andre_philippe_futaExclus du Panu au motif qu’ils ont violé la consigne de leur famille politique lors de l’élection pour le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, les députés concernés parlent de la violation des résolutions du Conseil national de leur parti.

En effet, en dépit d’une écrasante victoire qui lui a permis de rafler les sept postes du bureau de la chambre basse du Parlement, la famille politique au pou­voir qui détient la majorité à l’As­semblée nationale présente effec­tivement les signes de tensions qui permettent déjà à des observateurs d’envisager une éventuelle dislocation, du moins au niveau de la représentation nationale.

Ceci, suite à ce qui peut désormais être considéré comme un nouvel épi­sode d’une nouvelle crise qui ca­ractérise ces partis politiques de l’AMP où aux scénarios de révocation, suspension ou exclusion des députés nationaux, membres de ces partis qui, a-t-on appris, sont punis pour n’avoir pas obéi au mot d’ordre ayant consisté spécialement à ne jamais postuler à cette élection en dehors des seuls candidats qui ont été présentés au nom de la plate-forme.

Un cas de figure de cette situation vient de se passer au parti de l’alliance nationale (PANU) qui a comme leader numéro un André Philippe Futa, actuel ministre de l’Economie nationale et du commerce extérieur.

Ce parti, l’un de ceux qui composent l’AMP avait fait part la semaine passée d’une grave décision d’exclusion frappant   
trois de ses députés nationaux.

Il s’agit des honorables Jean-Marie Bulambo Kilosho, coordon­nateur et porte-parole du Panu; Charly Wenga Bulambo et Crispin Kalala Mpotoyi. Ces trois sont ac­cusés d’indiscipline pour avoir présenté leurs candidatures à l’élection du bureau de l’Assemblée nationale en plus des candidatures de l’AMP.

Leur réaction ne s’est pas fait attendre. La décision a été catégoriquement rejetée à la suite d’une réunion organisée au nom du présidium de ce parti politique à laquelle les trois députés avaient d’ailleurs pris part la semaine dernière.

Pour eux la déclaration, la déclaration d’exclusion prononcée à leur encontre par le député national Justin Kalumba, secrétaire général du PANU a été en violation des résolutions du Conseil national ( dexième organe du parti après le congrès) qui, ont-ils dit, reconnaît au présidium du parti toute autorité de décision.

Par conséquent, faisant remar­quer que l’acte posé par le secré­taire général est contraire aux prescrits du règlement intérieur du Panu, les députés incriminés ont décidé à leur tour d’exclure M.Iyeka, haut cadre du parti, et dit avoir également constaté l’auto-exclusion du secrétaire général, l’honorable Justin Kalumba.

Quant à M. Philippe Futa, lea­der du Panu instigateur de cette décision d’exclusion, les trois dé­putés ont fait remarquer qu’il n’a pas qualité de décider, ni d’enga­ger le parti à cause de l’incompa­tibilité le frappant suite à sa pré­sence au gouvernement ce, con­formément à la Constitution qui consacre cette incompatibilité.

Signalons par ailleurs que ces députés frappés par cette mesure d’exclusion du Panu sont parmi ceux qui sont les plus remarqués à l’Assemblée nationale suite à leurs prises de position parfois sévères vis-à-vis du gouvernement lors de leurs interventions à la tri­bune de l’hémicycle. C’est précisément le cas de l’honorable Crispin Kalala Mpotoyi et de l’ho­norable Bulambo; celui-ci, avant l’élection du nouveau bureau s’était même insurgé contre la mise sur pied du Groupe techni­que de travail (GTT) proposé et soutenu par l’AMP pour co-orga­niser l’élection avec l’ancien bu­reau présidé par Kamerhe.

Source : l'Observateur/Kinshasa