30 avril 2009
Bunagana : trois officiers militaires arrêtés dont un jeune frère de Laurent Nkunda
Trois officiers militaires, dont un jeune frère de Laurent Nkunda, sont aux arrêts depuis mercredi à Bunagana, dans la province du Nord-Kivu. Selon le colonel Yav, chargé des opérations dans le grand Nord, ces officiers détenaient illégalement une importante cache d’armes dans cette cité frontalière avec l’Ouganda
C’est au cours d’une opération effectuée dans la nuit de mardi à mercredi que les FARDC ont mis la main sur ces officiers. Selon la source, les troupes loyalistes étaient sur les traces d’un groupe des ex officiers du CNDP et leurs hommes. Une dizaine de personnes de ce groupe étaient ciblées. Mais seulement trois sont tombées dans les filets des FARDC, dont un certain major Seko, qui serait un jeune frère de l’ex chef rebelle du CNDP, Laurent Nkunda, d’après le colonel Yav. L’opération a permis aux FARDC de récupérer aussi armes et munitions détenues par le groupe. Il s’agit, notamment, de 15 pistolets, de lances roquettes, de PKM et de AK 47 dont le nombre n’a pas été révélé. Des matériels de communication ont également été saisis, notamment 15 radios de marque Motorola. Selon la même source, d’autres personnes visées ont réussi à fuir vers l’Ouganda voisin. Les trois officiers arrêtés sont présentement gardés dans les cachots de la coordination des opérations militaires à Goma.
Précisions sur l'accident du 737 d’Air Bako au Congo
De nouvelles informations ont émergées concernant l’accident en République Démocratique du Congo le 29 avril. L’appareil impliqué, un Boeing 737-200, appartenait à Air Bako et transportait sept personnes. Il n’y a aucun rescapé.
Le B737 représentait l’intégralité de la flotte d’Air Bako, la compagnie fondée par l’homme d’affaire nigérian El Hadj Baba Bako et enregistrée en République Centrafricaine. Il était immatriculé TL-ADM.
L’appareil venait de Bangui, s’était posé à Brazzaville le 24 avril pour une escale technique et venait de décoller vers Harare, au Zimbabwe, lorsqu’il s’est écrasé près du village de Massamba, dans la province de Bandundu en RDC, à plus de 200 km au sud-est de Kinshasa. On ignore encore les causes de l’accident. L’appareil se rendait au Zimbabwe pour maintenance.
Sept personnes se trouvaient à bord, deux Congolais, deux Camerounais, un Italien, un Centrafricain et un Zimbabwéen.
Crash de Kenge, 7 morts: deux Camerounais, deux Brazzavillois, un Centrafricain, un Zimbabwéen et un Français
Le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC) transportait au total 7 personnes, toutes membres de l'équipage et qui sont décédées dans l'accident, a affirmé jeudi à l'AFP à Bangui le ministre centrafricain des Transports
"Cet accident a fait sept morts: le pilote, le co-pilote et cinq autres membres de l'équipage", a déclaré le ministre Parfait Anicet Mbay dans la capitale centrafricaine d'où l'avion avait décollé mercredi à destination de Harare au Zimbabwe. A bord de l'appareil appartenant à la compagnie privée centrafricaine Bako, se trouvaient "deux Camerounais, deux Congolais (du Congo-Brazzaville), un Centrafricain, un Zimbabwéen et un Français", a-t-il ajouté, précisant que l'origine de l'accident n'était pas immédiatement déterminée.
Plus tard, le ministre des Transports du Congo-Brazzaville, Emile Ouosso,
avait de son côté affirmé à l'AFP que l'appareil, immatriculé en Centrafrique
et appartenant à un particulier centrafricain, n'avait pas volé depuis un ans.
Selon son homologue centrafricain jeudi, l'avion "a d'abord passé deux ans
à Douala (sud du Cameroun) avant d'être transféré à Bangui".
Le Boeing avait quitté Bangui pour être réparé à Harare, la Centrafrique
n'ayant "pas de compétence technique pour le dépannage de ce genre d'avion.
(...) Les procédures établies ont été observées avant que cet avion ne soit
autorisé à aller faire son bilan", a encore dit le ministre Mbay.
Source : Afp
Les kinois continuent à cohabiter avec les immondices !
