william_africomLe commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) a l'intention "d'appuyer la sécurité et la stabilité à long terme", de la République démocratique du Congo, a déclaré vendredi son chef, le général William Ward, en visite à Kinshasa.

"La RDC est un pays important en Afrique, nous voulons l'aider à gagner davantage de stabilité, c'est aussi l'intérêt de la région tout entière", a affirmé le général après un entretien avec le président Joseph Kabila. "Mais nous n'avons pas de projet pour établir des forces en permanence sur le sol congolais", a-t-il précisé.

L'Africom a ainsi l'intention de développer à l'été 2010 un programme "d'assistance médicale militaire" pour l'armée congolaise (FARDC), baptisé Medflag.Parmi les projets figurent également la formation d'officiers et l'amélioration des communications au sein des FARDC.

Le général a rappelé que son pays était "le premier contributeur financier de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc)", la force de maintien de la paix la plus importante au monde.

S'agissant du quartier-général d'Africom, toujours basé à Stuttgart, en Allemagne, le général a précisé qu'il n'avait pas parlé à Kinshasa de l'éventualité d'établir le QG dans l'ex-Zaïre. Il a également démenti des informations selon lesquelles Africom n'a pas encore trouvé un pays africain d'accueil en raison des réticences des gouvernements approchés. "Je n'ai jamais cherché à établir notre QG ailleurs qu'en Allemagne", a-t-il affirmé. Avant la RDC, le général Ward s'était rendu au Kenya et au Rwanda.

L'opération conjointe lancée le 20 janvier par les armées rwandaise et congolaise contre les rébellions de l'est de la RDC a stabilisé en partie la région. Elle s'est notamment traduite par l'arrêt du soutien à la rébellion congolaise tutsie de la part du Rwanda, qui dépend beaucoup de l'aide américaine.

Les opposants à l'Africom, créé en 2007 par l'ex-président George W. Bush, voient dans ce projet la volonté de Washington de chercher à étendre sa domination militaire à l'Afrique, à y contrer l'influence économique grandissante de la Chine et à sécuriser son approvisionnement énergétique.

Source : Afp