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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

29 avril 2009

Transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales

drapeauLe Premier ministre Adolphe Muzito a signé un important décret portant transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales. Une vingtaine d'entreprises ont été repris et dans divers secteurs de l'économie nationale dont les mines, l'énergie, l'industrie, les transports, les télécommunications et le secteur financier. Dans le secteur minier on cite la Gécamines, Sodimco, les Mines d'or de Kilo-Moto et Kisenge Manganèse.

Dans celui de l'énergie, on cite le Cohydro et la Regideso. 2 entreprises du secteur industriel viennent allonger la liste à savoir : la Sidérurgie de Maluku et l'Afridex. Dans le secteur des transports : la SNCC, l'Onatra, les Lac, la RVM, les Chemins de fer des Uèles (CFU), la RVA. Dans le secteur de la télécommunication : l'OCPT et enfin dans le secteur financier : la Sonas, et la Cadeco.

Dans un autre registre, une vingtaine d'entreprises vont continuer à fonctionner à savoir l'Ozacaf, la RVF, l'Ogefrem, City-Train, l'ACP, la RTNC, le FPI, l'INSS auxquels s'ajoutent certains autres du secteur de construction à savoir l'Office des Routes, l'OVD, l'Office national du tourisme, l'OPEC, La Fikin, l'Inera, l'ICCN, l'IJZBK, les Musées nationaux et l'INPP.

Entreprises transformées en service public

L'ONDE, la CNEE, l'Ogedep, l'Ofida, la Renapi et enfin 6 autres entreprises sont dissoutes à savoir la Cacaoyère de…, la Palmeraie de Bosuma, la Caisse de stabilisation cotonnière, la sucrerie de Lotokila…

Source : l'Observateur/Kinshasa

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Réunion de printemps de la BM et du FMI

FMILa crise risque de causer une catastrophe humanitaire

La réunion de printemps des institutions de Bretton Woods a eu lieu les 25 et 26 avril à Washington (Etats-Unis). Les travaux ont été clôturés avec la tenue de la réunion du comité de développement de la Banque mondiale. Dans un contexte international dominé par la crise économique, les travaux de la réunion du comité de développement ont permis d'exprimer des inquiétudes sur la détérioration considérable de l'économie mondiale. Et cette évolution a eu un impact particulièrement grave dans les pays en développement où la crise financière et économique est en train de se muer en catastrophe humanitaire et en désastre au plan du développement.

Dans le communiqué rendu public, il est déploré le fait que les progrès réalisés au prix des efforts considérables dans la poursuite des objectifs de développement pour le millénaire sont présentement compromis. " La crise a déjà fait basculer dans une extrême pauvreté plus de 50 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants ", souligne ce document. Ainsi, un engagement ferme est pris par le comité du développement pour atténuer l'impact de la crise sur les pays en développement et faciliter la contribution de ces derniers à une reprise de l'économie mondiale.

Dans une conférence de presse co-animée à l'issue de cette réunion du comité du développement, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick et le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss Kahn ont tiré la sonnette d'alarme. Ils ont mis le monde en garde sur le risque d'une catastrophe humanitaire dans les pays en développement si rien n'est fait pour contrer les conséquences humanitaires de la crise mondiale. En ce qui concerne Robert Zoellick, il a déploré que la réalisation de OMD pour réduire la pauvreté de moitié à l'horizon 2015 soit compromise. Il s'agit des objectifs liés à la faim et à la malnutrition, la mortalité infantile et maternelle, l'éducation, la lutte contre le sida, la malaria et d'autres maladies.

La crise va durer

Par ailleurs, Robert Zoellick a exprimé une crainte à savoir que personne ne sait combien de temps va durer cette crise financière et économique internationale. A cette occasion, il a passé en revue les mesures financières déjà mises en place par la BM face à ce risque de crise humanitaire. Et d'expliquer que les pays membres l'ont instruit d'examiner la capacité financière de son institution, entre autres l'adéquation du capital et l'adéquation des ressources concessionnelles. Ainsi, lors des prochaines assemblées annuelles de la BM et du FMI prévues en octobre à Istanbul (Turquie), il devra présenter un rapport à ce sujet.

Quant à Dominique Strauss Kahn, il est d'avis que la crise financière et économique est particulièrement plus perceptible par ses conséquences humanitaires. Il a proposé que le FMI soit réorganisé et puisse avoir un nouveau visage pour plus d'efficacité. A propos des réformes de la gouvernance au FMI, il estime que le Fonds ne va pas seulement changer au niveau de l'éthique, mais aussi pour plus d'efficience.

A travers le communiqué du comité du développement, il ressort que " le Groupe de la Banque mondiale et le FMI ont fait preuve d'esprit de décision et mené une action complémentaire pour aider les pays en développement à faire face à la crise, favoriser l'adoption des mesures anticycliques et contribuer à combler un déficit de financement considérable, notamment en déployant des efforts pour relancer les flux de capitaux privés. ". Il est souligné que les institutions multilatérales ont besoin de ressources et de capacités pour pouvoir prévenir les crises ou y riposter de manière efficace. L'occasion est saisie ici pour se féliciter des engagements pris par les pays membres d'accroître de façon significative les ressources du FMI. " Nous devons maintenant donner une suite concrète aux engagements que nous avons pris, notamment ceux formulés par les participants au récent sommet de Londres, en prenant des mesures concertées et en dégageant des ressources supplémentaires".

