20 avril 2009
Butembo : les FDLR sèment la désolation à Luofu
Après l’attaque de la localité de Luofu par les rebelles hutu rwandais (FDLR), le vendredi 17 avril, le calme est revenu dans cette localité, située à 167 km au Sud¬Ouest de Butembo, dans la province du Nord¬Kivu. Perpétrée de 21heures 20 à 23 heures 30, cette attaque s’est soldée par la mort de sept personnes et l’incendie de 255 maisons, renseigne un communiqué de presse de Caritas-Développement Congo, parvenu à la rédaction du journal Le Potentiel.
Selon les premiers éléments d’information recueillis par des équipes de Caritas/Butembo-Beni et Caritas/Goma, descendues dimanche dernier sur le terrain pour une évaluation initiale, les FDLR obligeaient les habitants à sortir de leurs maisons qu’ils incendiaient aussitôt. C’est dans ces conditions que l’on a enregistré les sept morts, dont cinq enfants et un adulte calcinés dans leurs maisons, ainsi qu’une dame morte d’une brusque crise cardiaque. Les autres habitations, en tôles, difficiles à incendier, ont été victimes d’un pillage systématique.
Prise de panique, la population avait passé nuit dans la brousse. Certains habitants se sont repliés vers la cité voisine de Kirumba. Pour l’instant, le calme est revenu à Luofu, qui est sous le contrôle des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo.
Tout en déplorant cette nième attaque, Caritas-Développement Congo recommande, une fois de plus, au Gouvernement congolais d’augmenter les capacités d’intervention des troupes loyalistes déployées dans le Nord-Kivu, pour la poursuite des opérations de traque des FDLR, en vue de la protection des populations et de leurs biens.
A la Mission de l’Onu au Congo (Monuc), déterminée à soutenir l’armée nationale dans ces opérations, Caritas souhaite plus d’engagement afin de contrer, conjointement avec le FARDC, toutes les velléités de ces rebelles rwandais, décidés à attaquer d’autres localités au Sud du territoire de Lubero, à l’instar de Miriki, Kanyabayonga et Luofu la semaine passée.
Source : Caritas/Congo
Le chef de l’Etat emprunte des avenues fortement détériorées de Ngaliema
Le passage, par deux fois à moins d’un mois, du président de la République sur l’avenue du Tourisme, à Kinsuka, commune de Ngaliema, suscite bien des commentaires. Surtout que cette route est complètement défoncée sur tout son parcours. Tout porte à croire que cette deuxième «visite» se justifierait par le souci du chef de l’Etat de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de cette avenue.
Le président de la République, Joseph Kabila, a emprunté, hier lundi 20 avril, l’avenue du Tourisme, longeant le fleuve Congo au quartier Kinsuka dans la commune de Ngaliema. Pour la deuxième fois, à moins d’un mois. Cette fois-ci en prenant le sens inverse. C’est-à-dire en partant de son croisement avec la rue Bobila Dawa jusqu’au-delà de l’arrêt Barré à Binza/Ozone en passant par le terminus Kinsuka/Pompage et l’arrêt DGI. Lui-même au volant de sa Jeep. Suivi, bien entendu, du cortège présidentiel.
Est-ce par hasard qu’il emprunte cet itinéraire par deux fois en l’espace de quelques semaines ? Est-il venu vérifier si l’état de cette route est demeuré le même comme la dernière fois qu’il est passé par-là. Autant de questions que l’on se pose. La seconde hypothèse paraît plausible. Car les travaux, entrepris par l’entreprise chinoise CREC, ont repris de l’arrêt Saint Damien jusqu’au niveau de Brikin et sur l’avenue CPA entre les arrêts Matuba et Maison bleue. Les travaux de réhabilitation, mieux de reconstruction, de l’avenue du Tourisme s’étant arrêtés depuis près d’un mois au niveau de l’ancien tronçon menant au camp militaire Tshatshi.