La capitale de la RDC, hier baptisée Kinshasa la belle, s’est transformée depuis de lustre à un dépotoir indescriptible d’immondices. Sur les 24 communes que comptent la ville province de Kinshasa, on ne peut compter que sur le bout des doigts quelques coins constamment tenus en état de propreté. 98 % des avenues de la capitale sont envahies par des immondices à différentes échelles : des lingettes, des sachets et autres boites de conserve jonchent les rues en lieu et place des fleurs. En effet, la saleté a détruit tout notre environnement habituel. Les mauvaises odeurs sont senties partout. Les kinois ne vivent plus paisiblement. A longueur de journée, ils respirent l’air pollué. Les adultes comme les enfants, n’échappent pas dans cette insalubrité permanente, aux attaques des microbes de toutes sortes. L’eau de la Regideso est parfois entamée par les microbes des saletés qui entrent aux endroits où les tuyaux sont troués. Avant Poubelkin égal après Poubelkin ? C’est la question à laquelle les kinoises et kinois doivent répondre. Le Gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango, a placé les poubelles pour que ses administrés puissent lui emboîter les pas dans la lutte contre insalubrité. Si cet appel est attendu, les quartiers devraient présenter le début de la propreté. A Masina-sans -fil, par exemple, les quartiers ont suivi à cent pour cent l’idée de Kimbuta et se sont organisés pour chasser les ordures. Un service de ramassage des poubelles passe les avenues pour s’en occuper. Pour deux fois par semaine, ce service récolte les fonds dans chaque parcelle à la fin du mois. Comme ils n’ont pas un endroit pour déverser les déchets, ils profitent les érosions pour les jeter. En attendant, les ramasseurs lancent un cri d’alarme au gouverneur Kimbuta pour qu’il réhabilite le service d’hygiène afin d’asseoir la culture de la propreté que notre peuple semble oublié. Quant à Poubelkin, elle n’a qu’à revoir à la hausse le nombre des agents à la collecte des déchets
Source : la Prosperité/Kinshasa
Muzito attaque la réforme !
20 entreprises publiques sont transformées en sociétés commerciales. La Gécamines, la Snel, la Régideso, la Cohydro, l’Onatra, la Rva, la Sncc, la Sonas… sont du nombre. 20 entreprises publiques sont transformées en établissements publics. Parmi elles, l’Ogefrem, la RVF, l’ACP, la Rtnc, le FPI, l’INSS, l’OVD, l’Office des Routes, l’Occ, l’OPEC, l’INPP et la Fikin. Tandis que 5 entreprises publiques sont transformées en services publics : le CEEC, l’Ogedep, l’Ofida, la Renapi et l’Office National de développement de l’élevage. 6 entreprises sont, enfin, dissoutes ou liquidées. L’OBMA est dans ce dernier lot. Une phase transitoire est toutefois prévue, dans ce processus de réforme visant, à terme, la matérialisation du désengagement de l’Etat. En attendant, les travailleurs sont invités au calme. Rien n’a changé quant à leur statut, droits et avantages dus. Les administrateurs et directeurs en fonction restent en place jusqu\'à la constitution effective de ces nouvelles sociétés. Ainsi dit le Décret n°09/11 signé Muzito, le mardi 28 avril dernier, en fin de la soirée. Une cure d’amaigrissement est désormais en marche dans les entreprises publiques. Les unes sont transformées en sociétés commerciales. Les autres en établissements publics et services publics. Tandis que certaines d’entre elles devraient tout simplement être dissoutes ou liquidées. Bien que provisoire, cette classification est sujette à des changements, dans le futur. Certaines de ces entreprises sont appelées à engendrer d’autres, selon que les circonstances l’exigeront. C’est le cas de la Snel, Regideso, Cohydro, FPI et de l’Occ dont quelques Directions et services importants pourraient être érigés, plus tard, en entreprises à part entière. Le tout dépendra de mesures d’applications. Il y aura naturellement des étapes. A en croire Matthieu-Junior Weteto wa Djemba, ci-devant Porte-parole de Muzito, l’expertise multisectorielle des congolais sera sollicitée pour d’abord, la confection des statuts de ces nouvelles entreprises. Puis, pour l’évaluation stricte et rigoureuse avec une triple certification, la mise en place des programmes d’extension, l’élaboration des cahiers de charges, les appels d’offres internationaux et les projets de soumission. Autant dire qu’on en a fini avec des tours au rond-point, dans la gestion des entreprises publiques. Les