Carte_RDCLe Cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation a été présenté hier mercredi aux journalistes de la capitale, pour qu’ils en fassent une large diffusion.

Le ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire a organisé, hier mercredi 22 avril, une journée d’information sur le Cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation en RDC. Les professionnels des médias de la capitale, les experts et cadres du ministère de la Décentralisation ainsi que les partenaires impliqués dans ce processus, ont pris part à cette journée d’information. Une journée qui, selon le ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Antipas Mbusa Nyamwisi, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de « la tenue imminente de la campagne de sensibilisation à la décentralisation ».

Avant de rappeler que la décentralisation a été à travers la Constitution, adoptée comme « mode de gestion de la République démocratique du Congo ». Raison pour laquelle, sa mise en application s’avère indispensable. Car « elle permettra le développement de toutes les entités décentralisées et déconcentrées », a-t-il souligné.

Pour ce qui est du Cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation (CSMOD), le ministre Mbusa a fait savoir que son adoption par les gouverneurs des provinces et les autres acteurs impliqués dans cette démarche interviendra incessamment.

Le plan de présentation de ce document s’article en quatre parties, à savoir les progrès et les limites du processus de décentralisation, les principaux défis à relever, les objectifs à réaliser et les principaux axes.

Réalisations et défis à relever

S’agissant des progrès et des acquis, Antipas Mbusa Nyamwisi a évoqué, entre autres,  l’adoption d’une Constitution consensuelle, le rétablissement de la paix et l’amélioration progressive de la sécurité, la réussite du processus électoral, la mise en place des institutions de la République, la tenue du Forum national sur la décentralisation en octobre 2008, l’adoption de trois lois organiques sur le fonctionnement des provinces et des entités territoriales décentralisées (ETD)…

Quant aux limites, il a parlé de la faible appropriation du processus de décentralisation par les populations, les ministères centraux et les Assemblées provinciales. Sans oublier la lenteur observée dans le processus de transfert des compétences et des ressources et l’inachèvement de l’arsenal juridique et financier des provinces et des ETD.

Les défis à relever sont légion. Il s’agit de mettre en œuvre une stratégie de communication pour une appropriation sociale et politique de la décentralisation, accélérer le transfert des compétences et des ressources selon un calendrier bien précis, avec une évaluation annuelle des progrès, assurer les financements de la décentralisation…

En ce qui concerne les objectifs à réaliser, il faudra créer les meilleures conditions juridiques et financières pour les provinces et les ETD, organiser les élections locales, renforcer les capacités de tous les acteurs de la décentralisation, etc.

Parlant du choix stratégique, le ministre a évoqué l’appropriation effective du processus de décentralisation, le transfert effectif des compétences et des ressources, le développement des outils de planification et de gestion…

Parmi les prochaines étapes pour 2009, il a cité : la validation du CSMOD (les 27 et 28 avril 2009), l’élaboration du Plan d’actions du CSMOD, l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi financière, l’engagement d’un dialogue approfondi avec les PTF sur le Plan d’actions du CSMOD et sur le financement de la décentralisation.

Source : le Potentiel/Kinshasa