Des efforts encouragés

De même, les efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale ont été salués. D'autant plus que tout en ripostant aux conséquences de la crise, la BM maintient son attention sur les problèmes de développement à long terme (le changement climatique, la poursuite des OMD,…). Ainsi, le triplement escompté des ressources de la BIRD pour l'exercice a été apprécié, sans oublier le programme de décaissement rapide des fonds engagés au titre de l'IDA-15. Le comité du développement a donné son appui aux initiatives lancées par le Groupe de la Banque mondiale. Ces initiatives visent à protéger les plus démunis, relancer le financement du commerce, assurer la poursuite du développement de l'infrastructure et créer des emplois et fournir un soutien financier. En ce qui concerne la protection des plus démunis, la BM a mis en place le mécanisme de financement en faveur des pays vulnérables. La société financière internationale a aussi créé le mécanisme de renforcement de la micro finance pour aider les emprunteurs aux pauvres. A travers les autres initiatives de la BM, la SFI est encore très impliquée.

Dans tous les cas, les travaux ont mis en exergue la nécessité de mobiliser les ressources supplémentaires auprès des sources publiques et privées. Les autorités nationales ont été exhortées à accroître leur appui au développement. Le Groupe de la BM est appelé à adapter ses politiques, ses instruments et ses stratégies en tirant les leçons de la crise. Enfin, la nécessité d'accroître la voix et la participation des pays en développement et émergents dans la structure de la BM a été reconnu. Et ce au regard de la crise et de la nécessité d'une riposte multilatérale.

Source : l'Observateur/Kinshasa

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Renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale

Assembl_e_nationaleSénateur Lunda-Bululu : «Le comportement de l’opposition traduit clairement l’absence d’un leadership... La majorité, elle aussi, en manque»

Des élections relatives à la constitution du bureau de l’Assemblée nationale, Vincent de Paul Lunda-Bululu tire plusieurs leçons. « D’abord, affirme-t-il, l’opposition ne s’est pas bien comportée à l’égard de ses candidats». Il estime que son comportement reflète un malaise et traduit clairement l’absence d’un leadership. « Du côté de la majorité, ça ne baigne pas non plus dans l’huile, constate-t-il par la suite. Dans tous les cas, comme l’opposition, la majorité manque, elle aussi, d’un leadership ». Grille de lecture du sénateur

Dans deux ans, ce sera la fin de l’actuelle mandature. Etes-vous satisfait du bilan à mi-parcours de la majorité au pouvoir au plan économique, social et sécuritaire ?

Les raisons pour ne pas être satisfait de l’action du gouvernement issu de la majorité sont nombreuses ; on ne peut les citer toutes. On notera d’abord, sur le plan économique, que le pays ne connaît pas de croissance économique, faute de productions dans maints secteurs de la vie nationale, laquelle peut conduire, d’une part, à créer la richesse en vue de permettre à la population de faire face aux problèmes existentiels les plus élémentaires et, d’autre part, à financer le développement intégral. Ainsi, face aux terres scandaleusement fertiles – 80 millions de terres arables – aucune politique agricole ne pointe à l’horizon. La conséquence est que chaque année des devises sont dépensées pour importer plus d’un million de tonnes de vivres. On peut en dire autant de l’industrie minière dont l’essentiel se limite à l’extraction minière. Dans un tel univers, la lutte contre le chômage ne rentre évidemment dans les préoccupations du gouvernement ; et la politique salariale fait penser à un mirage. Sur le plan social, on épinglera le secteur de l’enseignement et de la recherche scientifique. L’enseignement primaire, secondaire, professionnel, supérieur et universitaire est en perdition aussi bien en ce qui concerne la conception des programmes en adéquation avec la culture et les besoins du peuple congolais, ainsi que les exigences de l’évolution du monde, que l’exécution des programmes actuels et les infrastructures. Il s’ensuit une inadéquation entre le diplôme délivré et le contenu de celui-ci. Enfin, la déperdition scolaire au niveau primaire et secondaire ainsi que l’absence d’une scolarité significative dans les milieux ruraux ne peuvent présager d’un avenir reluisant pour la RDC de demain.

Quant à la recherche scientifique, l’un des moteurs les plus importants du développement, il vaut mieux ne pas en parler. Tous les cris de détresse lancés vers le gouvernement en faveur de ce secteur, sont restés sans écho. Pour ce qui est de la sécurité, on attend toujours la paix promise et l’établissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Les deux accords assassins avec les pays voisins ont donné lieu à un fiasco. On ne parlera pas de l’occupation des espaces de notre patrimoine territorial par des troupes étrangères et des bandes armées venues d’ailleurs. Peut-on dire que le pays est vraiment gouverné ?

Peut-on entrevoir de bonnes nouvelles pour le reste du parcours ? Y a-t-il des lueurs d’espoir en ce qui concerne la poursuite du processus de la démocratisation de la vie politique au regard de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale ?