quatre lois adoptées à l’Assemblée Nationale et au Sénat, et promulguée, il y a longtemps, par le Président de la République, M. Joseph Kabila Kabange, passent ainsi à leur phase décisive. Le gouvernement de la République, initiateur de ce gigantesque projet, croit en la possibilité d’ouvrir de nouvelles perspectives à ces ex-entreprises publiques. L’Etat s’y désengagera, pour laisser aux privés, tenanciers de gros porte-monnaie, d’insuffler une force novatrice à la configuration du capital. Dans l’entre-temps, ce sont les assemblées générales de ces entreprises commerciales nouvellement créées qui entrent en jeu. Elles sont organisées en un comité comprenant un délégué du ministère du Portefeuille, un délégué du cabinet du Président de la République, un délégué du cabinet du Premier Ministre, un délégué du ministère des Finances, un délégué du ministère du Budget ainsi qu’un délégué du secteur intéressé. Le Comité de Pilotage de la réforme des entreprises publiques, COPIREP, assistera aux réunions des assemblées générales de ces sociétés commerciales, à titre d’observateur.
Source : la Prosperité/Kinshasa
D. Strauss-Kahn à Kinshasa pour sceller le nouvel accord FMI-RDC

Après avoir bouclé, à Washington D.C. (Etats-Unis), le volet technique du programme triennal, c’est à Kinshasa que le FMI vient sceller le volet politique du nouvel accord qui devra le lier à la RDC. Son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, est annoncé en mai prochain à Kinshasa pour des négociations directes avec la haute sphère politique congolaise.
Rien sur papier ne peut bloquer aujourd’hui la signature d’un nouvel accord formel entre le Fonds monétaire international (FMI) et la République démocratique du Congo.
Techniquement donc, aucun élément ne fait ombrage à la mise en œuvre, sous la supervision du FMI, d’un programme triennal pour la période 2009-11. Mais, entre le bouclage hier mercredi à Washington des négociations entre la RDC et le FMI, il y a des points à clarifier pour garantir une exécution en douceur du nouveau Programme économique du gouvernement que le FMI entend soutenir au titre de Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
En effet, le FMI continue à se cabrer sur les contrats chinois, exigeant plus de garantie du gouvernement sur son impact - négligeable sinon nul - dans le cycle de la soutenabilité de la dette enclenchée au travers de l’initiative PPTE. Des experts congolais travaillent depuis quelque temps sur une étude de faisabilité à soumettre à l’approbation du FMI.
Le plus évident est que la troïka politique du gouvernement dépêchée à Washington a bien accompli son travail. Car en dehors des assemblées des institutions de Bretton Woods, le chef de la délégation congolaise et ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu, a multiplié - sur la 19th Street au cœur même de la capitale fédérale américaine – des réunions pour dégager un compromis sur les « questions communes » pouvant impliquer les deux institutions de Bretton Woods dans le nouveau programme en négociation.
Le sceau politique
Rien n’en présage désormais le recalage au prochain Conseil d’administration du FMI, prévu en juin prochain. La RDC a désormais – sur le principe – son nouvel accord avec le FMI. Mais, en attendant que le FMI donne son dernier quitus, la RDC doit rassurer. Ce qui justifie le déplacement en mai prochain à Kinshasa de son directeur général, le Français Dominique Strauss-Kahn.
Même si la date reste à préciser, le n°1 du FMI fait le déplacement de Kinshasa pour prendre langue directement avec les autorités politiques au premier rang desquelles se trouve être le président de la République. C’est une façon pour le FMI de se rassurer des assurances lui fournies par la délégation présente à Washington, notamment sur l’intégration dans le PEG II des implications des contrats chinois.
C’est dire que la conclusion d’un PEG se négocie plus que jamais sur un terrain politique, techniquement la RDC ayant rempli toutes les conditions pour prétendre à un nouvel accord avec le FMI. Du cadrage macro-économique sur la période 2009-2011 au plan de trésorerie du secteur public jusqu’à la déduction de la programmation monétaire et des indicateurs quantitatifs et autres repères structurels du programme, la délégation congolaise a convaincu. Coup de chapeau à l’équipe. La mesure du défi valait la peine d’une mobilisation tous azimuts.
