FMINeuf jours auront suffi, pour la délégation congolaise, à Washington, conduite par Athanase Matenda Kyelu, Ministre des Finances, de lever toutes les équivoques techniques avec les experts du Fonds Monétaire International, en vue de la conclusion d’un nouvel accord formel, dans le cadre du PEG II. Michel Lokola, le Ministre du Budget et Jean-Claude Masangu, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, en faisaient partie. Sans compter de nombreux experts de la présidence de la République et de la primature. A ce jour, la RD. Congo est tenue de boucler le cadrage macro-économique et de clôturer le plan de trésorerie pour compulser son dossier à soumettre, en juin prochain, à la réunion du Conseil d’Administration du FMI. L’espoir est toutefois permis même si les contrats chinois demeurent jusqu’à preuve du contraire, le talon d’Achille. Satisfaite, la délégation congolaise dépêchée au pays de l’Oncle Sam, plus précisément à Washington, est revenue à Kinshasa, ce week-end, avec une gerbe d’espoir d’en finir avec les derniers titillements du Fonds Monétaire International quant à la conclusion d’un nouvel accord formel, dans le cadre du PEG II. Matenda, Lokola et Masangu ont travaillé minutieusement afin de vider tous les obstacles techniques qui pouvaient encore, si besoin en était, bloquer la finalisation de cet accord formel. C’est une affaire close. C’en est donc fini, du côté technique. Deux petits détails restent : boucler le cadrage macro-économique et clôturer le plan de trésorerie, pour convaincre. L’échéance courant jusqu’au mois de juin est une brèche qui offre une certaine marge de manœuvres pour le réajustement et l’amélioration des équilibres économiques. La délégation Matenda aurait misé, semble-t-il, sur les dernières fluctuations sur le marché congolais, pour ramener les experts du FMI à comprendre que rien n’est figé. Tout passe, tout bouge et rien ne restera, en l’état. C’est le sens à donner, par conséquent, à l’appréciation du Franc Congolais face au roi dollar américain ; une appréciation, avec en apothéose, cette révision à la baisse du gap, au niveau du Trésor Public, qui est de passé, en moins d’une semaine, de 100 à 40 milliards de Francs Congolais. Ce serait, d’ailleurs, un argument de taille lors du Conseil d’Administration du FMI, en juin prochain, si jamais la courbe de cette réduction continuait à se renforcer. Des efforts, a-t-on appris, seront conjugués en ce sens, par le gouvernement Muzito, pour infléchir le scepticisme parfois inutile des experts du FMI. Après le Printemps de Washington, le lendemain, au regard de cette nouvelle donne, s’annonce meilleur. A tout prendre, l’on s’achemine vers une requalification réelle des rapports, en fonction de réalités du moment. La RD. Congo, à en croire Athanase Matenda, Chef de la forte délégation à Washington, normalisera sa situation vis-à-vis des institutions de Breton Woods, pourvu qu’une clause, la dernière, cette fois-là, soit, elle aussi, vidée. Il s’agit d’un facteur, loin de concepts techniques, loin de bornes tracées à Washington. C’est l’éternelle affaire de contrats chinois qui, selon les exigences du FMI, se devaient d’être clarifiés. Cette affaire, a-t-on appris, est toujours à la table de discussions. Elle constitue, du reste, le seul talon d’Achille. En haut lieu, la balle n’est-elle pas, aujourd’hui, dans le camp du gouvernement ? Doit-on continuer avec les chinois, en faisant fi de recommandations du FMI ? Ou bien, l’heure a-t-elle sonné de changer son fusil d’épaules ? C’est une question d’option et de choix. Que faire ? Le mystère est entier. Mais, toujours est-il que la bonne foi des parties est garantie. Ce qui fait dire à maints analystes que le dur est à venir. Toute la batterie d’arguments doit être carrément mobilisée, pour juin prochain. C’est aussi le moment de mettre les apprentis sorciers, loin des affaires sérieuses du pays. Discuter avec les experts du FMI et de la Banque Mondiale n’est pas un jeu d’enfants. Matenda, Michel Lokola, Masangu, Firmin Koto et Jean-Claude Nachega ne doivent pas s’arrêter à mi-chemin. Tout comme ils ne peuvent pas vendre la peau de l’ours, avant de l’avoir attrapé. A La Prospérité, c’est un cri. Préparez le dossier, dès maintenant !

Source : la Prosperité/Kinshasa