Je ne perçois pas de lueur d’espoir. Notre pays se veut démocratique. Comment peut-on expliquer que les violations continues de la Constitution suscitent si peu de réaction auprès des électeurs et des acteurs politiques, particulièrement les parlementaires ? Les manifestations n’ayant pas pour objet de chanter le pouvoir sont interdites sinon réprimées alors que la règle en la matière est d’informer les autorités compétentes de la manifestation à organiser et non point de demander l’autorisation. Des députés réunis pour un échange de vues sont dispersés par la police sans les égards dus à leur rang. La mise en place de la territoriale répond, pour des raisons évidentes, à un partage entre les forces politiques qui composent la majorité présidentielle au détriment de l’efficacité alors que, selon la Constitution, «l’Administration publique est apolitique, neutre et impartiale. Nul ne peut la détourner à des fins personnelles ou partisanes» (art. 193). Les voix des députés de la majorité seraient, dit-on, achetées par le gouvernement avec l’argent du Compte général du Trésor. Serait-ce avec de telles pratiques que notre pays connaîtrait l’ « émergence d’une classe politique ayant pour guide dans son action politique l’intérêt général » ? D’autre part, au sein du pouvoir exécutif, les deux gouvernements mis en place depuis les élections sont très faibles, abandonnant toute initiative au président de la République. De la sorte, l’exercice du pouvoir à ce niveau fausse l’équilibre constitutionnel et ne peut aller dans le sens de la consolidation de la démocratie.

Répondant à une question du journal américain New York Times qui voulait savoir s’il avait les bonnes personnes pour l’aider, le chef de l’Etat congolais a déclaré en substance : « Mobutu a dirigé ce pays pendant 32 ans. Il a créé une classe politique et il a créé une mentalité et nous n’avons pas encore mis fin à cela. Les anciennes mauvaises méthodes sont toujours là : corruption, mauvaise gestion…Notre plus grande erreur, c’est que nous n’avons pas trouvé assez de temps pour transformer et former nos propres cadres. On n’a pas besoin d’un millier de personnes pour transformer un pays. On n’a besoin que de 3, 4, 10, 15 personnes avec des convictions, déterminées et résolues. Ai-je ces 15 personnes ? Probablement, 5, 6, 7 mais pas encore 15 ». Que vous inspire la réponse du chef de l’Etat ?

Je ne m’étendrai pas longuement sur le sujet. Je fais, cependant, remarquer d’abord que la réponse est peu aimable à l’égard du peuple congolais dès lors que le président de la République sait pertinemment bien que la RDC dispose encore de compétences de très haut niveau, fort appréciées même à l’extérieur, ainsi que de femmes et d’hommes d’une moralité éprouvée. Ensuite, un chef ne se plaint jamais d’avoir de collaborateurs qui ne lui conviennent. Dès qu’il déniche de collaborateurs incompétents et/ou sans moralité, il lui revient de s’en défaire ou non. Enfin, je suis d’avis que lorsque le magistrat suprême mettra les femmes et hommes qu’il faut à la place qu’il faut, j’ai la certitude qu’il n’émettra plus de telles critiques.

Etes-vous révolté, comme le président de la République, du fait que l’Occident continue à faire de la résistance quant à la mise en œuvre de l’accord signé entre la RDC et le Groupement d’entreprises chinoises, accord portant sur neuf milliards de dollars ? Joseph Kabila y est revenu dans son interview à New York Times.

Le principe d’un accord de coopération bilatérale avec un Etat, quel qu’il soit, ne peut être critiqué. Mais, il n’est pas évident que le flou artistique avec les conditions de remboursement et l’équilibre d’intérêts entre la RDC et ses partenaires, puisse convaincre bon nombre d’acteurs politiques et d’opérateurs économiques que les intérêts du peuple congolais sont préservés. On est arrivé à ce genre de contrats suicides parce que le célèbre programme de «Cinq chantiers» a été annoncé sans en avoir calculé le coût et trouvé les sources de financement.

Evoquant l’abondance des ressources qui contrastent avec l’extrême pauvreté de la population, le président Sarkozy a, dans son message adressé le 26 mars dernier aux parlementaires congolais, dénoncé le « gâchis ». Comment réagit un sénateur et par ailleurs ancien Premier ministre ?

Avant le président de la République française, bien d’analystes politiques et économistes congolais et étrangers ont dénoncé avec force ce « gâchis ». Tant que le peuple congolais ne fournira pas les efforts qui s’imposent pour transformer les innombrables et variées promesses de richesses gratuitement reçues de la divine providence en richesses réelles, il cultivera de la manière la plus efficace la pauvreté. Mais, il ne pourra s’engager dans cette entreprise qu’après avoir appris à se choisir des dirigeants aptes à non seulement créer la richesse, mais aussi à la répartir équitablement. J’ai, à maintes reprises, clamé : tant que le peuple congolais ne prendra pas son destin en mains, ne réalisera pas son développement qui lui incombe d’abord, avant de faire appel à la contribution des autres peuples à travers leurs gouvernements, et à travers les organisations internationales, il continuera à s’enfoncer dans la misère et à caresser un monde sans horizon.

Fallait-il que cela soit dit par le président français pour que la classe politique congolaise prenne conscience de ces lacunes dans la conduite des affaires de l’Etat et la bonne gestion des ressources du pays ?

Je pense, en me basant sur la méthode actuelle de gouverner, que le président de la République française a prêché dans le désert.

Pensez-vous que la crème politique congolaise soit capable d’être à l’ « écoute » et de « respecter » son adversaire politique comme l’a souligné le président Sarkozy le 26 mars ?

Puis-je vous suggérer de parler plutôt de la « classe politique », expression plus globalisante, que de la « crème politique », expression très restrictive, par ce temps qui court ? Seuls, en effet, les vrais démocrates, c’est-à-dire ceux qui comprennent le contenu réel, non galvaudé, du terme «démocratie» et ont intériorisé celle-ci, sont capables d’être à l’ «écoute de l’autre» et de «respecter» leur adversaire politique.