Comme César…
Pari gagné pour la délégation congolaise qui a fait le déplacement de Washington. C’est en homme heureux et fier d’avoir accompli sa mission que le ministre des Finances et chef de la délégation, Athanase Matenda Kyelu, est apparue hier mercredi 29 avril à Washington au sortir d’intenses négociations avec le FMI.
72 heures, c’est le temps mis en œuvre par la délégation congolaise – juste après les assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale - pour convaincre les services du FMI. Comme César, Athanase Matenda Kyelu peut dire : « Veni, vidi, vici » (Je suis venu, j’ai vu, j’ai gagné). Le cadrage macro-économique pour la période de mise en œuvre du programme (2009-2011) et le plan de trésorerie du secteur public pour l’année 2009 ont été les déclencheurs de ce qui devait mener à un nouvel accord avec le FMI. L’homme d’Etat congolais a joué à un véritable exercice d’équilibre pour concilier les avis parfois divergents de deux parties.
En fin de parcours, Kinshasa a pu faire valoir son point de vue. Le FMI a adhéré à la cause de la RDC, pays post-conflit qui a besoin de l’appui diversifié de ses partenaires pour entamer avec sérénité son ambitieux programme de reconstruction conçu autour de « cinq chantiers » de la République. Tout sera mis en œuvre – avec le FMI dans la course – pour couvrir le gap du plan de trésorerie du secteur public pour le reste de l’année 2009. A la crise financière internationale qui frappe durement la RDC, le FMI n’a pas trouvé mieux que de mettre de l’eau dans son vin, dira-t-on.
La fin justifiant les moyens
Au départ de Kinshasa, rien n’a été laissé au hasard - jusque dans les moindres détails. L’essentiel était de convaincre, en ne laissant aucune brèche aux services du FMI par où leurs avis – contraires - ne pourraient passer ou repasser.
Kinshasa a enfin son nouveau programme avec le FMI. Les grands principes de l’accord viennent d’être levés à Washington, à savoir le cadrage macro-économique, le plan de trésorerie du secteur public pour l’année 2009, d’où a été tiré la programmation monétaire servant à la définition des indicateurs, critères quantitatifs et repères structurels du programme. Reste maintenant pour le gouvernement d’apprêter, avant le prochain Conseil d’administration du FMI, annoncé en juin 2009, le mémorandum des politiques économiques, financières et monétaires ainsi que la lettre d’intention du chef de l’Etat à adresser au directeur général du FMI.
A ces deux documents de la RDC sera jointe la note technique des services du FMI, préparée par Brian Ames, responsable du dossier RDC au département Afrique du FMI. Ainsi sera constitué le dossier RDC à soumettre à l’approbation des administrateurs du FMI.
Mais, c’est dire que la route pour y parvenir a été longue et parfois contraignante pour le gouvernement. Le dernier accord formel entre la RDC et le FMI – PEG I, lancé en avril 2002 - s’est arrêté de manière tragique en mars 2006.
Kinshasa a donc dû consentir d’énormes sacrifices pour renouer formellement avec le FMI, le chef de l’Etat et le Premier ministre, veillant à ce que rien ne soit oublié.
Le « pré-accord » en main, la délégation congolaise rentre à Kinshasa avec un message de réconfort à toute une Nation. Le peuple congolais va enfin palper les fruits de ses durs sacrifices, ceux consentis depuis la reprise de la coopération structurelle avec les institutions de Bretton Woods en 2002.
Le point d’achèvement de l’initiative PPTE est là, bien à la portée de la RDC. Le plus important aujourd’hui est de tenir aux engagements pris à Washington pour ne pas s’écarter de l’objectif.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Attribution des marchés publics
Qui a induit la haute direction de l'Ofida en erreur ?
Il existe une loi portant organisation de la passation des marchés publics ouverts à toutes les personnes, physiques ou morales, sans restriction aucune. Toute attribution de marchés publics est conditionnée à l'observance de cette loi. En ce qui concerne l'attribution de la gestion de l'entrepôt public du ressort Kin-Aéro, l'Office des douanes et accises (Ofida) a lancé un avis d'appel d'offre le 30 janvier. Il se fait que cet avis d'offre était expressément restreint à quatre sociétés, à savoir : Globe Transit SPRL, Tresco SPRL, la Société de Grand Lac et New City Quard and Services. (Si contre toute la documentation au sujet de ce dossier).