Le terrassement pour la construction des caniveaux a rendu ces voies peu praticables. Situation qui crée des bouchons. Surtout qu’une seule bande est utilisée à ces endroits. L’autre étant fermée. Le chef de l’Etat et sa suite s’en sont rendu compte. Ils ont mesuré le degré de difficultés auxquelles sont confrontés les conducteurs de véhicules qui empruntent ces artères. Sans oublier les piétons privés de trottoir et qui sont obligés de se frayer difficilement un passage pour continuer leur chemin.
Sur son itinéraire, Joseph Kabila s’est également rendu compte de «Mabulu Manzengele» (crevasses dans le jargon kinois) qui ont élu domicile sur la chaussée Laurent-Désiré Kabila (ex-Route de Matadi) au niveau du centre médical de la Direction générale des impôts (DGI). Des trous béants qu’à chaque pluie, ils sont envahis par les eaux, empêchant ainsi la circulation des véhicules. Certains automobilistes téméraires ont vu leurs véhicules immobilisés de longues heures durant. C’est que l’arrêt DGI est souvent déplacé pour les véhicules en provenance de Kintambo/Magasins ou allant dans le sens inverse.
Pour rappel, ce tronçon de la chaussée Laurent-Désiré Kabila a été réhabilité à plusieurs reprises. La dernière fois, en novembre 2008, par l’entreprise EGM. Mais, a-t-on constaté, sa détérioration est intervenue trois mois après et accentuée avec les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale.
On ose croire qu’après cette visite «improvisée», le chef de l’Etat, édifié, instruira qui de droit pour non seulement accélérer la réhabilitation des avenues fortement détériorées, mais aussi améliorer la voirie urbaine. Il y a lieu de se demander ce que fait l’Hôtel de ville.
Source : le Potentiel/Kinshasa
François Muamba : « Les députés du MLC et alliés ont fait un bloc »
Le secrétaire général du MLC, François Muamba, reste serein, en dépit de son échec à la présidence du bureau de l’Assemblée nationale. Un échec qui, selon lui, a démontré que son parti et ses alliés ont formé un bloc lors du scrutin.
Candidat malheureux à la présidence du bureau de l’Assemblée nationale, François Muamba Tshishimbi, secrétaire général du MLC, a fait preuve de fair-play en reconnaissant sa défaite. Il l’a fait remarquer au cours d’une conférence de presse animée, hier lundi 20 avril au siège de son parti à Gombe.
Parlant des élections de membres du nouveau bureau de la Chambre basse du Parlement, François Muamba a indiqué qu’« elles ont été organisées dans un bon climat » et se sont déroulées en toute sérénité ».
Au nom du MLC et alliés, il a pris acte de la victoire du professeur Evariste Boshab au poste de président de l’Assemblée nationale. Ce, avant de lui souhaiter plein succès dans ses nouvelles fonctions.
Cependant, le secrétaire général du MLC a déploré un certain nombre de faits. Au nombre desquels, il a surtout évoqué ce qu’il a appelé « puissance publique ». Une puissance qui, selon les informations à sa possession, a donné l’impression de déployer d’énormes moyens d’Etat pour arriver à cette victoire ».
Y a-t-il eu distribution d’argent pour que la Majorité arrive aux résultats auxquels elle est arrivée dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril, s’est-il interrogé. A ce sujet, le secrétaire général du MLC a indiqué qu’il y a des indices concordants faisant état d’un achat de conscience des députés de la Majorité. Et d’ajouter que lui-même n’a pas de preuve. Toutefois, le groupe parlementaire de l’Opposition en parle.
LA CONFIGURATION RESTE LA MEME
« Si cela est vérifié, le MLC et ses alliés vont exiger la mise sur pied d’une Commission d’enquête parlementaire afin d’éclairer l’opinion sur cette situation ».
