Muzito20 entreprises publiques sont transformées en sociétés commerciales. La Gécamines, la Snel, la Régideso, la Cohydro, l’Onatra, la Rva, la Sncc, la Sonas… sont du nombre. 20 entreprises publiques sont transformées en établissements publics. Parmi elles, l’Ogefrem, la RVF, l’ACP, la Rtnc, le FPI, l’INSS, l’OVD, l’Office des Routes, l’Occ, l’OPEC, l’INPP et la Fikin. Tandis que 5 entreprises publiques sont transformées en services publics : le CEEC, l’Ogedep, l’Ofida, la Renapi et l’Office National de développement de l’élevage. 6 entreprises sont, enfin, dissoutes ou liquidées. L’OBMA est dans ce dernier lot. Une phase transitoire est toutefois prévue, dans ce processus de réforme visant, à terme, la matérialisation du désengagement de l’Etat. En attendant, les travailleurs sont invités au calme. Rien n’a changé quant à leur statut, droits et avantages dus. Les administrateurs et directeurs en fonction restent en place jusqu\'à la constitution effective de ces nouvelles sociétés. Ainsi dit le Décret n°09/11 signé Muzito, le mardi 28 avril dernier, en fin de la soirée. Une cure d’amaigrissement est désormais en marche dans les entreprises publiques. Les unes sont transformées en sociétés commerciales. Les autres en établissements publics et services publics. Tandis que certaines d’entre elles devraient tout simplement être dissoutes ou liquidées. Bien que provisoire, cette classification est sujette à des changements, dans le futur. Certaines de ces entreprises sont appelées à engendrer d’autres, selon que les circonstances l’exigeront. C’est le cas de la Snel, Regideso, Cohydro, FPI et de l’Occ dont quelques Directions et services importants pourraient être érigés, plus tard, en entreprises à part entière. Le tout dépendra de mesures d’applications. Il y aura naturellement des étapes. A en croire Matthieu-Junior Weteto wa Djemba, ci-devant Porte-parole de Muzito, l’expertise multisectorielle des congolais sera sollicitée pour d’abord, la confection des statuts de ces nouvelles entreprises. Puis, pour l’évaluation stricte et rigoureuse avec une triple certification, la mise en place des programmes d’extension, l’élaboration des cahiers de charges, les appels d’offres internationaux et les projets de soumission. Autant dire qu’on en a fini avec des tours au rond-point, dans la gestion des entreprises publiques. Les quatre lois adoptées à l’Assemblée Nationale et au Sénat, et promulguée, il y a longtemps, par le Président de la République, M. Joseph Kabila Kabange, passent ainsi à leur phase décisive. Le gouvernement de la République, initiateur de ce gigantesque projet, croit en la possibilité d’ouvrir de nouvelles perspectives à ces ex-entreprises publiques. L’Etat s’y désengagera, pour laisser aux privés, tenanciers de gros porte-monnaie, d’insuffler une force novatrice à la configuration du capital. Dans l’entre-temps, ce sont les assemblées générales de ces entreprises commerciales nouvellement créées qui entrent en jeu. Elles sont organisées en un comité comprenant un délégué du ministère du Portefeuille, un délégué du cabinet du Président de la République, un délégué du cabinet du Premier Ministre, un délégué du ministère des Finances, un délégué du ministère du Budget ainsi qu’un délégué du secteur intéressé. Le Comité de Pilotage de la réforme des entreprises publiques, COPIREP, assistera aux réunions des assemblées générales de ces sociétés commerciales, à titre d’observateur.

Source : la Prosperité/Kinshasa