De ces quatre sociétés soumissionnaires, deux avaient la particularité d'avoir été gestionnaires de cet entrepôt avant cet avis d'offre : Globe Transit SPRL, qui a eu à le gérer depuis 2005 et dont le contrat a été jusque là renouvelé par tacite reconduction, et Tresco SPRL, qui l'a géré avant Globe Transit, à en croire les informations en notre possession.
L'Ofida, qui a respecté la procédure légale à l'initiation du marché, a passé outre les normes lors de l'attribution du marché en jetant son dévolu sur Pacific Trading, une société qui n'était pas parmi les sociétés soumissionnaires. Pour quelle raison ? Se demandent les sociétés flouées. Seul l'Ofida connaît et peut expliquer la raison d'un tel agissement, qui a violé les dispositions légales en matière d'attribution des marchés publics. Les observateurs bien avisés estiment que la haute direction de l'Ofida a été induite en erreur.
Depuis, l'affaire, qui risque de ternir l'image de l'Ofida et de jeter un sérieux discrédit sur ses autorités réputées pourtant honnêtes, crédibles et dignes de confiance, fait couler beaucoup d'encre et de salive dans les milieux de quatre sociétés flouées et d'autres entreprises se sentent ainsi écartées injustement pour des raisons inexpliquées.
Pour certains observateurs proches de l'Ofida, le numéro un de l'Ofida doit avoir été induit en erreur sans doute par ses collaborateurs directs. Faudra-t-il conclure que ceux-ci auraient dû céder aux avances alléchantes de la société qui avait curieusement arraché le marché de la manière indue ? Tout peu porter à le croire.
Selon la source, les entreprises ayant soumissionné ne veulent pas se laisser flouer de cette manière. Aussi quelques-unes seraient même prêtes à porter cette plainte devant les instances judiciaires pour obtenir réparation du préjudice subi par le fait de ce choix arbitraire.
Question ? L'Ofida et ses dirigeants ont-ils intérêt de se voir traîner devant la justice pour une affaire qui aurait dû se terminer sans faire beaucoup de bruit ni de casse, d'autant que la procédure légale en vigueur en matière d'attribution des marchés publics ayant été bafouée, l'Ofida est d'avance perdante. Pourquoi ne privilégierait-il pas la voie de la raison pour éviter un procès inutile ?
Pour éviter toute cette tempête judiciaire, il vaut mieux à l'Ofida d'annuler l'attribution du marché faite en faveur de Pacific Trading et de restreindre son choix sur les quatre entreprises présélectionnées par lui-même de façon discrétionnaire.
Le comité de gestion de l'Ofida est si respectueux de la légalité qu'il n'hésitera pas un seul instant à revenir à la raison.
Source : l'Observateur/Kinshasa
Délimitation des espaces maritimes : des options fondamentales levées
Le projet de loi portant délimitation des espaces maritimes de la République démocratique du Congo a fait l’objet d’un débat nourri, hier mercredi 29 avril en la salle des Congrès du Palais du peuple.
Ce projet de loi a été présenté par le ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu. A l’issue de sa présentation, un débat général a été ouvert en vue de lever les options fondamentales.
Faisant l’économie du texte, Célestin Mbuyu a brossé la problématique ayant conduit à l’élaboration de ce projet de loi. Il a déclaré devant les députés nationaux que la loi de 1974 n’avait pas prévu la délimitation des espaces maritimes, ni la zone contiguë, ni le plateau continental et moins encore la zone économique exclusive.
C’est grâce à la Convention de Montego bay de 1982 qu’il avait été demandé à chaque pays de définir ses frontières maritimes. Et ce projet de loi doit être examiné en urgence afin d’être présentée à la Commission des Nations unies chargée de la délimitation. A cet effet, le ministre de l’Intérieur a convié les élus du peuple à voter le plus tôt possible cette loi ; en tenant compte de la date du 13 mai 2009, délai butoir de dépôt de cette loi à la Commission des Nations unies.