Pour ce qui est de la configuration politique à l’Assemblée nationale après le vote, François Muamba a démontré qu’elle est restée la même. La preuve en est que sur les 350 députés de la Majorité, 329 ont voté pour Evariste Boshab. Ce qui prouve qu’ils ont fait le plein. Tandis que du côté de son parti, les 63 députés présents dans la salle ont gardé leur cohésion. Cela a permis d’arracher 75 voix, c’est-à-dire les 63 du MLC plus 12 des alliés. C’est pour ainsi dire qu’en dépit des moyens déployés et autres manœuvres faites pour diviser les députés, le MLC et ses alliés sont restés soudés. Tout en félicitant ses collègues pour cette marque de confiance et du sens élevé de responsabilité, l’orateur a qualifié cela « d’un véritable événement ». Raison pour laquelle, il s’est dit satisfait du comportement affiché par ses pairs lors du scrutin. D’où la naissance du bloc de 75, a-t-il déclaré.
Par ailleurs, François Muamba a fait remarquer que l’Opposition demeure au sein de l’Assemblée nationale et poursuivra son travail comme à l’accoutumée.
A la question de savoir pourquoi sachant qu’il y a eu corruption, il ne s’est pas retiré de la course, le secrétaire générale du MLC a dit que le fait de se présenter aux élections était pour lui et pour l’Opposition, un mal nécessaire. Car cela lui a permis de déceler le bloc actuel.
Après la conférence de presse, les députés du MLC et leurs alliés ont été reçus par François Muamba. Une occasion pour lui de remercier les uns et les autres de la cohésion qu’ils ont manifesté pendant les élections.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Passation de pouvoir à l’Assemblée nationale
Tout est bien qui finit bien. La cérémonie d’installation du nouveau bureau de l’Assemblée nationale s’est déroulée conformément au calendrier établi. Vital Kamerhe a passé le marteau à Evariste Boshab comme président de l’Assemblée nationale. « Je place le mandat de mon bureau sous le signe du renouveau du travail parlementaire avec obligation des résultats des contrôles parlementaires », a déclaré le nouveau président de l’Assemblée nationale. Le professeur Evariste Boshab vient d’annoncer ses couleurs.
Une page vient d’être tournée à l’Assemblée nationale après quasiment deux mois de suspense. Hier lundi, conformément au calendrier établi, après la victoire écrasante de la coalition AMP-Palu et alliés lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, la cérémonie de passation de pouvoir a bel et bien eu lieu à la Chambre basse du Parlement. Vital Kamerhe, président sortant, a solennellement remis le « marteau », symbole du pouvoir à l’Assemblée nationale, au Professeur Evariste Boshab, président entrant.
A deux ans de la fin de cette législature, il s’agit là d’un moment important de cette institution. Le changement intervenu devra avoir pour objectif de préserver les acquis des élections de 2006. Particulièrement la paix, la sécurité et surtout la stabilité des institutions nationales. Passé le moment d’euphorie, l’heure est au travail pour soutenir la crédibilité de l’Assemblée nationale.
OBLIGATION DES RESULTATS
Dans son discours de prise de fonction, le professeur Evariste Boshab s’est voulu rassembleur. « Je suis le président de tous les députés », a-t-il déclaré d’entrée de jeu. Mais il s’est empressé de mettre un accent particulier sur le sens de responsabilité avant d’affirmer sa détermination de « garantir un espace d’un débat démocratique, de travailler, main dans la main, mais dans le respect mutuel d’un chacun ». Aussi, a-t-il proposé d’instituer un «Pacte» pour la consolidation de la démocratie au sien de l’Assemblée nationale.
C’est dans ce contexte qu’il a annoncé qu’il plaçait son mandat, celui de son bureau « sous le signe du renouveau du travail parlementaire », afin que l’Assemblée nationale soit compétitive et coopérative. Dans le même ordre d’idées, il s’est engagé, au nom de son bureau et avec le concours de tous les députés, à accélérer les différentes réformes dans les domaines de l’Administration publique, de l’Armée et de la Police, sans oublier l’attention à accorder aux arriérés législatifs dans le but d’étoffer l’arsenal juridique. Entre ces faits, il s’engage à sauvegarder la dignité du député.
