Matadi_PortLes activités économiques sont fortement paralysées dans la ville de Boma, à plus de 100 kilomètres de Matadi à cause de la grève qu’observent les agents de l’Onatra depuis 6 jours. Le déclarant en douane qui donne cette information parle d’une situation inquiétante pour leurs activités. Les importateurs deviennent impatient et s’organisent pour exiger du personnel de cette entreprise un service minimum

"Boma est en deui"l, indique un déclarant en douane de cette ville. "Si vous, vous promenez dans cette ville, poursuit-il, vous allez observer le désarroi dans lequel sont plongés les négociants et les commissionnaires." Au port, il n’y a que les bureaux d’autres services comme l’Ofida et l’OCC qui ont ouvert leurs portes. Ces services ne fonctionnent pas non plus normalement. Car, ils dépendent de l’Onatra. " Depuis que nous avons arrêté de travailler, l’argent ne circule plus à Boma comme avant ", déclare à son tour agent local de cette entreprise. Environ 80% des jeunes de la ville vivent grâce aux activités portuaires, souligne pour sa part un vendeur des appareils électroménagers de Boma. A ce jour, ces jeunes sont au chômage forcé. Leur oisiveté a déjà des conséquences néfastes dans la cité, notamment avec des actes de vandalisme, de vol et d’extorsion, ajoute ce vendeur.

De leur côté, les importateurs sont impatients. Nombreux d’entre eux ont épuisé leurs frais d’hôtel. Ils sont en train de s’organiser, signale l’un d’eux, pour demander aux cadres de l’Onatra d’envisager la mise en place d’un service minimum en vue d’évacuer leurs marchandises.

Source : Okapi/Kinshasa