KAMEREHLes choses s’accélèrent à l’Assemblée nationale. Le dimanche pascal a été marqué, outre la présentation de la candidature du représentant de l’AMP à la présidence du Bureau de l’Assemblée nationale, par cette autre réunion politique. Cette rencontre a abouti à la création de la « Convention pour la Défense de la Démocratie et de la République ». Une initiative, confirme-t-on, du président sortant de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Selon des sources dignes de foi, il ne s’agit pas d’un parti politique, mais bien d’un courant au sein de l’Assemblée nationale pour appuyer toute initiative qui irait dans le sens fixé par cette structure. Un cadre de réflexion, soutient-on avec force. Raison pour laquelle ce cadre de réflexion ne s’engage pas à proposer un candidat au Bureau politique. Tous ceux qui ont souscrit à cette idée, demeurent membres à part entière de leur parti politique ou de leur plate-forme.

L’on se souviendra que dans une interview accordée à Radio France Internationale, RFI, Vital Kamerhe avait déclaré, après sa démission, de continuer à siéger à l’Assemblée nationale mais se proposait d’animer un « courant » pour défendre la démocratie et les valeurs républicaines. La Convention pour la Défense de la Démocratie et la République n’est rien d’autre que la matérialisation de ce courant politique au sein de l’Assemblée nationale. A en croire les premiers éléments d’information, une centaine de députés auraient souscrit à cette initiative.

La question est celle de savoir comment l’AMP et le PPRD vont accueillir cette nouvelle. Serait-ce un appui à leur vision politique ? Ce courant ne se transformerait-il pas, à la longue, à un parti politique ? L’Opposition n’est-elle pas aussi visée ? Autant d’interrogations pertinentes. Affaire à suivre.

Source : Le Potentiel/Kinshasa