Parlant des méthodes de travail, il a promis de repenser le temps législatif avant d’annoncer l’introduction d’une « Semaine parlementaire et l’installation d’un Comité d’évaluation des contrôles parlementaires ». Aussi, s’est-il engagé à systématiser ces contrôles avant d’inviter les députés à l’obligation des résultats. Partant, l’Assemblée nationale entend ainsi aider le gouvernement à requalifier la gestion de ses actions, à réajuster sa vision, a-t-il insisté. En conclusion, a-t-il exhorté tous les députés nationaux, à faire de « la grandeur du Congo » leur suprême loi.
L’HEURE DE « L’UNION SACREE » A SONNE
Auparavant, présidant la plénière de l’Assemblée nationale pour la dernière fois, Vital Kamerhe s’est attardé longuement sur le bilan des 28 mois d’existence de cette institution. Il a énuméré les actions positives accomplies au cours de ce temps, notamment dans l’adoption et le vote des lois avant de s’attarder sur les réformes à prendre dans les différents domaines de la vie nationale. Il a souligné la nécessité de la mise en oeuvre de ces réformes en vue de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement. Bien sûr que le président sortant a regretté le non respect des recommandations et résolutions émises par l’Assemblée nationale au terme des interpellations, questions orales et écrites.
Devant ce bilan qui souligne toute la détermination de tous les députés à aller de l’avant, Vital Kamerhe a souhaité vivement la création de la « famille parlementaire » pour renforcer cette tendance progressiste. C’est ainsi qu’il s’est attardé sur « le rôle du député national et la démocratie ». Il a relevé que tout au long de ses fonctions, il a œuvré pour les valeurs démocratiques et la recherche permanente de la démocratie. Il s’est fixé comme objectifs de faire de l’Assemblée nationale le creuset de la démocratie doublé de l’oxygène d’un débat libre. Qu’il s’est engagé à préserver les acquis des élections de 2006 pour ne pas tomber dans les erreurs du passé caractérisées par l’instabilité des institutions, des crises politiques, des rébellions, et des guerres d’agression. « L’heure de l’Union sacrée des intelligences et de l’élite congolaise a sonné », a déclaré avec force Vital Kamerhe.
Il a dénoncé le vrai danger de la République qu’est le laxisme, le manque de rigueur. Aussi, a-t-il souhaité plein succès au nouveau bureau qui n’a pas droit à l’erreur. « Ce jour, en ce qui me concerne, est un jour de fête et de méditation. Je vous convie donc à partager la joie des heureux élus et de méditer avec eux sur les nombreux défis que nous sommes appelés à relever ensemble jusqu’ à la fin de notre législature. Car leur succès sera celui de notre institution et de notre peuple ici représenté », a-t-il souligné.
Kamerhe demande pardon à Kabila
L’un des moments de l’intervention de Kamerhe au cours de cette cérémonie de prise de fonction du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, a été sans conteste ce geste d’humilité du président sortant de cette institution. En effet, et avant toute chose, Vital Kamerhe a tenu à s’humilier.
Il a présenté ses excuses à tous les députés, à tous ceux qui, de loin ou de près, se sont sentis gênés, blessés par ses propos ou son attitude, de vouloir bien accepter ses excuses. Car Vital Kamerhe s’est empressé de souligner qu’il ne voudrait, après son départ, de laisser des frustrations. Il a également accepté d’accorder son pardon à tous ceux qui ont eu des propos durs à son égard : « A ceux croient m’avoir vexé, qu’ils aient tous l’assurance de mon sincère pardon ».
Mieux, Vital Kamerhe s’est adressé particulièrement au chef de l’Etat : « Au président de la République, chef de l’Etat, je demande aussi pardon si jamais il s’est senti offusqué par mon comportement. Je lui renouvelle ici et de manière solennelle mon profond respect ».
Propos de profonde humilité. Attitude responsable d’un homme d’Etat.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Thambwe Mwamba qualifie de catastrophique l'évaluation des missions diplomatiques de la RDC
Le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba a ualifié de " catastrophique ", l'évaluation des missions diplomatiques de la RDC où on note la présence des diplomates " illettrés ", ne sachant même pas rédiger une correspondance diplomatique.
