poubelleLa capitale de la RDC, hier baptisée Kinshasa la belle, s’est transformée depuis de lustre à un dépotoir indescriptible d’immondices. Sur les 24 communes que comptent la ville province de Kinshasa, on ne peut compter que sur le bout des doigts quelques coins constamment tenus en état de propreté. 98 % des avenues de la capitale sont envahies par des immondices à différentes échelles : des lingettes, des sachets et autres boites de conserve jonchent les rues en lieu et place des fleurs. En effet, la saleté a détruit tout notre environnement habituel. Les mauvaises odeurs sont senties partout. Les kinois ne vivent plus paisiblement. A longueur de journée, ils respirent l’air pollué. Les adultes comme les enfants, n’échappent pas dans cette insalubrité permanente, aux attaques des microbes de toutes sortes. L’eau de la Regideso est parfois entamée par les microbes des saletés qui entrent aux endroits où les tuyaux sont troués. Avant Poubelkin égal après Poubelkin ? C’est la question à laquelle les kinoises et kinois doivent répondre. Le Gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango, a placé les poubelles pour que ses administrés puissent lui emboîter les pas dans la lutte contre insalubrité. Si cet appel est attendu, les quartiers devraient présenter le début de la propreté. A Masina-sans -fil, par exemple, les quartiers ont suivi à cent pour cent l’idée de Kimbuta et se sont organisés pour chasser les ordures. Un service de ramassage des poubelles passe les avenues pour s’en occuper. Pour deux fois par semaine, ce service récolte les fonds dans chaque parcelle à la fin du mois. Comme ils n’ont pas un endroit pour déverser les déchets, ils profitent les érosions pour les jeter. En attendant, les ramasseurs lancent un cri d’alarme au gouverneur Kimbuta pour qu’il réhabilite le service d’hygiène afin d’asseoir la culture de la propreté que notre peuple semble oublié. Quant à Poubelkin, elle n’a qu’à revoir à la hausse le nombre des agents à la collecte des déchets

Source : la Prosperité/Kinshasa