RDC_RSALes Etats-Unis et la République démocratique du Congo sont déterminés à renforcer leur coopération dans tous le domaines. Mais qu’aujourd’hui la paix et la sécurité figurent au premier plan des préoccupations de tous les pays, la visite du commandant en chef du Commandement militaire régional pour l’Afrique, Africom, le général William E. Ward, à Kinshasa revêt une importance capitale.

Le général William E. Ward, commandant en chef du Commandement militaire régional pour l’Afrique des Etats-Unis, Africom, séjourne à partir d’aujourd’hui à Kinshasa. Il aura incontestablement des entretiens avec les plus hautes autorités congolaises, tant politiques que militaires. Au centre des entretiens, de questions de sécurité, de paix en Afrique et dans le monde.

Il est important de rappeler que depuis son élection, le président Barack Obama accorde une priorité à la paix et à la sécurité à travers le monde. Son cabinet pratique la « politique de la main tendue » à l’endroit de tous les pays de « l’axe du mal », à savoir l’Iran , la Corée du Nord sans oublier les « groupes terroristes », notamment le Hamas et le Taliban.

La réunion de Douala

Washington tient de l’autre côté à la sécurité des pays africains pour qu’il n’y ait plus « de guerres idiotes ». De manière à ce que les pays africains bénéficient des revenus de leurs ressources naturelles. Cette mission a été confiée apparemment à l’Africom, le Commandement militaire régional pour l’Afrique.

Du 10 au 13 mars 2009, l’Africom a organisé à Douala, capitale économique du Cameroun, la deuxième conférence baptisée « Africa Endeavor ». Cette conférence soutenue par les Etats-Unis vise à préparer des armées africaines à travailler ensemble. « Africa Endeavor Planning » est un exercice annuel conçu par l’Africom afin d’asseoir « l’interopérabilité des dispositifs de commandement, contrôle, communications et des systèmes d’information militaires ». Au cours de cette rencontre militaire qui a regroupé 50 participants de 29 pays africains et 8 de l’Union européenne, il a été question de mettre sur pied une plate-forme d’Etats afin d’explorer les techniques et tactiques ; procédures multinationales et l’échange d’expériences entre les armées des Etats africains. Ce qui rejoint effectivement l’objectif assigné à l’Africom dans le cadre du programme ACOTA (African Contingency Opérations Training and Assistance programme) avec comme finalité de mettre sur pied une « Armée africaine », de former des « militaires de paix » pour intervenir dans des zones de conflits et mettre un terme à des guerres de longue durée en Afrique. Africom a donc reçu mission « de coordonner les relations militaires à militaires entre les Etats-Unis et les 53 pays africains membres de l’Union africaine ainsi que les organisations de défense et de sécurité africaines ». Ce qui explique sûrement la présence du général William E. Ward à Kinshasa, après cette réunion de Douala.

Une opportunité pour Kinshasa

Cette visite du Commandant de l’Africom constitue une belle opportunité pour Kinshasa. En effet, la République démocratique du Congo occupe une position géostratégique en Afrique et sa sécurité n’est pas seulement un problème interne, mais préoccupe la région de l’Afrique et le monde entier. Bien plus, la RDC figure parmi ces pays qui connaissent des « guerres de longue durée ». Selon des rumeurs persistantes, Washington aurait recouru à l’Africom pour sa première opération en Afrique avec la Guerre du Kivu à laquelle il fallait à tout prix mettre fin.

Si cette rumeur est fondée, le général William E. Ward mettra à profit sa présence à Kinshasa pour faire l’évaluation de cette opération et en tirer les conséquences qui s’imposent.

Les conséquences à tirer, Kinshasa se doit également de se les imposer au regard de tous les enjeux des guerres d’agression que la RDC a connues. De cette préoccupation de mettre sur pied une armée nationale moderne et dissuasive.

Il y a là une opportunité à ne pas rater. L’ambassadeur américain à Kinshasa avait déjà déclaré la disponibilité des Etats-Unis de renforcer la coopération militaire avec la RDC. Au cours de son dernier point de presse, il s’était saisi du problème et avait promis d’en échanger justement avec le général William E. Ward sur les besoins militaires de la RDC.

Force nous est de revenir sur les motivations de l’Africom : 1.- Guerre contre le terrorisme 2.- Lé géopolitique du pétrole afin de sécuriser les approvisionnements américains par le Golfe de Guinée. 3.- La compétition économique pour ne pas contrer le prépositionnement de Etats-Unis 4.- Formation des soldats de la paix en Afrique, mettre en place une Armée africaine. 5.- Fourniture aide militaire par l’intermédiaire du Programme IMET (International Military Education and training programme 6.- Aide médicale contre le Sida.

Source : le Potentiel/Kinshasa