Que pensez-vous de dernières élections relatives à la constitution du bureau de l’Assemblée nationale ?

Plusieurs leçons sont à tirer. D’abord, l’opposition ne s’est pas bien comportée à l’égard de ses candidats. Certes, le secrétaire général du MLC a fait le plein de voix des députés de ce parti et de ses alliés, mais les autres candidats n’ont pas atteint chacun 75 voix. De la sorte, il est peu convaincant de parler d’un «Bloc des 75». Le score obtenu par le président du Groupe parlementaire des Chrétiens démocrates (GPCD) ne correspond pas au nombre de 28 députés qui constituent ce dernier. D’autre part, le total de voix atteint, soit 90, par les deux candidats de l’opposition au perchoir ne traduit pas le nombre de députés de ces forces politiques, lequel dépasse largement la centaine.

Le comportement de l’opposition reflète un malaise et traduit clairement l’absence d’un leadership.

Du côté de la majorité, ça ne baigne pas non plus dans l’huile. Si les informations selon lesquelles les voix des députés de la majorité présidentielle s’avéraient exactes, force serait de noter que ladite majorité n’existe pas en fait. En effet, un gouvernement ne peut prétendre disposer d’une majorité parlementaire et en même temps acheter les voix des élus censés soutenir son action et ses choix. On remarquera que le président du Groupe parlementaire des députés nationaux indépendants (GPI), pourtant proche de l’AMP, a stigmatisé ce genre de pratique dans sa lettre du 29 mars 2009, adressée aux membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

La question que l’on peut se poser s’il y a eu effectivement achat des voix est celle de savoir si le candidat de l’AMP aurait été élu sans le concours des billets verts. Dans tous les cas, comme l’opposition, la majorité manque, elle aussi, d’un leadership.

Dans quel Congo vous voyez-vous demain ? Un Congo locomotive pour atteler l’Afrique centrale ? Un Congo acteur de poids dans le concert des Nations ou un Congo qui se laisse tracter par les autres ? Quel rôle comptez-vous y jouer ?

Comme tout le monde le sait, le présent résulte du passé et le futur du présent. Le Congo de demain sera donc la résultante de l’action que mènent les gouvernants aujourd’hui. Si celle-ci ne connaît pas de changement dans sa conception et sa réalisation, si les parlementaires estiment qu’ils peuvent, sans remords, accompagner l’exécutif dans ses violations de la Constitution, si le peuple congolais est d’avis qu’il peut être réduit à vivre dans les conditions infra-humaines sans réagir conformément aux lois de la République, alors le Congo de demain sera toujours plus pauvre, toujours sans vision et donc sans destin.

Rien ne pourra, dès lors, étonner qu’au vu de ses immenses potentialités, il se contente d’être le dernier wagon, quelle que soit la direction de la locomotive, continue à occuper une place minable dans le concert des nations et à être la risée des autres peuples.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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Les FARDC s’engagent dans les opérations « Kimia II » et « Rudia II »

FARDC_TroupesSur décision du gouvernement, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) vont être engagées, de manière décisive, à détruire tous les sanctuaires des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à les traquer jusque dans leurs derniers retranchements.

Cela dans le cadre de l’opération «Kimia II» avec la mise en place du nouveau dispositif de pression militaire et du nouveau commandement déjà opérationnel pour les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, l’a indiqué au cours du point de presse qu’il a tenu hier mardi 28 avril 2009 dans la salle de réunions de l’état-major général des FARDC dans la commune de Ngaliema.

Le ministre de la Défense, qui a éclairé la lanterne de la presse nationale sur notamment la situation sécuritaire dans l’Est de la République, a fait savoir que cette opération Kimia II va démarrer dans dix jours, avec l’appui de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Cela se fera concomitamment avec l’opération «Rudia» dans le district de Haut-Uélé dans la Province Orientale pour liquider définitivement des poches où se terrent encore les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).

Ces opérations, a noté Mwando Nsimba, seront de grande envergure avec l’intensification des actions sur le terrain. Pour préserver les populations civiles de tout désagrément, a-t-il relevé, cela se fera dans le respect des droits de l’Homme, comme l’atteste le témoignage de la Monuc, selon lequel les FARDC se comportent très bien sur le terrain.

Pour Mwando Nsimba, la traque des FDLR a été une réussite dans la mesure où plusieurs d’entre ces rebelles rwandais ont été rapatriés et tués. Quelques éléments, a-t-il fait valoir, avant de souligner qu’il ne s’est pas agi des coups de point, mais ceux d’envergure.

Se désolidariser de forces négatives

Toutefois, «l’état-major général lance un appel en direction de tous les Congolais du Nord-Kivu et du Sud-Kivu de se désolidariser sans ambiguïté des FDLR, criminels avérés, qui après avoir tué chez eux au Rwanda, continuent à semer mort et désolation en RDC». Un message est également lancé aux FDLR, «qui peuvent encore entendre la voix de la raison, à se rendre soit à la Monuc, soit aux FARDC, soit encore à tout autre organisme humanitaire». Il n’a pas oublié de signaler que, pour le suivi et évaluation de ces opérations, le commandement suprême des FARDC, le chef de l’Etat, Joseph Kabila conduira, lui-même, la délégation.