M. Alexis Thambwe Mwamba a fait ce constat vendredi passé, au Salon rouge du ministère des Affaires étrangères, à l'occasion de la double cérémonie officielle de clôture de la 5ème session ordinaire de formation et d'ouverture de la 6ème session ordinaire de formation des diplomates congolais, à l'Académie diplomatique de la République Démocratique du Congo (RDC), en présence de quelques ambassadeurs et chefs des mission diplomatiques accrédités en RDC.
Le chef de la diplomatie congolaise a exprimé ses inquiétudes pour l'avenir du ministère des Affaires étrangères et de la diplomatie congolaise dont la plupart des services et des diplomates ont atteint la limite d'âge et proche de la retraite.
Il a relevé qu'une trentaine des directeurs et chefs de services bénéficiaires de la formation à l'Académie diplomatique, ont une tranche d'âge qui varie entre 60 et 67 ans, déplorant l'absence des jeunes cadres au cours de la 5ème session de formation des futurs diplomates congolais.
Par ailleurs, le ministre Alexis Thambwe Mwamba a annoncé pour le dernier trimestre 2009, la nouvelle mise en place de l'ensemble de " nos missions diplomatiques à l'étranger ", tout en donnant l'avantage aux diplomates " qui viennent de suivre la formation au sein de notre Académie diplomatique congolaise " précisant qu'à ce jour, il n'a envoyé personne en postes diplomatiques.
Il a expliqué, en rassurant le personnel du ministère des Affaires étrangères, que la nouvelle mise en place des diplomates congolais vise à garantir l'avenir en confiant la gestion des " nos missions diplomatiques et consulaires aux jeunes dynamiques, capables de requinquer l'image de la diplomatie congolaise ". Cette mise en place interviendra quand on aura réglé les problèmes des arriérés et de rapatriement des diplomates par le gouvernement, a-t-il précisé.
Il a instruit le directeur de l'Académie diplomatique congolaise de tenir compte de l'ancienneté, de la tranche d'âge et du personnel qui évolue normalement au sein de l'administration centrale en raison de 15 moins âgés sur les 30 en vue d'assurer un long avenir dans la diplomatie de la RDC.
Le numéro un du ministère des Affaires étrangères a remercié la République d'Afrique du Sud, partenaire principal de l'Académie diplomatique et la Grande-Bretagne qui soutiennent l'Académie en matière de formation depuis sa création en 2006.
Trente lauréats obtiennent des brevets à l'Académie diplomatique congolaise
Une trentaine des lauréats formés à l'Académie diplomatique congolaise ont obtenu des mains du ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba et du vice-ministre des Affaires étrangères, Ignace Gata, vendredi au Salon rouge du ministère des brevets de recyclage diplomatique marquant la fin de la 5ème session ordinaire de formation, en présence des diplomates de la République d'Angola, de la Fédération de Russie, de la République d'Afrique du Sud et de la Grande-Bretagne notamment.
Dans son discours, le directeur de l'Académie diplomatique, Silvère Denis N'Sola N'koko a salué l'intérêt accru que le ministre Alexis Thambwe Mwamba attache à la réussite de l'Académie diplomatique qui, à coup sûr, lui fournira des diplomates d'un genre nouveau, appelés à l'épauler dans ses lourdes tâches de restructuration de l'outil diplomatique de la RDC.
Selon lui, l'Académie diplomatique a déjà formé 176 participants sans compter les 30 retenus pour la 6ème session de formation. Au cours de cette formation, 12 modules par session concernent notamment, la bonne gouvernance, la diplomatie
des relations et la sécurité internationale, le droit international, les organisations internationales, la connaissance du monde, la correspondance diplomatique, les questions liées à l'environnement, la politique internationale, les communications, les protocoles et l'étiquette.
