barrage_inga_La Snel vient d'acquérir une nouvelle turbine

Les difficultés de production de l'énergie électrique par la Snel, sont, comme on le sait, liées aux problèmes qui se posent aux différents groupes des centrales d'Inga I et Inga II construits ou plutôt installés depuis 1972-1974 soit un peu plus de 25 ans.

De l'avis même des experts, le barrage d'Inga devait déjà fermer par le simple fait que ses machines ont dépassé la durée de vie conventionnelle leur impartie. Si les deux centrales d'Inga fonctionnent encore ce jour c'est uniquement grâce à l'imagination fertile et au génie créateur des ingénieurs et techniciens de la Snel qui font tout pour que le barrage ne tombe en arrêt.

Le comité de gestion de la Société nationale d'électricité consciente de cette difficulté, a décidé de déployer des grands moyens comme pour se conformer à l'adage qui dit : " aux grands maux, des grands remèdes ".

Cette société en effet, a depuis quelques jours, acquis une roue turbine pesant 100 tonnes qui a coûté 4 millions d'euros financés par la Banque mondiale dans le cadre du financement de PMURR.

Cette roue turbine commandée de l'Europe est déjà arrivée au pays par le port de Boma et se trouve actuellement entreposé au siège de la Société Makaya Lezi. D'où elle partira avant d'atteindre le site d'Inga.

Selon l'ADG de la Snel, l'ingénieur Daniel Yengo Massampu qui s'est confié à la RTNC 2, ladite roue turbine pimpant neuve servira essentiellement à dépanner les machines de la centrale Inga 2B. Elle va en effet remplacer une des roues turbine avariées et détachée du circuit de production.

Pour la haute direction de la Snel, il ne s'agira plus de procéder à des réparations de routine si une roue turbine tombait en panne, on va plutôt le remplacer carrément par du matériel neuf. Ce qui occasionne moins de travail. Ensuite la nouvelle roue turbine acquise, à la différence de celles qui sont en place à Inga, est fabriquée sur base de l'acier inoxydable, capable de résister à la corrosion due au sable et aux eaux du fleuve généralement corrosive la teneur en acide qu'elles renferment. Elle a une durée de vie de plus de 30 (trente) ans.

Mais seulement, son acheminement vers Inga pose problème. A cause entre autres de l'état de route qui doit être bien remblayée pour éviter des mouvements au cours du parcours. Il y a ensuite des ponts compris entre Boma et Inga qui doivent être renforcés en armatures pour éviter l'effondrement des ouvrages qui pourrait entraîner et le véhicule transporteur et la roue turbine. Ce qui serait une grande perte pour le pays.

Source : le Potentiel/kinshasa