Par ailleurs, le ministre de la Défense a soutenu qu’après la désarticulation de commandement de ces rebelles rwandais et la destruction de leur ligne de communication, leurs positions stratégiques ont été récupérées par les FARDC. Contrairement à ce qu’avancent les pêcheurs en eau trouble qui privilégient le sensationnel en laissant de côté les résultats positifs. C’est dire que les FDLR ne sont pas en train d’occuper leurs anciennes positions. Comme le fait remarquer le communiqué de presse de l’état-major général des FARDC, «faisant preuve de maîtrise et de détermination, les FARDC, ont réussi à investir et à contrôler deux quartiers généraux importants des FDLR, à savoir Kibua le 23 avril 2009 et Kilonge, fief de leur général Mudachumura, le 25 avril du même mois».

Quant à l’opération Rudia II, à l’instar de celle de Kimia II, il a fait remarquer qu’après le départ des troupes invitées (ougandaises et rwandaises), il y a eu un temps-tampon qui a permis à la RDC de réorganiser ses troupes sur le terrain. Concernant, la LRA, a-t-il dit, elle n’a plus la possibilité de réorganisation. Tous ses cantonnements ont été détruits et occupés, son commandement désarticulé et ses moyens de liaison récupérés par les FARDC. Comme le confirme l’état-major général, «les deux cents éléments encore irréductibles, dispersés et sans logistique, se livrent plutôt aux banditisme et terrorisme purs, essentiellement dans les secteurs de Doruma, bitima et Faradje». A ces bandits, se sont joints des Congolais qui se font passer pour des éléments de la LRA, a déploré Mwando Nsimba. Qui, comme l’état-major général des FARDC, «demande à la population de se désolidariser de la LRA et de tout fils du pays qui collabore avec ces terroristes».

Source : le Potentiel/Kinshasa

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RDC–FMI : le verdict du PEG II ce mercredi

FMIOn joue les prolongations à Washington. La décision sur un éventuel accord sur le prochain programme du gouvernement n’interviendra que ce mercredi. Une confirmation de plus que les discussions sont serrées entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international.

La décision du Fonds monétaire international attendue hier mardi n’est pas tombée. On joue encore les prolongations pour parvenir à un compromis de manière à savoir si le « Dossier RDC » est clos et qu’il sera présenté le 6 juin 2009 au Conseil d’administration du Fonds monétaire international en vue de la conclusion d’un nouvel accord PEG II. Et, éventuellement, s’attendre à l’accession de la République démocratique du Congo au point d’achèvement en vue de bénéficier du Programme des Pays Pauvres Très Endettés, PPTE.

Selon notre envoyé spécial à Washington, les négociations se sont poursuivies jusque tard dans la soirée. C’est aujourd’hui seulement que l’on connaîtra la décision du Fonds monétaire international. Mais comme il le relevait hier, tout se joue désormais autour du « Plan de trésorerie 2009 ».

L’on se rappellera qu’avant le départ de la délégation congolaise pour Washington, Le Potentiel avait fait état du désaccord qui subsistait entre le Gouvernement et la Banque centrale à propos des 40 milliards de Fc à allouer à la Banque centrale au titre de subvention d’équilibre. Le gouvernement s’y était opposé, reprochant à la Banque centrale de ne fournir aucun effort pour éponger son déficit chronique.

Toutefois, le gouvernement disposait des propositions basées sur des recettes attendues au niveau des « pas de porte et des redevances minières ». Il devrait par conséquent en parler avec le FMI. Mais pour autant qu’il s’gissait des «  recettes hypothétiques », rien n’était sûr que le FMI allait adhérer à cette proposition. Ce fut le grand point d’achoppement à Washington entre les deux parties.

Des sources concordantes, il nous revient que le FMI est disposé à faire des concessions. Elles devraient se traduire par une imposition : le « Plan de trésorerie». Si ce plan est accepté par la partie congolaise, il n y a plus de doute que l’accord sera signé. Par le  «Plan de Trésorerie», il faut entendre l’obligation faite au gouvernement congolais à ne s’en tenir qu’aux dépenses programmées par le ministère du Budget, codifiées par le ministère des Finances et qui doivent être exécutées par la Banque centrale. Plus question des dépenses imprévues qui sortiraient de ce cadre, considéré désormais comme la chaîne des dépenses. C’est-à-dire des dépenses non incorporées dans le plan de Trésorerie au stade actuel ne doivent pas être payées, le gouvernement étant appelé à effectuer des dépenses sur la base caisse.

Solution politique : un nouveau Blumenthal

Toujours dans les couloirs du FMI à Washington, l’on apprend que cette institution pourrait se montrer flexible. En effet, prenant en compte que la RDC sort d’une situation de guerre complexe, et au regard de la crise financière internationale qui a entraîné la chute vertigineuse des cours des matières premières, le FMI aurait opté pour « une solution politique».

Cette solution se traduirait par la nomination d’un nouveau «Directeur général» à la Banque centrale du Congo, comme ce fut le cas à l’époque de Mobutu avec Blumenthal. Il aura pour mission de veiller à la bonne exécution du «Plan de trésorerie» tel qu’il serait convenu à Washington, jusqu’au mois de décembre 2009. Mais il aura également un droit de regard sur la bonne affectation des 200 millions de dollars Us accordés par le FMI au gouvernement congolais pour l’équilibre de sa balance de paiement ainsi qu’à consolider ses réserves internationales. Question d’éviter des dérapages susceptibles d’empêcher la RDC d’accéder au point d’achèvement pour ne pas bénéficier de l’allègement de sa dette. Soit 9 milliards de dollars à annuler sur les 12 que représente la dette extérieure de l’Etat congolais.

