corruption des Députés. Il me fait part de sa stupeur face à la lecture d’une motion par un Député du GPI, et me dit sa colère face à toutes les attaques auxquelles se livre depuis le perchoir, le Président de l’Assemblée Nationale. Il me demande de revenir vite au Parlement pour répliquer. Je quitte le resto, quand j’arrive au Palais du Peuple, la séance venait d’être levée. En réalité, le Président de l’Assemblée Nationale avait fait préparer sa motion de connivence et préparer son motionnaire. Aussitôt qu’il a vidé son venin, et fait vider le venin des autres, sans débat, il clôture la séance et impose un huis clos ! Bel exercice quant à la qualité de conduite du débat ! », dénonce-t-il. Amuri taillé en pièces « Le dimanche, j’apprends que Serge Amuri, Député que par ailleurs je ne connais pas, je crois que c’est la première fois qu’il parlait devant le pupitre, j’apprends donc que Serge donne une conférence de presse, et que cette fois, il élabore mieux sa pensée. Une conférence de presse a un coût. Qui a financé ? J’appelle Bahati qui se trouve à la messe des rameaux, j’insiste, il me fait savoir qu’il est à la messe. 14H30’, là aussi Vodacom – peut le confirmer- Bahati m’appelle. Je lui fais part de la conférence de presse d’Amuri. Il est tout rouge de rage, menace Amuri d’exclusion. Il le traite de rebelle. Deuxième acte. Il m’assure que la réunion va exclure le Député Serge Amuri. Il pleure presque- Premier, met dit-il, venez, nous vous attendons-on va exclure ce Député. J’ai d’ailleurs, dit-il, demandé à Banza et à d’autres fondateurs de se joindre à nous. Je décide de ne pas me rendre, je lui envoie un texto avec d’autre copie. Troisième acte. Lundi dernier-Vodacom peut le prouver- 14h15’, Bahati m’appelle. Il m’implore d’aller à une réunion, il pleure presque-je prends le téléphone, et je lui parle devant plusieurs témoins ! Je lui dis que je ne peux me mettre face à un collègue qui fait une motion contre moi, qui récidive lors d’une conférence de presse, et que je peux donc me rendre à cette réunion, que si je ne quitte pas le GPI, je vais reconsidérer ma position au sein du GPI. Le soir, vous connaissez la suite ; il enchaîne le GPI et dit prononcer mon exclusion. Moi fondateur, l’un des trois fondateurs du GPI », affirme-t-il. Cupidité « Je développerais ce mot une prochaine fois. Mais sachez qui fait l’actualité aujourd’hui : un Ministre des Finances GPI, un Questeur GPI, un Premier-Vice Président GPI. Aller savoir pourquoi pendant 4 mois, le Ministre et le Questeur sont-ils restés comme chien et chat, et qui a fait le médiateur ? Contre qui donc ? Y a pas photo. Maintenant que Bahati avance un chiffre -73.000 USD- demandez-lui qui a donné cet argent, quand il a donné cet argent, devant qui, pour qui, pourquoi ? Ensuite, il faut qu’il vous présente les documents y afférents. On ne peut pas porter des accusations aussi graves, sans début de preuve ! A moins qu’elles soient grotesques ! Voilà pourquoi j’ai saisi mes avocats pour laver mon honneur ! Il parle d’au audit ! C’est foutaise. J’attends de voir le procès-verbal ! J’apprends que j’aurai au cours d’une réunion du Comité Politique, insulté mes collègues Députés, et les ai traités de tous les noms. Je veux savoir quel jour, à quelle heure et à quelle réunion du Comité Politique ? Interrogez les Présidents des Groupes parlementaires ! Vous êtes libres bien sûr… », recommande-t-il. Duplicité « Je vous ai parlé de Duplicité –on dit une chose, on fait le contraire ; on se dit AMP, on se comporte anti-AMP, et on veut, entraîner tout le monde. On est membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, on se dispute le poste de Président d’un Groupe parlementaire, ce qui est tout de même incompatible ou, à tout le moins, pose le problème d’éthique. Je viens de vous parler de Cupidité. On est ceci, on veut être cela ou se maintenir à jamais à un poste, accumuler, accumuler », affirme-t-il. Délivrance « Regardez la Société Civile congolaise ; ce qu’elle a représenté dans ce pays, ce qu’elle a porté comme rêve, et comment elle s’est fracassée. Pourquoi ? Qui en est le croque-mort ? », pose-t-il la question. Recomposition « La recomposition politique. Les enjeux actuels donnent lieu à une recomposition ; elle mettra peut-être du temps ; elle est inéluctable. J’aurai pu parler de collusion ! Doutez-vous encore du complot ourdi contre le Parlement, contre la Démocratie, contre l’AMP ? », s’interroge Kin-Kiey, en analyste conscient.

Source : la Prosperité