Cette loi, déjà examinée au Sénat, a appelé débat au niveau de l’Assemblée nationale avant son envoi à la commission ad hoc pour examen approfondi.
A l’ouverture du débat, c’est le député Kalema Luzolo qui a donné le ton. Il a fait remarquer qu’il s’agit d’une loi de souveraineté importante. Aussi a-t-il exigé du gouvernement de présenter une carte géographique qui fournirait des détails et données chiffrées, tant le texte ne donne aucun détail à des profanes en la matière. Il a, par ailleurs, mentionner que la frontière qui pose problème se situe dans la partie Sud du territoire national. Pour être complet, a-t-il estimé, il faudrait adjoindre à l’équipe gouvernementale des experts du domaine des hydrocarbures, surtout qu’il s’agit des enjeux pétroliers.
Définir des circonstances particulières
De son côté, Aubin Minaku a recentré le débat sous l’angle juridique. Il a fait une lecture de ce projet de loi qui, pour lui, donne l’impression qu’il s’agit à 70 % d’une question juridique au plan international. Pour Aubin Minaku, tout Etat souverain a le droit de disposer des eaux, de sa zone économique exclusive appelées zones sous juridiction internationale. Vient ensuite la haute mer. Le plateau continental, c’est un prolongement de la terre ferme sous l’eau. Donc, le Congo a le droit de disposer de tous ces espaces maritimes, a-t-il insisté.
Mais ces mérites sont insuffisants au motif qu’on n’a pas tenu compte des eaux intérieures qui sont des eaux salées, a-t-il poursuivi. De cette façon, Aubin Minaku croit dur comme fer que dans le contexte actuel, le Congo ne peut pas prétendre aller déposer cette loi devant la Commission des Nations unies avec une vision minimaliste. C’est au cours de la plénière de ce matin que le ministre de l’Intérieur tentera de rencontrer les préoccupations des élus du peuple.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Portefeuille : la fin du monopole d’Etat
20 entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, 20 en établissements publics, 5 en services publics et 4 dissoutes ou liquidées. Telles sont les décisions, coulées sous forme décret du Premier ministre, marquant ainsi l’aboutissement des réformes dans le cadre des sociétés de l’ Etat.
Pendant combien de temps les sociétés de l’Etat devraient-elles rester dans l’état de «canard boiteux» ? L’attente aura été longue. Les décrets d’exécution de quatre lois promulguées par le président de la République le 07 juillet, viennent finalement d’être signés par le Premier ministre, Adolphe Muzito, et la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda. Ces décrets amorcent une étape de plus dans le processus de réforme des entreprises publiques engagé par le gouvernement. Vingt entreprises sont transformées en sociétés commerciales alors vingt autres évolueront désormais sous le statut d’établissements publics, cinq comme services publics. Quatre entreprises seront liquidées ou dissoutes.
Pour mener à bien cette opération, en offrant un maximum de garanties, l’Etat se réserve de garder le contrôle sur son patrimoine. 51% du capital reviendra à l’Etat. L’actionnariat privé ne pourrait prendre la majorité des actions. Le désengagement décidé par le gouvernement vise à rendre les entreprises du Portefeuille performantes. La fin du monopole ainsi décidée permettra d’ouvrir le marché à d’autres acteurs, capables d’offrir des services de qualité aux usagers.
Aussi, le gouvernement a-t-il décidé de transformer en sociétés commerciales «les entreprises publiques du secteur marchand» Il s’agit de celles qui sont appelées à affronter la concurrence dans toute sa rigueur. Elles sont destinées à survivre dans un environnement managérial adapté, sans une assistance directe de l’Etat propriétaire. Au-delà, elles ne bénéficieraient plus du monopole du marché comme par le passé. Etant entendu que la majorité des entreprises destinées à devenir sociétés commerciales offrent des services et/ou des produits, il devenait impérieux d’améliorer la qualité des prestations, afin de se conformer aux standards, voire améliorer la qualité de vie des usagers.
Dans le secteur extractif, à titre d’illustration, la nouvelle orientation libère les managers des contraintes politiques qu’exerce le gouvernement, loin de toute rigueur qu’exige le développement de leurs activités. L’introduction de l’actionnariat privé est un gage pour l’Etat de tirer des dividendes, comme tout actionnaire, à la fin de l’exercice.