Cette proposition est sérieusement examinée à Washington. Mais la question est celle de savoir si elle constitue la panacée ?

Pour de nombreux observateurs, seule une gestion rigoureuse des finances publiques par des Congolais  consciencieux et compétents demeure la solution. Au fait, ce n’est pas la première fois que le Fonds monétaire international recourt à ce genre de nomination. Mais Blumenthal qui a séjourné au Congo-Zaire n’y avait vu que du feu, tant les proches collaborateurs du Maréchal Mobutu lui avaient mis les bâtons dans les roues, sans comprendre ce qui se passait. Dépassé par la subtilité des «barons du régime», il avait fini par jeter l’éponge avant de plier bagage et s’en aller. Qui ne dit pas que ce énième Blumethal se trouvera en face de cette même réalité avant de rentrer à Washington gros Jean comme devant ?

En attendant la réponse à cette interrogation, le verdict à Washington tombe ce mercredi. On saura si oui ou non la République démocratique du Congo a réussi son examen de passage qui, somme toute, aura été laborieux.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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28 avril 2009

La RDC et le Rwanda conviés à tisser des relations commerciales pour le bien-être de leurs populations

drapeauRwandaLe vice ministre britannique  de la Coopération internationale, Ivan Lewis, a convié mardi la République Démocratique du Congo et le Rwanda  à normaliser leur coopération bilatérale en vue de tisser des relations commerciales susceptibles d’assurer le bien-être de leurs populations respectives 

M. Lewis, qui s’exprimait au terme de son séjour de travail de trois jours en RDC, a soutenu  que la vision actuelle de la Grande Bretagne est d’amener la RDC  et  le Rwanda à travailler ensemble pour  « transformer la tragédie de guerre qu’a connue la région des Grands Lacs depuis une vingtaine d’années en un miracle de développement économique du 21ème siècle ».

Selon lui, la paix, la stabilité, la sécurité et l’ordre sont des gages indispensables  à toute intervention de son pays pour soutenir cette vision de développement et d’intégration économique entre la RdCongo et le Rwanda.

M. Ivan Lewis a rappelé qu’en  décembre 2008, lors de sa visite à Goma, au Nord Kivu (RDC) et à Kigali, au Rwanda, il avait recommandé au Président Kagame de mettre fin à la guerre qui prévalait dans l’Est de la RDC. Du côté congolais,  il avait aussi invité les autorités à fournir des efforts  pour  améliorer  les relations du pays avec  ses voisins, afin de sauvegarder la dynamique de paix  observée actuellement dans la région des Grands Lacs.

Source : Acp

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Nationale numéro 1 : la réhabilitation de la route Kinsantu – Kimvula marque le pas

tracteur_chantierLes travaux avaient été lancés par le président de la République, Joseph Kabila, il y a deux ans. Mais depuis lors, l’axe routier Kisantu-Kimvula est toujours difficilement accessible. Ces travaux se seraient arrêtés il y a plus d’un mois, selon plusieurs sources, pour cause de détournement

Dans l’entre-temps, les habitants de Kimvula, à près de 200 kilomètres à l’est de Matadi, éprouvent toujours des difficultés d’évacuation des produits agricoles de même que les produits manufacturés leur sont de plus en plus rares. Information confirmée par le président de la société civile de la contrée qui indique qu’aucun véhicule n’est arrivé la semaine dernière à Kimvula.

« Nous sommes en train de subir les conséquences de l’enclavement de notre cité », a fait savoir de son côté un opérateur économique de la même cité, soulignant que dans l’état actuel de la route, « aucun commerçant ne peut accepter envoyer son véhicule parcourir les 235 kilomètres qui nous séparent de Kisantu », surtout en cette période où les pluies se succèdent.
« Nous étions contents le jour du lancement officiel des travaux il y a de cela deux ans. Hélas, après 50 kilomètres des travaux, tout s’est arrêté au village Kimpemba », a poursuivi cet opérateur économique sur un ton de regret. Toutes ces sources attribuent le blocage des travaux à des détournements. Allégation rejetée par le nouveau directeur provincial de l’Office de routes. Et pour sa part, le vice gouverneur du Bas congo, Deo Nkusu a rassuré : d’après lui, les travaux de réhabilitation de la route Kisantu Kimvula auraient repris depuis une semaine au niveau du village Lemfu.

Source : Okapi/Kinshasa

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AMP-PALU : François Muamba bientôt devant la justice !

