jkk_lancement_travauxLe passage, par deux fois à moins d’un mois, du président de la République sur l’avenue du Tourisme, à Kinsuka, commune de Ngaliema, suscite bien des commentaires. Surtout que cette route est complètement défoncée sur tout son parcours. Tout porte à croire que cette deuxième «visite» se justifierait par le souci du chef de l’Etat de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de cette avenue.

Le président de la République, Joseph Kabila, a emprunté, hier lundi 20 avril, l’avenue du Tourisme, longeant le fleuve Congo au quartier Kinsuka dans la commune de Ngaliema. Pour la deuxième fois, à moins d’un mois. Cette fois-ci en prenant le sens inverse. C’est-à-dire en partant de son croisement avec la rue Bobila Dawa jusqu’au-delà de l’arrêt Barré à Binza/Ozone en passant par le terminus Kinsuka/Pompage et l’arrêt DGI. Lui-même au volant de sa Jeep. Suivi, bien entendu, du cortège présidentiel.

Est-ce par hasard qu’il emprunte cet itinéraire par deux fois en l’espace de quelques semaines ? Est-il venu vérifier si l’état de cette route est demeuré le même comme la dernière fois qu’il est passé par-là. Autant de questions que l’on se pose. La seconde hypothèse paraît plausible. Car les travaux, entrepris par l’entreprise chinoise CREC, ont repris de l’arrêt Saint Damien jusqu’au niveau de Brikin et sur l’avenue CPA entre les arrêts Matuba et Maison bleue. Les travaux de réhabilitation, mieux de reconstruction, de l’avenue du Tourisme s’étant arrêtés depuis près d’un mois au niveau de l’ancien tronçon menant au camp militaire Tshatshi.

Le terrassement pour la construction des caniveaux a rendu ces voies peu praticables. Situation qui crée des bouchons. Surtout qu’une seule bande est utilisée à ces endroits. L’autre étant fermée. Le chef de l’Etat et sa suite s’en sont rendu compte. Ils ont mesuré le degré de difficultés auxquelles sont confrontés les conducteurs de véhicules qui empruntent ces artères. Sans oublier les piétons privés de trottoir et qui sont obligés de se frayer difficilement un passage pour continuer leur chemin.

Sur son itinéraire, Joseph Kabila s’est également rendu compte de «Mabulu Manzengele» (crevasses dans le jargon kinois) qui ont élu domicile sur la chaussée Laurent-Désiré Kabila (ex-Route de Matadi) au niveau du centre médical de la Direction générale des impôts (DGI). Des trous béants qu’à chaque pluie, ils sont envahis par les eaux, empêchant ainsi la circulation des véhicules. Certains automobilistes téméraires ont vu leurs véhicules immobilisés de longues heures durant. C’est que l’arrêt DGI est souvent déplacé pour les véhicules en provenance de Kintambo/Magasins ou allant dans le sens inverse.

Pour rappel, ce tronçon de la chaussée Laurent-Désiré Kabila a été réhabilité à plusieurs reprises. La dernière fois, en novembre 2008, par l’entreprise EGM. Mais, a-t-on constaté, sa détérioration est intervenue trois mois après et accentuée avec les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale.

On ose croire qu’après cette visite «improvisée», le chef de l’Etat, édifié, instruira qui de droit pour non seulement accélérer la réhabilitation des avenues fortement détériorées, mais aussi améliorer la voirie urbaine. Il y a lieu de se demander ce que fait l’Hôtel de ville.

Source : le Potentiel/Kinshasa