Dotées d’un statut de société commerciale, c’est-à-dire appelée à réaliser des bénéfices, les résultats enregistrés seront désormais la référence principale des performances réalisées. La Gecamines, l’Okimo, la Regideso, la Snel, la Cohydro, la Sncc, l’Onatra, LAC, l’OCPT, la Sonas vont expérimenter ce nouvel environnement des affaires, loin des avantages qu’offre la situation de monopole.
Celles des entreprises étatiques «dont les activités sont, soit non lucratives et non concurrentielles, soit le prolongement de celles de l’Administration publique, soit bénéficiant d’une parafiscalité et qui poursuivent un intérêt général». Elles sont transformées en établissements publics. Cette catégorie d’entreprises joue un rôle éminemment social dans la société avec une incidence indirecte certaine sur le vécu des populations.
On y retrouve des entreprises comme la Régie des voies fluviales, la Radio Télévision nationale congolaise, l’Institut national de sécurité social, l’Office des routes ou encore l’Office des voiries et drainage, la Foire internationale de Kinshasa, l’Institut nationale d’études et recherches agronomiques, ... Dans la troisième catégorie, les entreprises publiques «irrécupérables» ont été purement et simplement dissoutes par un décret du Premier ministre. Des liquidateurs seront désignés pour ce faire, sous la supervision du ministre ayant le Portefeuille dans ses attributions. Le patrimoine de ces entreprises appartient désormais à l’Etat-propriétaire.
Le volet social
Sur ce point, le désengagement de l’Etat ne se fera pas sans dommages collatéraux, notamment le dégraissage du personnel. Appelées à évoluer conformément aux règles du marché, les entreprises publiques ne pourront plus se permettre de prendre en charge un personnel pléthorique et non qualifié, souvent engagé sur des bases clientélistes. Seulement, il n’est pas indiqué de mettre tout le monde dans un même sac. Des départs négociés ou organisés doivent être prévus afin d’accompagner dans la douceur la transformation ainsi entreprise.
«Le Fonds spécial du portefeuille», une structure mise en place pour l’accompagnement de la transformation, veillera au paiement intégral des droits du personnel victime de l’opération ainsi que les autres aspects sociaux connexes. Le F.S.P. proposera également à l’Etat la diversification de ses participations dans les sociétés existantes dans le but d’assurer un meilleur rendement. Devenues rentables, à la suite de la transformation, l’objectif est de créer de nouveaux emplois, grâce au développement des activités, créant d’autres sociétés commerciales, pensent les initiateurs.
Le Copirep qui a mené les opérations dès le lancement, est maintenu sous une nouvelle forme. «Le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques », à dater du 24 avril 2009, s’est mué en « Comité de pilotage des entreprises du portefeuille de l’Etat ». Il poursuit dans l’ensemble l’oeuvre de la structure qui l’a précédée, créée à l’instigation de la Banque mondiale.
Source : le Potentiel/Kinshasa
29 avril 2009
Cent délinquants dans les filets de la police à Matete
D’après l’autorité municipale de Matete, ces hors-la-loi s’attaquaient aux passants, le jour comme la nuit à l’aide d’armes blanches, en arrachant même leurs biens, argents et blessant d’autres.
La Police nationale congolaise (PNC) vient de mettre la main en l’espace d’un mois dans la commune de Matete, à Kinshasa, sur cent (100) délinquants transférés au Centre pénitencier de Makala. L’autorité municipale, Gaibene Thierry Bayllon, qui a livré cette information mardi à l’ACP a indiqué que ces hors-la-loi s’attaquaient aux passants, le jour comme la nuit à l’aide d’armes blanches, dépossédant certaines victimes de leurs biens et argents et blessant d’autres.
Ces délinquants étaient dénoncés par leurs victimes et parfois arrêtés par les patrouilleurs motives. Il a indiqué, avoir personnellement arrêté les délinquants dans ses patrouilles nocturnes entre minuit et quatre heures accompagné de ses gardes du corps. Ces délinquants étaient jugés en public par un officier de police judiciaire « OPJ» qui les a condamnés et transférés au CPRK, en attendant leur transfert définitif, a-t-il souligné. Depuis, une accalmie est observée à Matete, affirme M. Bayllon.
Source : Acp