Cette formation théorique d'une durée d'une année, est suivie d'un stage d'une année à l'administration centrale ou en postes diplomatiques et consulaires, a noté le directeur de cette Académie diplomatique congolaise, précisant qu'à la fin de cette formation, le ministère des Affaires étrangères positionne les meilleurs éléments dans les " services intérieurs et extérieurs ".
Il a, en outre, plaidé auprès du gouvernement par le truchement du ministre des Affaires étrangères, pour l'obtention au profit de cet institut de formation des diplomates congolais, des ressources conséquentes pour mener à bien ses activités dont il n'a pas manqué d'apprécier l'appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux.
L'Académie diplomatique congolaise qui totalise six (6) sessions de formation dont cinq (5) sessions ordinaires et une session spéciale, vient également de s'insérer dans le concert des Instituts diplomatiques africains et au sein de la conférence mondiale des Académies diplomatiques.
Source : Acp
Alan Doss proclame la fin de la guerre dans l’Est de la RDC
M. Alan Doss, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC et chef de la MONUC, a proclamé la fin de la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo, à l’issue de ses entretiens lundi à Kinshasa avec le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba.
« C’est fini, la guerre à l’Est de la RDC », a déclaré M. Doss, soulignant que malgré la résurgence de l’insécurité créée par des groupes armés qui s’attaquent aux populations civiles dans quelques localités du Nord-Kivu, la LRA (Armée de résistance du Seigneur) , l‘ADF/NALU et les FDLR doivent être démantelés par l’opération en cours menée conjointement par les FARDC et la MONUC.
Le patron de la MONUC, qui revient d’une mission à New-York auprès du Conseil de sécurité, a relevé, en réponse à une question, que l’envoi des 3.000 casques bleus supplémentaires à la MONUC a été accordé par le Conseil de sécurité pour accroître la capacité de la MONUC en termes d’hommes et d’appui en hélicoptères d’attaque. Il a, par ailleurs, beaucoup insisté sur les opérations de stabilisation de la situation sécuritaire dans la partie Orientale de la RDC, avec la participation de la MONUC qui n’a pas renoncé aux opérations de traque des groupes armés nationaux et étrangers, notamment dans le Haut-Uele.
S’agissant des opérations au Nord-Kivu, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC a rassuré le ministre congolais des Affaires étrangères de l’engagement de la MONUC à continuer ses efforts pour le déracinement total des groupes armés étrangers et locaux encore présents au Nord-Kivu, tout en faisant le maximum pour sécuriser les populations civiles.
Le chef de la MONUC a également informé le chef de la diplomatie congolaise de la préparation de la visite des membres permanents du Conseil de sécurité en RDC, dont la date n’a pas été précisée. Il a, enfin, saisi l’occasion pour faire le rapport au ministre des Affaires étrangères de sa récente visite de travail au Conseil de sécurité sur la situation politique et sécuritaire de la République Démocratique du Congo.
source : Acp
Kinshasa : Les écoles devraient accepter les élèves qui n’ont pas payé leurs derniers frais de scolarité
« Les chefs d’établissements doivent accepter les élèves dans leurs écoles sans exiger le paiement de ces frais », a déclaré le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel. Il répondait à l’appel à l’aide d’une mère
D’après Maker Mwangu, son ministère vient du reste de prendre une décision qui sera bientôt appliquée. Les problèmes de frais devront être directement traités entre parents et chefs d’établissements. L’objectif de cette mesure est d’éviter de perturber l’éducation des élèves avec des questions d’argent.
« Nous tenons à ce que demain tous les chefs d’établissements puissent recevoir les élèves sans demande de frais scolaires. Nous n’avons pas encore atteint la gratuité, l’école continue à demander les frais scolaires et il faut que ces frais soient payés directement par les parents. Nous allons refuser le paiement par l’entremise des enfants » a déclaré le ministre.