francois_mwamba001L’heure était hier, à la coalition AMP-PALU, à l’évaluation, après la victoire éclatante de la série Boshab, à la tête de la chambre basse. La coalition qui a félicité ses Députés, pour la loyauté, exige plutôt de François Muamba, Député du Mlc de Bemba, des preuves de ses allégations de corruption. A défaut, dit une déclaration, la justice en sera saisie afin que la vérité éclate. En attendant, la coalition s’en remet au Comité des Sages de l’Assemblée Nationale, pour statuer sur ses propos considérés, à tort ou à raison, comme une calomnie. L’AMP et le Palu estiment que les rencontres avec Joseph Kabila, le Chef de la Majorité, sont normales. C’est comme Nicolas Sarkozy et l’UMP, en France, comparent-on. Evaluation du changement à la tête de l’Assemblée Nationale par l’Amp et le Palu A l’initiative de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) et du Parti Lumumbiste (PALU), le Bureau de l’Assemblée Nationale vient de changer de Président et des membres. L’Amp et le Palu se réjouissent de l’acte de haute portée politique posé par leurs Députés qui constituent la Majorité au sein de la chambre basse du parlement. L’Amp et le Palu leur adressent toutes leurs félicitations pour avoir éconduit la tricherie, et respecté les mots d’ordre des partis politiques sous les couleurs desquels ils ont sollicité et obtenu les suffrages. En somme, le changement intervenu au Bureau de l’Assemblée Nationale est consécutif à une tentative de dénaturation artificielle des équilibres politiques au sein de l’institution parlementaire. Une tentative flagrante qui aurait été, si elle avait été couronnée de succès, une distorsion frauduleuse de la volonté du souverain primaire. Le peuple congolais a, en 2006, envoyé au Parlement une majorité et une opposition avec, chacune, une fonction spécifique. Il appartient à chaque camp de faire ce que les électeurs attendent de lui, et la démocratie sera sauvée. Pour nous, à la coalition Amp- Palu ce qui vient de se passer à l’Assemblée Nationale est une démonstration que la famille politique de la Majorité constituée par le Président Joseph Kabila Kabange existe dans sa configuration de 2006. C’est ici le lieu de dénoncer ceux qui s’évertuent à inciter les parlementaires à violer leurs engagements vis-à-vis des électeurs notamment, avec la création de groupes sui generis, sans fondements politiques ou pragmatiques, et ne reposant que sur les intérêts particuliers de ceux qui les initient. Il s’agit, ni plus, ni moins, d’un déni des valeurs républicaines et démocratiques qu’il faut dénoncer et éradiquer. Le vote intervenu le week-end dernier au Palais du peuple a permis de faire le constat que l’AMP et son allié le Palu, demeurent majoritaires dans la chambre basse du Parlement, et que l’opposition est minoritaire, ce qui est dans l’ordre naturel des choses. Nous tenons à réaffirmer notre détermination comme Majorité, à reconnaître, respecter et protéger l’opposition et ses points de vue car l’opposition est une composante essentielle de toute démocratie. Force est malheureusement de constater à la suite de la crise qui a secoué pendant deux mois l’Assemblée nationale que l’opposition dans notre parlement semble préférer les facilités de la critique stérile, méprisante et sans perspectives à l’effort d’une critique constructive qui est utile pour une rectification, le cas échéant, de la trajectoire par la majorité au pouvoir. Des questions nous sont posées régulièrement sur l’Udemo, un allié de l’AMP et du PALU, qui s’est illustré pendant cette crise, par un déficit de solidarité avec la coalition. Nous dirons à cet égard que même si à l’instant on ne peut pas encore parler de dissolution de l’alliance AMP-PALU-UDEMO, on n’en est pas loin. Une évaluation des accords qui ont créé la coalition aura lieu dans les tous prochains jours et les conclusions en seront rendues publiques. Autre problème, les allégations du Député François Mwamba du MLC faisant état de corruption de Députés de la Majorité grâce à des fonds publics. A ce sujet, nous conseillons d’abord à l’auteur de ces accusations de savoir perdre avec fair-play. Tel n’est pas son cas car ses allégations de corruption des Députés de la Majorité paraissent n’avoir pour finalité que de salir sans preuves les membres de la Majorité. L’AMP et le PALU dénoncent cette attitude de mauvais perdant, qui consiste à broder le fait que des députés de la Majorité votent pour la Majorité, ce qui ne devrait pourtant pas poser problème, au contraire ! On ne comprend pas très bien pour quelles raisons un parlementaire votant pour son parti ou sa coalition devrait soulever une quelconque suspicion. Soupçonner de corruption des Députés AMP-PALU qui votent des candidats membres du Bureau AMP-PALU constitue en soi une preuve du dévoiement et de l’inconséquence politique dans lesquels on a essayé d’entraîner la représentation nationale. Manifestement, l’Honorable Mwamba ne détient aucune preuve donnant de la substance à ses accusations. Aussi, en a-t-il appelé à la mise en place d’une Commission d’enquête pour « rechercher des preuves » qu’il n’a pas ! Les deux rencontres du Président Joseph Kabila, Initiateur et Autorité Morale de la Coalition AMP-PALU avec les Députés de ladite Coalition ont été aussi montée en épingle par nos détracteurs et une certaine presse qui sert de caisse de résonance et qui les brandissement comme des « preuves » de corruption ! C’est insensé ! Dans toute démocratie, les rencontres entre le Chef d’une Majorité et ses élus sont des choses banales et ce sera désormais le cas chez nous comme en France pour l’UMP et le Président Sarkozy. L’AMP et le PALU ont défendu un programme anticorruption sur lequel ils ont reçu les suffrages. Nous exigeons de M. François Mwamba des preuves de ses allégations pour que soit sanctionné un tel comportement. Dans le cas contraire, nous n’hésiterons pas à saisir la Justice pour que la vérité soit rétablie et que justice faite. En attendant, l’AMP et le PALU saisiront le Comité des Sages de l’Assemblée Nationale pour statuer sur cet acte d’un Député de l’opposition contre ses collègues de la majorité.