Source : okapi/kinshasa
Assemblée nationale : l’Udemo, la grande absente au bureau
Le constat est fait par plusieurs observateurs. L'Union des démocrates mobutistes, Udemo, n’a pas de représentant au bureau de l’Assemblée nationale. Malgré cette absence remarquée, le parti cher à Nzanga Mobutu affirme qu'il fait toujours partie de la coalition gouvernementale, après que plusieurs observateurs aient remarqué l'absence de ce parti aux côtés de ses alliés AMP-Palu, Le secrétaire général de l'Udemo a fait cette mise au point ce lundi au siège de ce parti dans la commune de la Gombe
Selon Me Omari Lea Sisi, l’Udemo respecte les engagements par rapport à l’accord signé lentre le président Joseph Kabila et le vice-premier ministre Nzanga Mobutu. « L’Udemo fait partie de la coalition gouvernementale qui dirige le gouvernement à ce jour », affirme Me Omari.
Il précise qu’il n’y a pas de refroidissement des relations entre l’Udemo et ses alliés de la coalition. Il y a, poursuit-il, un débat au sein de la majorité, ce qui est normal qu’il y ait des débats dans tout regroupement politique.
Concernant justement ce débat, Me Omari explique : « On a fait une marche, mais qu’à mi-chemin, on remarque qu’il y a quelque chose qui doit être réglé autour des questions d’actualité, il y a un débat qui s’est instauré entre l’Udemo et l’AMP. Mais à ce jour, ni l’Udemo, ni l’AMP, personne n’a dénoncé l’accord qui nous lit »
Source : okapi/kinshasa
Muamba s’incline, Boshab au travail !
Aujourd’hui à 14 heures, Evariste Boshab, Boris Mbuku, Georgine Madiko, Makonero Wildor, Sophie Kakudji Yumba, Dieudonné Bolenge Tenge et Robert Bopolo Mbongenza s’installent, au Palais du Peuple. Vital Kamerhe, le président sortant, sera là avec ses anciens collaborateurs, pour officier la messe, en présence des invités généralement conviés aux grandes cérémonies d’Etat. L’ambiance, a-t-on appris, sera à la fête, pour la majorité qui se déjà frotte les mains, pour avoir doté l’Assemblée Nationale d’un nouveau Bureau. Du côté de l’Opposition, Muamba, avec ses 75 voix, reconnaît sa défaite et s’incline. Même le vieux Idambituo Bakaato, l’homme-test de Kamerhe dans la bataille de succession au strapontin, n’a récolté que de la poussière : 54 voix. Kiakwama Kia Kiziki est resté, lui, sur des proportions insoupçonnées : 15 voix, pour un leader des chrétiens démocrates. Sur 484 votants, Evariste Boshab a, tout seul, raflé 329 voix. Maintenant, place donc au travail, après un mois et quatre jours d’âpre combat pour la démission et succession, au perchoir de la chambre basse du Parlement. La Prospérité avait vu juste lorsqu’elle affichait, le vendredi matin, peu avant le vote, les noms du ticket gagnant. Loin de toute prophétie, le Quotidien de l’avenue de la paix, à Mont Fleuri, tire cependant de cet événement, quelques jours après, une fière chandelle pour la justesse de ses analyses et l’exactitude de ses convictions. Le vote intervenu, tard la nuit, le même vendredi 17 avril, venait ainsi confirmer et officialiser les résultats déjà annoncés, non sans risques. Evariste Boshab arrivait en tête, vers 3 heures du matin de samedi dernier, avec 329 voix sur 484 votants. Tandis que Muamba François n’y avait recueilli que 75 voix contre 15, pour Kiakwama Kia Kiziki et 54 pour Idambituo Bakaato, l’homme-test de Kamerhe, dans cette rude bataille de succession. Aux autres postes, l’ordre et la discipline ont prévalu sur les autres considérations. Boris Mbuku, à la première vice-présidence, Georgine Madiko, la deuxième vice-présidence, Makonero Wildor, Rapporteur, Sophie Kakudji Yumba, Rapporteur Adjoint, Bolenge Tenge Dieudonné, Questeur et, enfin, Robert Bopolo Mbongenza, Questeur Adjoint, vont accompagner, dès aujourd’hui, à 14 heures, Evariste Boshab dans ses nouvelles et lourdes fonctions de Président de l’Assemblée Nationale. Vital Kamerhe, le président sortant, sera cet après-midi, au Palais du Peuple, pour passer le marteau à son successeur. C’est une tradition qui sera respectée, en présence des officiels. Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques, ministres, vice-ministres, Premier Ministre, Vice-premiers Ministres et Président de la République, pourquoi pas, seront également là. Sans oublier les autorités politico-administratives, les Administrateurs Délégués Généraux, les forces vives… L’heure sera donc à la fête. A l’AMP et au Palu, la joie est grande. Tout le monde est mobilisé afin de donner un cachet spécial à cette investiture qui met fin à un mois et quatre jours de combat frivole sur des questions procédurales. Pourtant, des arriérés législatifs et des matières s’entassent. Boshab doit se mettre au travail, pour un déclic sur la scène. Après tout, la chambre basse devrait jouer son rôle institutionnel. C’est le moment. A Boshab de s’y mettre. Il a toutes les mains libres désormais. Il sera jugé à la pièce, selon qu’il sera capable de gérer les contradictions. Déjà, il a dit qu’il n’était pas seulement le Président de la majorité mais, de tous les Députés, y compris de l’Opposition. D’où le sens à donner à sa promesse d’œuvrer pour la revalorisation du statut de Député.
Source : la Prosperité/kinshasa
Dans le cadre de la fiabilisation de la centrale d'Inga
La Snel vient d'acquérir une nouvelle turbine
Les difficultés de production de l'énergie électrique par la Snel, sont, comme on le sait, liées aux problèmes qui se posent aux différents groupes des centrales d'Inga I et Inga II construits ou plutôt installés depuis 1972-1974 soit un peu plus de 25 ans.
De l'avis même des experts, le barrage d'Inga devait déjà fermer par le simple fait que ses machines ont dépassé la durée de vie conventionnelle leur impartie. Si les deux centrales d'Inga fonctionnent encore ce jour c'est uniquement grâce à l'imagination fertile et au génie créateur des ingénieurs et techniciens de la Snel qui font tout pour que le barrage ne tombe en arrêt.
Le comité de gestion de la Société nationale d'électricité consciente de cette difficulté, a décidé de déployer des grands moyens comme pour se conformer à l'adage qui dit : " aux grands maux, des grands remèdes ".
Cette société en effet, a depuis quelques jours, acquis une roue turbine pesant 100 tonnes qui a coûté 4 millions d'euros financés par la Banque mondiale dans le cadre du financement de PMURR.
Cette roue turbine commandée de l'Europe est déjà arrivée au pays par le port de Boma et se trouve actuellement entreposé au siège de la Société Makaya Lezi. D'où elle partira avant d'atteindre le site d'Inga.
Selon l'ADG de la Snel, l'ingénieur Daniel Yengo Massampu qui s'est confié à la RTNC 2, ladite roue turbine pimpant neuve servira essentiellement à dépanner les machines de la centrale Inga 2B. Elle va en effet remplacer une des roues turbine avariées et détachée du circuit de production.
Pour la haute direction de la Snel, il ne s'agira plus de procéder à des réparations de routine si une roue turbine tombait en panne, on va plutôt le remplacer carrément par du matériel neuf. Ce qui occasionne moins de travail. Ensuite la nouvelle roue turbine acquise, à la différence de celles qui sont en place à Inga, est fabriquée sur base de l'acier inoxydable, capable de résister à la corrosion due au sable et aux eaux du fleuve généralement corrosive la teneur en acide qu'elles renferment. Elle a une durée de vie de plus de 30 (trente) ans.
Mais seulement, son acheminement vers Inga pose problème. A cause entre autres de l'état de route qui doit être bien remblayée pour éviter des mouvements au cours du parcours. Il y a ensuite des ponts compris entre Boma et Inga qui doivent être renforcés en armatures pour éviter l'effondrement des ouvrages qui pourrait entraîner et le véhicule transporteur et la roue turbine. Ce qui serait une grande perte pour le pays.
Source : le Potentiel/kinshasa