Source : la Prosperité/Kinshasa 

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FAO : la précarité alimentaire en RDC exige des solutions urgentes, selon Jacques Diouf

faologoLe directeur général de la FAO est arrivé lundi à Kinshasa par le Beach Ngobila. Dans une première déclaration faite à la presse, Jacques Diouf a annoncé que la précarité de la sécurité alimentaire en RDC exige des solutions urgentes. Ces solutions feront l’objet des discussions entre lui et les autorités du pays pendant son séjour en RDC

« Comme vous le savez, la situation est assez précaire, elle exige des mesures préventives, elle exige un certain nombre d’actions immédiates que nous souhaiterions discuter avec les autorités », a notamment déclaré Jacques Diouf, ajoutant qu’il espérait en discuter, en plus du ministre de l’Agriculture et des Affaires étrangères qui l’ont accueilli, aussi avec le premier ministre et le président congolais.
Quelles sont les mesures urgentes préconise-t-il ?

« Vaut mieux ne pas anticiper, parce que nous allons les discuter lors des réunions techniques individuelles et des réunions conjointes avec les différents ministres techniques ou au ministère du Plan. », a-t-il répondu

Source : Okapi/Kinshasa

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Un avion de Mobutu dans un musée au Portugal

mobutu_09_01AirdcCe vendredi 24 avril 2009, pourtant, les Congolais vont se souvenir de Mobutu, né Joseph-Désiré, de manière bien particulière. Alors que la polémique ne s’est pas encore estompée sur ses avoirs financiers en Suisse, il nous revient, en effet, qu’un avion ayant appartenu au Maréchal dictateur va bientôt être exposé dans un musée au Portugal..
Selon une dépêche de l’AFP, un musée portugais a effectivement racheté, pour exposition d’ici la fin de l’année en cours, le cockpit et un réacteur d’un Boeing 707 ayant appartenu à l’ancien Président de l’ex-Zaïre. Alfredo Yann Araujo, adjoint au conservateur du musée dont question, a indiqué que l’avion «pourra être vu par un grand public à l’occasion d’un festival aérien» qui se tiendra du 1er au 5 juillet 2009 à Sindra, dans la périphérie de Lisbonne.
Cet avion - qui avait appartenu à la compagnie aérienne portugaise TAP avant d’être cédé au Zaïre dans les années 80 pour être, ensuite, transformé en avion présidentiel - avait effectué son dernier vol pour Lisbonne en 1991 en vue d’un entretien. Il est resté près de 15 ans à l’aéroport de la capitale portugaise, donc 15 ans durant, sans être réclamé par les autorités congolaises. Il deviendra alors propriété de l’ANA, société gestionnaire de l’aéroport de Lisbonne, en compensation des taxes de stationnement non payées.

MYSTERE AUTOUR D’UN AUTRE AVION DU MARECHAL

Le musée portugais est alors tombé sur une pièce prestigeuse, alors qu’il était à la recherche d’un modèle de Boeing 707. N’ayant pas les moyens d’acheter tout l’appareil, il s’est contenté d’acquérir le cockpit et un réacteur, les restes de l’avion ayant été vendus à un ferrailleur.
Triste fin, tout de même, pour un zinc aussi prestigieux, alors que des interrogations demeurent encore sur le mystère d’un autre avion qu’aurait possédé Mobutu en Suisse où il aurait été inscrit sous le nom de la compagnie genevoise Aeroleasing.
En 1997, en effet, quelques temps avant la chute puis la mort de l’unique Maréchal congolais, la sûreté suisse avait ouvert une enquête pour élucider la question, sur requête d’un Procureur général de Lubumbashi, Mukono Mumba, qui avait envoyé en juin 1997 une commission rogatoire pour faire bloquer les avoirs de Mobutu en Suisse.

Dans sa commission rogatoire, rapportait le journal «Tribune de Genève» dans son édition électronique du 24 juin 1997, le Procureur demandait, en effet, à ses collègues suisses "d'obtenir tous documents et renseignements utiles sur l'aéronef qui appartient ou appartenait à Mobutu Sese Seko sous le nom de la compagnie d'aviation suisse Aeroleasing, y compris quant à l'affectation du produit de la vente éventuelle de cet aéronef". Il s’agissait d’un Boeing 727 acheté en 1986 auprès de la compagnie genevoise qui reconnaissait les faits à l’époque, mais soulignait que l’avion n'était pas inscrit chez Aeroleasing. Cette compagnie était formelle pour affirmer que cet aéronef se trouvait à Kinshasa après le départ du Maréchal Mobutu.
Il reste, tout de même, que ce 24 avril est une date mémorable pour les Congolais. C’est ce jour, en effet, 19 ans plus tôt - soit le 24 avril 1990 - que le Zaïre d’alors renouait avec le pluralisme politique à la suite d’une décision du Maréchal Mobutu. Dans un discours mémorable à Nsele, antre du MPR-Parti Etat, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, décidait ainsi de «tenter» l’expérience démocratique au terme des consultations qu’il venait de mener à travers toute la République. De trois partis autorisés, les poussées démocratiques immédiates vont faire sauter le verrou pour en arriver au multipartisme intégral.
Et se lance alors la longue et tumultueuse histoire du processus démocratique en RDC qui sera sanctionné, en 2006, par la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes après l’adoption, une année plus tôt, de la Constitution par voie référendaire. Grande nouveauté pour ce Congo qui, depuis son indépendance, n’a jamais vécu pareil exercice démocratique

Source : Forum des As/Kinshasa

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